fbpx

Napheesa ou Arike ? Les débats sont plus que jamais ouverts

Swish Swish vous a proposé, il y a un mois, un point sur les rookies de la cuvée 2019. Nous étions le 07/08/19 et Florian, Jérôme et moi-même étions unanimes : Napheesa Collier, la rookie des Minnesota Lynx, était clairement la mieux placée pour repartir avec le trophée tant convoité de Rookie de l’année. Est-ce qu’Arike Ogunbowale nous lit ? L’a-t-on vexée ? Toujours est-il que depuis, elle a sorti la très, très grosse artillerie pour essayer de nous prouver que nous avions tort…

Il faut dire qu’en WNBA, une saison ne dure que 4 mois. Et ça fait 1 mois qu’Arike enchaine des performances plutôt incroyables. Rien que pour août, elle est tout simplement la meilleure marqueuse de la WNBA avec une moyenne de 24.4 points. Elle est ainsi 3ème au classement général actuel, derrière Brittney Griner et Elena Delle Donne, excusez du peu.

Offensivement, la rookie de Dallas est une machine à scorer incroyable. Ses premiers mois dans la ligue ont été marqués par énormément de choses tentées mais très peu de réussite. Et en août, la machine s’est mise en route avec une adresse qui a fortement augmenté, en corrélation d’ailleurs avec le nombre d’assists, lui aussi en nette amélioration. Soyons clair, elle joue mieux, beaucoup mieux. Individuellement et en équipe.

Son équipe, parlons-en justement. Malheureusement, les Dallas Wings vivent une saison difficile : 10èmes de la ligue et non sélectionnés pour les playoffs. Et les points d’Arike n’ont malheureusement rien pu y faire. Ses détracteurs mettent donc en avant le fait que le basket est un sport d’équipe et que des performances individuelles, si elles n’aident pas le collectif, sont belles mais vaines. Mais les mêmes se rappellent-ils que Diana Taurasi, en 2004, était dans la même configuration : top scoreuse avec une moyenne de 17 points mais équipe non qualifiée pour les playoffs. Elle avait remporté le trophée. Ne comparons pas Diana Taurasi et Arike Ogunbowale mais on ne peut nier une similitude dans le pattern.

C’est un peu le profil contraire pour Napheesa Collier : plus régulière et performante depuis son premier match, elle présente un profil beaucoup plus complet : points, rebonds, assists, contres, elle remplit très régulièrement toutes les colonnes de la feuille de statistiques. La saison de son équipe est également positive compte tenu des absences et blessures de l’effectif : les Lynx sont actuellement 7ème. Enfin, preuve du succès de Napheesa pour ses débuts, elle a été sélectionnée pour le All Star Game suite à la blessure d’A’ja Wilson. Bref, Naphessa est sans doute moins bling bling mais tout aussi efficace qu’Arike.

La question à se poser, finalement, est de savoir ce que représente ce trophée. Impossible de trouver, sur le site de la WNBA, une définition claire de ce qui constituerait l’essence du titre de rookie of the year. Est-ce qu’on parle des performances individuelles d’une joueuse ? Ou de son apport dans l’équipe ? Privilégie-t-on la régularité ou la progression ?

Selon les réponses, vous aurez votre rookie de l’année. Et aucune des décisions ne sera mauvaise ou le choix usurpé. Dans le basket, comme dans tout, il y a des tendances et des préférences. Quelle sera celle de l’année 2019 en terme de rookie ? Nous le saurons bientôt. Mais le choix ne sera pas aussi facile que prévu, pour notre plus grand plaisir 🤩



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *