Les Castors de Braine et la WNBA : petits mais costauds !

Cette saison, le club de Braine l’Alleud est l’unique représentant de la Belgique en Euroleague. Avec un budget 30 fois inférieur à celui d’une équipe comme Ekaterinburg, les Castors de Braine ont pourtant réussi à rester au sein de la plus prestigieuse compétition européenne 4 années sur 5 depuis la saison 2015-16 où les Castors ont fait leurs premiers pas parmi l’élite.

Au niveau du budget du club belge, le contrat de Brittney Griner à Ekaterinburg est équivalent à l’enveloppe totale que possède les Brainoises en Euroleague. Assez logiquement, on ne trouvera donc pas dans les rangs des Castors autant d’All Stars que dans certains clubs russes. Pour autant, plusieurs joueuses de WNBA ont porté la tenue bleue et jaune de Braine lors des dernières années.

On n’est jamais mieux servi que par soi-même

Avant d’aller chercher à l’étranger des joueuses pour compléter l’effectif, le management des Castors a toujours privilégié la formation et les joueuses belges. On ne compte évidemment pas le nombre de Belgian Cats qui sont passées par les Castors. En voici quelques unes, la liste étant non-exhaustive : Julie Allemand, Marjorie Carpréaux, Kyara Linskens, Antonia Delaere, … et puis, 2 championnes WNBA : Ann Wauters et Kim Mestdagh.

En novembre 2015, grosse sensation à Braine : Ann Wauters, alors à Villeneuve d’Ascq, rejoint les Castors sous l’impulsion de Marc Coucke. Elle y reste jusqu’à la fin de la 1ère campagne d’Euroleague des Castors (5V-9D), en février. Elle est alors prêtée à Galatasaray mais revient en Belgique fin avril pour aider ses coéquipières à remporter le championnat belge face à Namur. Une fois la saison terminée à Braine, Ann s’envole alors pour Los Angeles où elle gagnera le titre WNBA avec les Sparks. Un passage éclair, certes, mais qui aura permis de montrer que Braine visait haut et comptait bien se donner les moyens de ses ambitions.

Kim Mestdagh, championne WNBA 2019 avec les Washington Mystics, a quant à elle été Brainoise de 2013 à 2015 avant de partir aux Flammes Carolo. A cette époque, les Castors évoluaient en Eurocup et Kim apportait un apport non négligeable avec 14,8 points de moyenne, 3,6 rebonds et 2,6 passes décisives de moyenne. Durant ces 2 saisons, Braine a réussi le doublé Coupe/Championnat. Bref, un passage réussi pour Kim !

D’Olajuwon à Samuelson

La première joueuses de WNBA non-belge a avoir rejoint les Castors n’est autre qu’Abi Olajuwon, fille de la légende des Houston Rockets Hakeem “The Dream” Olajuwon. Draftée par le Sky de Chicago en 2010, elle jouera ensuite au Shock de Tulsa avant d’entamer une courte carrière en Europe. C’est dans ce cadre qu’en février 2012, elle rejoint les Castors pour la fin de la saison.

Entre 2014 et 2016, une autre américaine débarque à Braine, il s’agit de Sidney Spencer. Coéquipière de Candace Parker à l’université de Tennesee, elle évolue, entre 2007 et 2011, au sein des Los Angeles Sparks, des New York Liberty et des Phoenix Mecury. Elle fera un passage apprécié au sein des Castors durant ces 2 saisons.

Pour la saison 2016-17, c’est une rookie de WNBA, Kahleah Copper, qui rejoint les Castors. En provenance des Washington Mystics, elle aide Braine a réussir un nouveau doublé championnat/coupe et s’octroie même le titre de MVP de la finale de coupe. Elle évolue actuellement, et depuis 2017, au sein du Sky de Chicago.

© fiba.basketball

Durant l’exercice 2018-19, 2 joueuses ayant évolué en WNBA comptaient parmi l’effectif de Braine : Ruth Hamblin et Karlie Samuelson.

Ruth Hamblin, la Canadienne, a en effet été draftée en 2016 par les Dallas Wings et y jouera une saison. A Braine, elle est malheureusement rapidement sur la touche à cause d’une blessure au dos et on la verra donc peu sur le terrain. En 2019, elle est invitée au camp d’entraînement des Las Vegas Aces mais l’expérience n’est pas concluante.

Karlie Samuelson, quant à elle, a évolué au sein des Los Angeles Sparks en 2018. Elle s’engage avec les Castors pour l’exercice 2018-19 mais quitte le club après son élimination en Euroleague, en février. Elle est en effet invitée au camp d’entrainement des Sparks mais n’est pas conservée dans l’effectif. Ce sont les Dallas Wings qui feront appel à elle plus tard dans la saison. Elle a d’ailleurs resigné avec le club texan pour la saison 2020 où elle jouera avec sa soeur Katie Lou, fraichement transférée de Chicago.

© fiba.basketball

Et on continue de former le futur à Braine…

Une des priorités, à Braine, est la formation des jeunes. Les Castors mettent donc un point d’honneur à intégrer les jeunes tant au niveau des entrainements que des rencontres de D1 et même de l’Euroleague.

Plusieurs espoirs du club sont présents lors des matchs à domicile et le club leur a également permis de vivre de l’intérieur un déplacement européen à Bourges en janvier dernier. Pour autant, le club brainois est très attentif à ce que l’aspect scolaire de ses jeunes joueuses ne soient pas mis en péril.

Delphine Muylaert, Nina Epis et Sarah Matthys ont toutes des horaires aménagés pour pouvoir évoluer au plus haut niveau tout en continuant à suivre leurs études en parallèle.

Maxuella Lisowa Mbaka, qui est déjà pro à part entière et fraichement sélectionnée au sein des Belgian Cats, poursuit également ses études en E-Learning afin d’obtenir son diplôme via le Jury Central.

Avec toujours le regard tourné vers le futur, Tess Kapenga, 18 ans, espoir du basket féminin belge, rejoindra le club la saison prochaine en provenance des Kortrijk Spurs.

Un savant mélange de formation, de savoir-faire local saupoudré d’un recrutement intelligent, voilà la recette qui permet à Braine de continuer à tutoyer l’élite du basket féminin européen.


Merci à Yvan Slangen, secrétaire des Royal Castors Braine, pour son aide dans la rédaction de cet article.



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