Marine Johannès reste à New York, en voilà une bonne nouvelle !

On se demandait si Marine Johannès n’allait pas se dire qu’un peu de repos serait judicieux en cette année olympique et que la WNBA pouvait attendre. C’était sous-estimer l’ambition et le rêve de l’arrière française de continuer son ascension outre-Atlantique. Les New York Liberty ont annoncé lundi que la joueuse de l’ASVEL, qui était free agent cet hiver, avait signé un contrat “sur plusieurs années” avec la franchise de Big Apple.

On ne va pas se mentir, c’est une excellente nouvelle pour nous et pour la fanbase francophone en général. Il aurait été extrêmement frustrant que Marine ne donne pas suite à l’aventure après une saison rookie très prometteuse. Si New York a connu des résultats assez logiquement médiocres en 2019 (deuxième plus mauvais bilan de la ligue ex-aequo), la Normande a pu déployer son style de jeu flashy, séduire le public et montrer que les doutes autour de son gabarit plus léger que la moyenne n’étaient pas plus justifiés que ça. En sortie de banc et sur 19 matches, Johannès a donné des signes suffisamment positifs à la direction pour que le nouvel homme fort Walt Hopkins ait envie de l’inclure dans ses projets immédiats. Voilà ce que disait l’intéressé au sujet de Marine Johannès lors de sa conférence de presse de présentation.

Marine Johannès est sans aucun doute l’une des joueuses les plus sous-estimées en WNBA. Son talent lui permet de faire des choses incroyables avec le ballon, de délivrer des passes irréelles et de shooter du milieu de terrain sans problème. Marine est une joueuse très spéciale. Mon objectif sera avant tout de développer les aspects où elle excelle d’une manière dont elle ne les a pas encore travaillés”, avait expliqué le head coach dans des propos traduits par nos amis de @WNBAFrance.

Le moment est plutôt bien choisi pour s’inscrire dans la durée à New York, comme on vous l’expliquait dans notre analyse des chantiers qui s’offraient à Hopkins au moment de sa nomination. La très probable Draft de Sabrina Ionescu, un talent que l’on imagine majeur en WNBA pour bien des années, est de bon augure et les Liberty devraient pouvoir construire quelque chose de solide autour d’elle. Si en plus Tina Charles décidait de rester plutôt que de tenter d’aller chercher sa première bague ailleurs, New York pourrait se montrer ambitieux plus tôt que prévu.

Sur le secteur arrière, Marine Johannès a certes perdu sa compatriote Bria Hartley, partie à Phoenix sur un contrat juteux, mais Layshia Clarendon, débarquée en provenance de Connecticut, n’est pas la première venue et l’ancienne All-Star (2017) apportera une expérience bienvenue au collectif new yorkais. Le secteur arrière sera un peu embouteillé puisque Asia Durr, n°2 de la Draft 2019 espérera elle aussi glaner des minutes. Mais abondance de bien ne nuit pas et la polyvalence des joueuses présentes, Marine Johannès en particulier, offre des options intéressantes à Walt Hopkins, pour peu que l’effectif reste en l’état jusqu’à la reprise.

C’est peut-être aller un peu vite en besogne, mais on sent qu’il se passe quelque chose à New York, où les Liberty devraient faire partie des équipes les plus intéressantes à suivre lors de la saison 2020.



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