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Kim, tout pour la team !

A 29 ans, Kim Mestdagh a rejoint les rangs de la WNBA en mai dernier, devenant ainsi la 4ème belge à fouler les parquets américains. La suite de l’histoire, on la connait tous… Kim est donc rentrée dimanche en Belgique avec une bague au doigt et une expérience engrangée inestimable.

Lors de son arrivée dans la capitale américaine fin mai, en provenance directe du club turc de Cukurova, pas de répit ni de repos pour Kim qui vient à peine de terminer une finale en 4 manches contre le Fenerbahçe. Tout comme Emma Meesseman, elle arrive donc après le camp d’entraînement et se retrouve jetée dans le grand bain tout de suite. 3 matchs joués, 3 points marqués dans chacun et voilà Kim repartie pour porter les couleurs des Belgian Cats lors du Championnat d’Europe. Elle brille en Serbie avec une moyenne de presque 15 points, 7 rebonds et 3 passes décisives. Elle est d’ailleurs la 5ème meilleure marqueuse de ce championnat. Le duo Meesseman/Mestdagh, c’est du solide !

De retour à Washington pour la fête nationale belge, la suite de l’aventure américaine de Kim est limitée par un temps de jeu réduit. Coach Thibault, s’il voulait Kim depuis longtemps dans son équipe, est assez frileux quant au fait de modifier un effectif qui tourne plutôt très bien.

Les Mystics ont également de la chance au niveau des blessures, ce qui n’arrange pas le temps de jeu de Kim, paradoxalement. A l’exception de la rookie Kiara Leslie, absente durant tout la saison, et de Kristi Toliver, sur la touche presque tout le mois d’août pour des problèmes de genou, l’effectif de Washington se porte bien. Quand on pense à des équipes comme Los Angeles ou Phoenix qui ont parfois lutté pour avoir assez de joueuses en tenue lors des matchs, on réalise le luxe qu’ont connu les Mystics durant la saison régulière.

© Lorie Shaull

Mais forcément, les places sur le terrain sont chères et malgré des apparitions réussies, Kim n’a souvent droit qu’au garbage time. Un choix du coach parfois difficile à comprendre pour qui a vu Kim sous le maillot national mais c’est la dure loi du sport de haut niveau. La WNBA ne compte que 144 joueuses d’élite. Être sur le banc en WNBA est déjà une réussite en soi, encore plus pour une joueuse européenne. Le fait d’évoluer dans une équipe de Washington qui joue le haut du tableau est une arme à double tranchant : Kim est entourée des meilleures mais forcément, c’est d’autant plus difficile de grappiller des minutes de jeu dans ce contexte.

Certaines joueuses auraient pu être frustrées, baisser les bras ou participer de loin à la suite de l’aventure. Pas Kim. Le basket est un sport collectif et l’ailière belge est parfaitement intégrée à l’équipe. Washington est une équipe de snipeuses et Kim y a largement sa place.

Si le temps de jeu de Kim n’augmentera pas durant le reste de la saison, faute d’avoir pu faire ses preuves, elle ne passe pas pour autant inaperçue. Toujours la première à encourager ses coéquipières, à les motiver, elle n’a finalement rien d’une rookie dans son attitude. Si elle n’a pas participé à la conquête du titre lors des matchs officiels, elle était de tous les entrainements, de tous les briefings, de toutes les séances de shoot. Une équipe n’avance pas seule, le basket n’est pas qu’une somme d’individualités : les Washington Mystics ont gagné le titre. Kim a gagné le titre et c’est une fierté incroyable pour le basket belge.

Proficiat Kim 🙌



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