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[W]NBA 2K20 : verdict

Fans de WNBA, nous l’avons attendu avec impatience et voilà sans doute plus d’une semaine que nous y jouons. Oui, nous parlons bien de NBA 2K20 qui a eu la bonne idée d’intégrer les équipes WNBA.

Ravi(e)s de cette initiative, les gamers et gameuses fans de la licence de 2K Sports et de la WNBA que nous sommes étions excités à l’idée de cette association. Il faut dire que sur le papier, nous avions de quoi être séduits. NBA 2K étant réputé pour son gameplay réaliste et ses graphismes assez léchés, il était normal de penser que nous pourrions profiter d’un jeu au top ! D’ailleurs, le dernier trailer du jeu consacré à la WNBA avait vraiment de quoi nous donner l’eau à la bouche. Les développeurs laissaient entendre qu’ils avaient mis le paquet et consentis de nombreux efforts pour nous offrir la meilleure expérience de jeu possible avec nos joueuses WNBA préférées.

Finalement, qu’en est-il de ces belles promesses ? Le jeu est-il à la hauteur de nos espérances ? L’expérience est-elle crédible et surtout amusante ? Verdict dans quelques lignes…


Let’s go on the court

A peine le jeu lancé, pas le temps de niaiser. Je pars sur une partie rapide avec le mode “Jouer en WNBA”. Sans surprise, je décide de prendre les Aces de Las Vegas, qui l’eut cru.

Le test du jeu a été effectué sur la version PC


Les écrans de sélection sont plutôt sympa, de même que le choix et la personnalisation des tenues qui est un petit ajout esthétique sympa. Cependant, je ne m’attarde pas là dessus. Ce que je veux, c’est planter avec Kayla McBride, A’ja Wilson et compagnie !


Du nouveau au micro

Première surprise et semi-déception avant même de prendre en main le gameplay : les commentaires. Ce n’est pas Kevin Harlan et sa troupe qui commentent les matchs et je trouve ça très bien. C’est toujours cool d’entendre un nouveau duo de commentateurs. Seulement, je suis un peu déçu par l’absence d’une voix féminine au micro d’autant que Doris Burke intervient pour les matchs NBA. Néanmoins, je dois avouer que la déception se dissipe au fur et à mesure, notamment lorsque j’entends la pertinence des commentaires, les anecdotes et l’avis des commentateurs sur les joueuses et leurs points forts. Je trouve ça vraiment bien foutu. D’ailleurs, sans vous spoiler, il y a une petite discussion fort sympathique entre les deux larrons autour du logo WNBA. Cette approche des commentaires est finalement un bon point pour l’immersion.


Sur le parquet

Nous entrons maintenant dans le vif du sujet… Prend-on du plaisir à jouer les équipes WNBA ? Le gameplay est-il à la hauteur ? Sans tourner autour du pot, oui et encore oui. Je suis impressionné par la façon dont 2K a réussi à retranscrire les animations du basket féminin là où NBA Live avait du mal. En effet, ici les sensations de jeu sont bien différentes entre la WNBA et la NBA mais aussi entre les joueuses elles-mêmes : Jonquel Jones n’aura par exemple pas la même mobilité que Liz Cambage.


Dans les animations vraiment réussies, on peut citer les shoots, qui m’ont fait forte impression. Assez réalistes, certaines joueuses ont même l’honneur d’avoir leur mécanique de tir reproduite fidèlement, notamment Candace Parker, Kayla McBride ou encore A’ja Wilson. Cela dit, je n’ai pas testé toutes les équipes et il y a sûrement d’autres joueuses pour venir étoffer cette liste. Les systèmes de jeu variés font que peu importe votre façon de jouer, vous prendrez forcément du plaisir.

Par exemple, le jeu à l’intérieur est vraiment bien retranscrit. Néanmoins, dès lors que vous prenez l’habitude de jouer à l’intérieur, les défenses adverses viennent rapidement faire la prise à deux et il est plus délicat de s’en sortir. Plutôt bien gérées, les collisions dans la raquette peuvent aussi se révéler frustrantes à certains égards.


Si vous êtes plutôt à l’aise sur les contre-attaques ou le jeu en transition, c’est tout à fait possible. Certaines joueuses, de par leur capacité d’accélération et leur qualité de passes, feront que vous pourrez lancer les contre-attaques et scorer en transition. Celles et ceux qui préfèrent éliminer leur défenseure, pas de souci. En écrivant cela, je pense à cette action que j’ai réalisée avec Marine Johannès, un petit step-back suivi d’un shoot à trois points : ficelle, plutôt réaliste non ? J’avoue avoir eu sans doute pas mal de chance. En attaque placée, c’est aussi très efficace. Un pick & pop VanderslootDolson peut facilement s’avérer létal. Côté défense, il faut rester concentré et bien museler votre adversaire directe car au moindre errement, l’IA profite de l’espace pour marquer un panier facile.


Les graphismes

Un seul mot : impressionnant ! De très nombreuses joueuses sont modélisées avec une ressemblance déconcertante. Je pense que beaucoup d’entre elles ont eu le droit à une session de motion capture dans le studio PixelGun de 2K. D’autres sont simplement passées entre les mains des développeurs et de leurs ordinateurs. Quoiqu’il en soit et peu importe la méthode de modélisation, les résultats sont bluffants jusque dans les détails. Pour cela, il suffit de voir les multiples tatouages reproduits fidèlement sur de nombreuses joueuses. Petite déception pour les francophones, Marine Johannès et Bria Hartley ont un visage générique. Seules Kim Mestdagh et Emma Meesseman s’en sortent à peu près bien. Visuellement, les parquets claquent bien aussi !

La Belgique représente. Coucou Stéphanie !


Le mode saison

Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, 2K Sports annonçait avant la sortie du jeu la possibilité de faire une saison WNBA. Le mode parfait pour décrocher le titre avec son équipe préférée. Ce mode permet, en plus de jouer un calendrier complet, de gérer son effectif avec les rotations mais aussi les systèmes de jeu à mettre en place tout au long de la saison. Ce mode est très bien pensé puisque vous pouvez même signer des joueuses libres dans le cadre de la Hardship Exception, soit si quatre de vos joueuses ou plus sont blessées. La plupart de ces joueuses sont générées automatiquement mais on retrouve également dans le lot de vraies joueuses ayant évolué en WNBA et actuellement sans contrat. Il y a également plein de petites features sympas que vous pourrez découvrir en parcourant les menus.

Si ce mode est un réel atout pour savourer l’expérience WNBA, je trouve qu’il n’en n’est pas moins frustrant quand au bout d’une saison, on nous dit que c’est fini et qu’il faut revenir au menu principal du jeu. Il est donc impossible de construire une dynastie en faisant des transferts, des drafts etc. Peut-être qu’à l’avenir ce sera possible, c’est tout ce que l’on peut espérer !


Du tout bon ?

Globalement oui, j’ai pris énormément de plaisir à jouer avec mes Aces mais aussi d’autres équipes. Cependant, ce serait mentir que de dire que tout est parfait. Il y a certain aspects qui peuvent gâcher quelque peu l’immersion, comme les coachs. Si ceux-ci sont modélisés côté NBA, ce n’est pas le cas pour la WNBA. Il n y a d’ailleurs aucune femme sur les bancs ce qui est assez étrange. Même si cela peut être considéré comme un détail, je trouve que ça gâche un peu l’expérience de jeu et ce côté réaliste que 2K voulait donner à son mode WNBA. Pas de mascottes non plus pour animer les temps-morts. En bref, j’ai noté l’absence de détails qui peuvent sembler secondaires mais qu’un(e) fan de WNBA remarquera sans problème.


En conclusion

Pari réussi pour 2K Sports qui nous offre avec ce NBA 2K20 une nouvelle expérience de jeu à part entière. Il aurait été difficile de demander mieux pour un premier essai. Je pense que tous les fans de WNBA seront comblés. Bien sûr il y a quelques points à améliorer et je pense que les développeurs tenteront le faire dans NBA 2K21 car après tout ce travail, on peut penser légitimement que la WNBA reviendra dans les prochains opus.

En bref, si vous cherchez une occupation entre deux matchs de play-offs, vous pouvez foncer sur NBA 2K20 sans problème !


Bonus

Tout jeu vidéo a son lot de trucs complètement WTF. NBA 2K20 n’échappe pas à la règle avec ce dunk de Arike Ogunbowale. Vous remarquerez aussi que le joueur a intégré la rookie des Wings de Dallas dans l’effectif du Indiana Fever



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