Le récap de la semaine – épisode 3

Comme chaque semaine, nous vous faisons un résumé des événements passés et à venir. Un condensé pour vous remettre à niveau si vous avez passé la semaine sur les plages ou au fond des bois.

Résultats de la semaine


Nos articles récapitulatifs de matchs

Classement provisoire


Actualisé après les matchs du 10/06/2024

Le match de la semaine


New York 82-75 Connecticut (08/06)

Duel au sommet entre les deux meilleures équipes de ce début de saison. Au coup d’envoi, Connecticut présentait encore un bilan immaculé mais le Liberty n’entendait pas laisser Connecticut prendre une avance déjà substantielle au classement. Déjà l’année dernière, nous avions vu que New York était une équipe qui posait de sérieux problèmes à ce Connecticut. Au vu de l’attaque, certes bien organisée, mais pas des plus prolifique, du Sun, ces dernières, pour gagner leurs matchs n’ont d’autre choix que d’essayer de contenir au maximum l’équipe adverse. Mais face à une attaque comme celle du Liberty, cela s’avère être une tâche ardue.

En face, Sandy Brondello aura fait un pari bien senti et qui se révélera payant : blinder défensivement la raquette et toute possibilité de pénétration – Jonquel aura été rayonnante – et laisser le secteur extérieur, Tyasha Harris en tête, tenter de punir de loin. Un choix défensif que les arrières du Sun n’auront pas réussi à faire payer. Cela nous rappellera finalement les limites du Sun version Curt Miller/Jasmine Thomas. Pas de quoi s’inquiéter outre mesure pour le Sun qui aura tout de même été dans le match tout du long mais certaines questions à résoudre en vue des futurs playoffs si Connecticut ne veut pas coincer au pied de la dernière marche comme cela a trop souvent été le cas par le passé.

La performance de la semaine


Caitlin Clark s’éclate face aux Mystics.

Au milieu de toutes les difficultés qui sont les siennes, et qui ont été tant et plus évoquées, et le foin médiatique généré autour d’elle, on oublie parfois de mentionner que Caitlin Clark fait une saison rookie d’un très haut niveau à titre individuel. Si elle a pu par moment être ciblée par les plus grosses défenses du pays, le hasard du calendrier permet parfois de rencontrer des équipes au profil plus abordable, comme c’est le cas des Mystics. Un bol d’air frais pour Caitlin qui posera la sympathique ligne de 30 points, 8 rebonds, 6 passes décisives et 4 interceptions, avec 7 tirs à 3 points mis. Au delà des 30 points, c’est probablement surtout la victoire que retiendra Caitlin. Une victoire qui fait du bien au bilan collectif du Fever, compliqué en ce début de saison.

Focus


Las Vegas dans le dur, Becky tape du poing sur la table

Chelsea Gray

A l’heure où nous écrivons ces lignes, les Las Vegas Aces sont à 5 victoires et 4 défaites . Surtout, elles viennent de subir 2 défaites d’affilée, quelque chose qui ne leur était arrivé qu’à 2 occasions depuis l’arrivée de Becky Hammon à leur tête. Pour rappel, la saison dernière, les Aces n’avaient subi que 6 défaites pour l’ensemble de la saison régulière. Les raisons de ces difficultés sont malheureusement assez évidentes. Avec l’absence de Chelsea Gray, et désormais de Jackie Young depuis le dernier match, la profondeur de l’effectif s’est réduite à peau de chagrin. Depuis son arrivée, on sait que Becky ouvre très peu son banc, et cette méthode aura permis de prendre deux titres en back to back. Mais il faut avouer également que, sur cette période, les Aces ont été globalement épargnées par les blessures (au moins jusqu’aux finales 2023). Avec ces absences majeures, il faut désormais trouver du relais au niveau du banc et c’est là que le bât blesse. Les apports de Megan Gustafson ou Sydney Colson s’avèrent bien insuffisants pour maintenir l’effectif à flots. C’est finalement la rookie Kate Martin qui s’en sort le mieux et apporte une contribution plus qu’honorable. Bien consciente de tout cela, Becky a sorti Tiffany Hayes de sa retraite pour amener une arme d’expérience, ancienne All-Star, au sein de son effectif. Son apport est intéressant mais il faut un peu de temps que la mayonnaise prenne correctement et c’est finalement assez normal.

Au milieu de tout cela, A’ja Wilson rayonne comme jamais et propose, à n’en pas douter, la saison la plus dominante de sa carrière à titre individuel. Avec 28.3 points par match, elle possède toute bonnement la meilleure moyenne au scoring de l’histoire, pour autant qu’elle puisse maintenir ce rythme tout au long de la saison (Il est à noter qu’avec 26,4 points/mach, Arike Ogunbowale dépasse également le record de Diana Taurasi en 2006 – 25,3. Et on sait que ces moyennes ont tendance à se lisser en cours de saison). Il faut dire qu’en l’absence de Chelsea et Jackie, A’ja est mise à contribution comme jamais (Son Usg% est actuellement de pratiquement 34%, le plus haut de sa carrière et la première saison au dessus des 30%). Si cela lui réussit grandement à titre individuel, on peut se demander l’effet que cela a sur ses coéquipières. Kelsey Plum, sensée être le premier relais d’A’ja vu les absences, est loin du rayonnement de sa saison 2022, voire même de sa saison dernière. Si son total au scoring est toujours aussi important, il se fait au détriment de ses pourcentages, en nette baisse. C’est dans ce contexte que viennent s’inscrire ces défaites.

Au delà de cet aspect, Becky Hammon n’a pas manqué de taper du poing sur la table en mettant sur le grill l’approche de son équipe dans la défaite face à Seattle :

Notre approche pue. Je ne peux pas insister plus sur à quel point ces équipes veulent nous battre. Nous avons eu une approche pleine d’autosatisfaction en croyant que nous allions pouvoir juste nous pointer et gagner le match.

Becky Hammon, conference de presse d’après match 8/06

On voit là poindre une difficulté que nous avions déjà mise en avant lors de notre preview des Aces avant le début de saison. Ce risque de lassitude inconsciente, cette difficulté à repuiser sans cesse de la motivation pour aller au combat soir après soir, ce que Phil Jackson appelait la mental fatness, en parlant des Bulls de Michael Jordan. Dans cette ligue ultra-compétitive, d’autant plus cette année où les lignes semblent s’être resserrées entre les favoris, les Aces n’auront que peu de victoires faciles. A fortiori en enchainant les blessées.

Pas d’inquiétude outre mesure toutefois. Jackie Young devrait être rapidement de retour, peut-être déjà le match prochain. Et le retour de Chelsea Gray n’est sans doute plus si hypothétique que ça. Elle vient d’être sélectionnée pour faire partie de la sélection de Team USA à Paris et on suppose donc que son état de santé a été questionné pour ce faire. On notera également que pas moins de 4 joueuses des Aces ont été sélectionnées pour aller aux JO. Il faudra donc composer avec la fatigue consécutive à cette compétition supplémentaire au calendrier. Néanmoins, au complet, et vu le niveau affiché par A’ja et Jackie ce début de saison, les Aces resteront un adversaire redoutable et un candidat de choix à sa propre succession. Il leur faut maintenant surmonter ce petit écueil pour revenir se placer à la place qui leur semblait promise en début de saison.

Le 5 majeur de la semaine


  1. Jewell Loyd (Storm) : A l’heure où nous écrivons ces lignes, Seattle est en 4e position au classement et vient de concéder une défaite après une série de 6 victoires d’affilée. La tête du projet et la meilleure marqueuse de cette équipes, c’est Jewell.
  2. Kayla McBride (Lynx) : Aux côtés de Napheesa Collier, Kaymac prouve soir après soir qu’elle est encore au sommet de sa carrière. Cette semaine, Kayla a shooté à 55% à 3 points en en prenant presque 10 par match. Injouable.
  3. DeWanna Bonner (Sun) : En parlant de pourcentages indécents, DeWanna Bonner dépasse elle-aussi les 50% à 3 points cette semaine. Si par le passé, sa sélection de tir a pu être par moment curieuse, elle est pour le moment parfaitement propre et excellente dans son rôle de scoreuse au sein de cet effectif du Sun qui en a besoin.
  4. Dearica Hamby (Sparks) : Franchise player par défaut de ce jeune effectif des Sparks, cela faisait plusieurs semaines que Dearica apparaissait en mention de notre 5 de la semaine. Avec cette fois quelques victoires au marquoir, ce n’est que justice de la voir y apparaitre en bonne et due forme.
  5. Jonquel Jones (Liberty) : Voir “MVP de la semaine”

Mentions honorables : Betnijah Laney (Liberty), A’ja Wilson (Aces), Kahleah Copper (Mercury), Aaliyah Edwards (Mystics)

MVP de la semaine


MVP de la semaine

Jonquel Jones

Que se passe-t-il lorsqu’on se souvient que l’on a dans ses rangs une des meilleures intérieures de la ligue et qu’on décide de la nourrir ? Et bien on gagne des matchs, et avec la manière.

Ce n’est pas un secret, l’arrivée de Jonquel au Liberty nous aura dans un premier temps excité, avant que l’ajout de Breanna Stewart et Courtney Vandersloot ne nous fasse demander à quelle sauce allait être mangée Jonquel dans cette équation. Après la saison 2023, le constat était sans équivoque. Jonquel avait été assez clairement la sacrifiée du plan de jeu du Liberty, se contentant des miettes offensives laissées par ses camarades. Et nous ne pouvions que déplorer cet état de fait. Cependant, en resignant à New York cet hiver, il n’était plus question de trouver des excuses à Jonquel. Après tout, elle avait choisi sa situation en connaissance de cause.

Et cette année, la donne semble avoir changé. Sandy Brondello a décidé de tester de nouvelles idées (à moins qu’elle n’ait enfin réussi à imposer les siennes, mais c’est un autre débat). Toujours est-il qu’on voit une Jonquel rayonner comme jamais depuis son arrivée dans la grosse pomme.

Intraitable en défense, solide en attaque, Jonquel est cette année utilisée pour ce qu’elle sait faire et cela, entre autres, aura permis à New York de présenter un bilan immaculé de 4 victoire pour 0 défaite cette semaine, tout en ayant brisé la série d’invincibilité du Sun, l’ancienne équipe de la Mother of Dragons.

Le match à ne pas manquer


New York @ Las Vegas, samedi 15 juin à 21h

Remake des dernières finales (et de la dernière finale de la Commisionner’s Cup), c’est une rivalité assez jeune mais bien présente qui existe entre ces deux effectifs impressionnants. New York aura a coeur de profiter des faiblesses récentes de Vegas pour montrer qu’elle a dépassé la défaite de l’année dernière tandis que Vegas voudra remonter la pente de ses dernières difficultés et conserver son avantage psychologique sur le Liberty. Le tout à heure européenne. Que demander de plus ?


C’en est déjà tout pour ce récap. Rendez-vous mardi prochain pour en débriefer le prochain volet.

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