Jour 1 de la Free Agency

Après des semaines d’attente et de stress autour des discussions autour du nouveau CBA, c’est officiellement aujourd’hui que s’ouvre la Free Agency WNBA 2026. Une Free Agency raccourcie puisque la draft aura déjà lieu ce lundi et que moins d’un mois s’écoulera avant le début officiel de la saison le 08 mai.

Après quelques jours de rumeurs, voici un petit état des lieux des informations tombées à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Petit rappel du contexte

La free agency 2026 s’ouvre dans un contexte totalement inédit avec l’entrée en vigueur du nouveau CBA, qui fait changer la WNBA d’échelle économique. Le salary cap par franchise passe à environ 7 millions de dollars (contre 1,5M en 2025), tandis que le salaire minimum se situe désormais autour des 270 000 dollars annuels. À l’autre extrémité, les contrats “supermax” (uniquement pour les joueuses qui resignent au sein de la même franchise) atteignent 1,4 million de dollars par saison, tandis que le « simple » salaire max est fixé à 1,19 million de dollars. Un écart massif avec le précédent CBA, où le minimum tournait autour de 66 000 dollars et le supermax à 250 000, qui explique la rapidité et l’agressivité observées dès les premières heures du marché.

Pour le fonctionnement des différents statuts, pas ou peu de modifications par rapport à l’ancien système :

  • Unrestricted Free Agent (UFA) : La joueuse UFA peut négocier avec n’importe quelle équipe et signer où elle le souhaite, sans contrainte. Une fois un accord trouvé, son ancienne franchise n’a aucun droit de regard.
  • Restricted Free Agent (RFA) : La joueuse peut discuter avec toutes les équipes… mais avec une limite. Si elle accepte une offre ailleurs, sa franchise actuelle peut s’aligner sur cette offre pour la conserver. C’est donc une liberté “contrôlée”, où le dernier mot reste à l’équipe d’origine.
  • Core Player : C’est le statut le plus contraignant. Une franchise peut désigner une joueuse “core” pour empêcher son départ. Dans ce cas, la joueuse ne peut négocier qu’avec cette équipe mais est généralement en position d’exiger un contrat maximum. Une joueuse ne peut être “core” que deux fois dans sa carrière et une équipe ne peut avoir qu’une seule joueuse core à la fois
  • Reserved ou en Expiration de contrat suspendu : Dans ce cas, la joueuse a une obligation de signer avec son équipe précédente et n’a aucune levier de négociation. Cela aboutit très souvent à un contrat minimum.

Revenons désormais à nos équipes préférées :

Atlanta Dream : un noyau solidifié, en y mettant le prix

Atlanta semble avoir choisi la continuité. Allisha Gray prolonge pour trois ans (3,7M), Naz Hillmon suit avec trois ans (2,5M), tandis que Jordin Canada signe pour deux ans (1,2M).
Brionna Jones est également prolongée, sans détails financiers.

Rhyne Howard, RFA, devrait voir Atlanta s’aligner sur toute offre, pour autant que les finances le permettent après toutes ces signatures d’ampleur.

Comment, enfin, ne pas mentionner le trade d’Angel Reese, intervenu avant l’ouverture du marché, arrivée de Chicago contre des picks.

Chicago Sky

Chicago a commencé par sécuriser l’intérieur avec la prolongation d’Elizabeth Williams pour deux ans, autour de 600 000 dollars annuels.

Le mouvement principal reste les trades. En plus de celui d’Angel Reese, mentionné juste avant, Ariel Atkins quitte l’Illinois, Rickea Jackson fait le chemin inverse.

En parallèle, une rumeur persistante concerne Skylar Diggins-Smith, sans avancée officielle pour l’instant.

Connecticut Sun : the last dance

Pour sa dernière saison dans le Connecticut avant son déménagement à Houston, lLe Sun signe l’un des gros coups de la journée. Brittney Griner s’engage pour deux saisons, avec un contrat supérieur au million annuel. Le Sun a également fait venir Diamond Miller depuis Dallas via trade contre l’intérieure Rayah Marshall.

Une rumeur envoie également la française Pauline Astier au Sun. On en attend désormais la confirmation.

Dallas Wings : entre ajustements et opportunités

Dallas sécurise Arike Ogunbowale avec un statut “core”, mais sur un contrat plus court et moins élevé que prévu (deux ans). On attend les détails.

Parallèlement à cela, les Wings ont clairement ciblé le manque d’intérieure comme leur chantier principal. L’arrivée de Jessica Shepard vient répondre à ce besoin.

Des rumeurs évoquent des pistes vers Shakira Austin ou Ezi Magbegor mais sans confirmation à l’heure de ces lignes. Ces considérations pourraient avoir une influence sur la draft, où les Wings ont le premier pick avec des choix autour d’Azzi Fudd ou des prospects intérieurs (Awa Fam ou Lauren Betts).

Golden State Valkyries

Très peu de mouvements du côté de la nouvelle franchise.

Les offres qualificatives ont été envoyées aux joueuses sous statut “reserved”.

Indiana Fever : marge de manoeuvre limitée

Indiana compose avec des contraintes financières. Kelsey Mitchell signe un contrat d’un an au supermax, ce qui limite les options à long terme. Aliyah Boston pourrait être prolongée également au maximum dans la continuité. Le projet devrait rester structuré autour du duo avec Caitlin Clark.

Las Vegas Aces : stabilité

Les Aces restent fidèles à leur modèle en sécurisant leurs cadres.

Jewell Loyd s’engage pour trois saisons. Chelsea Gray prolonge également sur trois ans, pour un montant important. Jackie Young, en revanche, ne signe que pour un an au maximum.

A’ja Wilson a été désignée “core” et devrait signer un supermax à très court terme.

Los Angeles Sparks : accélération assumée

Los Angeles figure parmi les équipes les plus actives de cette première journée.

Kelsey Plum a été désignée “core”, et devrait signer le contrat supermax attendu.
Après un imbroglio « balloonesque » autour de Minnesota, Nneka Ogwumike revient à la maison et signe un contrat maximum avec les Sparks.

Le trade avec Chicago, qui voit arriver Ariel Atkins en échange de Rickea Jackson, confirme la volonté d’accélérer la reconstruction.

Minnesota Lynx

Minnesota s’active d’abord en interne.

Napheesa Collier est logiquement candidate au statut “core”, avec un supermax en ligne de mire.
Dorka Juhász est réactivée via son contrat rookie. Le dossier Kayla McBride reste ouvert.

New York Liberty : continuité à confirmer

Peu de mouvement officiel à ce stade si ce n’est la reconduction de Marine Johannès autour d’un contrat minimum. Sabrina Ionescu a été Core. On attend désormais la signature du contrat. Pareil pour Breanna Stewart, qui a indiqué vouloir rester. Même son de cloche côté Jonquel Jones mais les finances dicteront peut-être autrement les faits.

Phoenix Mercury : zone d’incertitude

La situation reste particulièrement ouverte en Arizona.

Satou Sabally ne reviendra pas, laissant un vide important.
Alyssa Thomas est en revanche attendue de retour et devrait rester un pilier du projet.
Le cas Kahleah Copper demeure flou à ce stade.

À ce stade, la direction prise par le Mercury reste difficile à lire.

Portland Fire

Très silencieuse depuis la draft d’expansion, le Fire semble parti pour sortir le Panzer le plus explosif qu’il soit.

Seattle Storm : cap sur la jeunesse

Peu d’annonces concrètes, mais plusieurs signaux.

Le dossier Ezi Magbegor reste central : une désignation “core” est possible, mais un trade n’est pas à exclure. En parallèle, la franchise semble vouloir faire évoluer son projet en donnant davantage de responsabilités à ses jeunes joueuses. On sait toutefois que la plupart des cadres sont sur le départ. C’est acté pour Nneka, partie à LA, et confirmé pour Gabby et Skylar, sans qu’on connaisse officiellement leur destination à ce stade.

Toronto Tempo : une identité déjà claire

Pour sa première free agency, la franchise canadienne n’a pas tardé à agir.

Marina Mabrey s’engage pour deux saisons, avec un contrat estimé à 2,4 millions de dollars. Dans la foulée, Brittney Sykes signe elle aussi pour deux ans au maximum autorisé. Julie Allemand confirme son arrivée dans l’équipe en signant un contrat de deux ans (850k $). Enfin, pour rester dans les européennes, Maria Conde a également paraphé un contrat avec le Tempo, détails à suivre.

Après une draft d’expansion très intéressante, Toronto pose donc les bases d’un groupe qui intrigue déjà.

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