La free agency bat son plein et c’est dans ce contexte que la Draft WNBA 2026 s’annonce déjà ! A l’approche du jour J (dans la nuit de lundi à mardi), la rédaction de Swish Swish s’est mouillée pour vous livrer, comme chaque année, notre Mock Draft. A nouveau, c’est un cocktail entre ce que l’on pense qu’il va se produire et ce que l’on ferait avec les picks en question à la place des GM de la ligue.
1 – Azzi Fudd (arrière, Dallas)
Avec l’arrivée de deux intérieures, dont le DPoY en titre, Alanna Smith, le choix des Wings pour ce 1st pick s’est éclairci. Azzi Fudd en #1, ça nous semble une évidence depuis pas mal de temps, mais il fallait quand même attendre de voir les besoins immédiats de Dallas dans la raquette. Ils ont été comblés et il serait très surprenant de voir Curt Miller manquer l’opportunité de satisfaire Paige Bueckers en sélectionnant son binôme de UConn, qui s’avère être une shooteuse exceptionnelle, une joueuse défensive très solide et un talent global suffisamment important pour en faire la première appelée par Cathy Engelbert.
2 – Awa Fam (intérieure, Minnesota)
Le potentiel est immense, probablement le plus élevé de cette cuvée chez les intérieures. Mobilité, envergure, protection du cercle, flashes offensifs… Minnesota peut prendre le temps de développer pour ce qui s’annonce comme une saison de transition avec Napheesa Collier absente plusieurs mois, des départs via la free agency et peu d’arrivées. Bonne nouvelle, Awa est déjà expérimentée chez les pros et en sélection, donc il ne faudra pas attendre trop longtemps, où qu’elle atterrisse, pour la voir être impactante en WNBA.
3 – Olivia Miles (arrière, Seattle)
Sa cote est remontée récemment, notamment dans certaines mocks US. C’est une playmaker de très haut niveau, avec une qualité de passe qui touche parfois au sublime, mais avec encore des limites sévères en termes d’efficacité offensive. Seattle est un bon contexte, avec moins de pression immédiate et un groupe plus jeune. Dans une équipe qui lui demanderait trop, trop vite, ça pourrait être plus compliqué. En gros, on ne la voit pas être n°1 d’une équipe, surtout à court terme.
4 – Lauren Betts (intérieure, Washington)
Elle pourrait très bien partir plus haut, y compris en 2. Championne NCAA avec UCLA, elle sort d’une grosse saison. Ici, le fit avec Washington est logique : un vrai point d’ancrage intérieur, de la taille, de la dissuasion. Les Mystics seraient ravies de pouvoir la récupérer et poursuivre leur reconstruction avec elle. Le plafond défensif de Lauren est très élevé, avec des progrès à faire en attaque pour exister au plus haut niveau, mais elle a déjà de très bonnes mains et un sens de la passe qu’on ne voit pas si souvent chez les jeunes intérieures.
5 – Kiki Rice (arrière, Chicago)
Elle aussi sort d’un titre NCAA avec UCLA et tout le monde a pu voir ses compétences, elle qui était arrivée en Californie avec une grosse hype à sa sortie du lycée. Kiki est une meneuse solide, physique et capable de gérer une attaque. Pas forcément la plus spectaculaire, mais très fiable. Pour Chicago, c’est une base cohérente pour structurer le backcourt et, depuis que l’on sait que Skylar Diggins-Smith débarque en ville, lui adjoindre une apprentie de grande qualité.
6 – Iyana Martín (arrière, Toronto)
Probablement la meilleure jeune meneuse européenne actuelle. Création, personnalité, maîtrise déjà impressionnante… Iyana Martin déclencherait sans doute plus d’enthousiasme si elle n’était pas espagnole et avait quelques centimètres de plus. Pour Toronto, c’est un pari très excitant pour lancer la franchise, avec une fille que l’on imagine en capacité de mener l’Espagne vers les sommets à l’avenir.
7 – Flau’Jae Johnson (ailière, Portland)
Profil à fort potentiel et énorme visibilité. Flau’Jae est une scoreuse avec de l’impact physique, mais est aussi vraie personnalité médiatique. Portland miserait à la fois sur le talent et sur une joueuse capable de créer du buzz autour de la franchise. Elle a aussi un pédigrée de championne avec le titre décroché pour LSU sous les ordres de Kim Mulkey.
8 – Gabriela Jaquez (ailière, Golden State)
Polyvalente, intelligente, capable de s’adapter à un rôle. Dans un collectif, elle trouve vite sa place. Avec une coach comme Natalie Nakase, attachée à la défense et aux joueuses disciplinées, le fit est assez naturel.
9 – Ta’Niya Latson (arrière, Washington)
Scoreuse naturelle, très agressive. Elle apporte du punch offensif immédiat. Reste à voir l’efficacité et la sélection de tirs, mais dans une équipe qui a besoin de création, ça fait sens.
10 – Raven Johnson (arrière, Indiana)
Profil complémentaire parfait. Raven apporte de la défense, de l’activité et une capacité de gestion qu’elle a développée avec South Carolina, où elle a remporté deux titres NCAA. Elle pourrait être une excellente backup de Caitlin Clark : une alternance intéressante avec un profil beaucoup plus défensif et moins porté sur le scoring.
11 – Frida Bühner (intérieure, Washington)
Une joueuse allemande avec des qualités techniques intéressantes pour sa taille. C’est un pick de développement, mais avec un vrai potentiel si elle progresse dans la constance.
12 – Nell Angloma (ailière, Connecticut)
On voit la Française partir un peu plus bas que dans certaines projections, mais le contexte joue. Avec Rachid Meziane encore en place, ajouter une Française avec Leila Lacan n’a rien d’illogique. Nell a un profil athlétique et polyvalent, facile à intégrer.
13 – Gianna Kneepkens (ailière, Atlanta)
Une shooteuse fiable, exactement ce qui manque à Atlanta. Elle peut écarter le jeu et contribuer rapidement sans monopoliser le ballon. Elle vient, elle aussi, de fêter son premier titre NCAA avec UCLA, une fac qu’elle a rejoint cette année après avoir fait les beaux jours d’Utah.
14 – Charlisse Leger-Walker (arrière, Seattle)
La Néo-Zélandaise est une joueuse expérimentée, qui aura bientôt 25 ans. Ce n’est plus vraiment un projet, mais un profil prêt à jouer. Lecture du jeu, propreté, polyvalence extérieure : Seattle sécuriserait une rotation fiable et une championne NCAA 2026 avec UCLA, une de plus.
15 – Serah Williams (intérieure, Connecticut)
Le lien avec UConn peut compter. Avec Aaliyah Edwards, Tina Charles ou Olivia Nelson-Ododa, toutes d’anciennes Huskies, l’intégration peut être facilitée. Elle apportera présence intérieure et rebond en bout de banc.
Stéphane LAIR
Merci pour cette Mock Draft.
Petite coquille pour le 14 choix, Charlisse Leger-Walker n’est pas championne WNBA 2026 (sinon bravo pour la prédiction de fou :)) mais championne NCAA