Alors que l’on a atteint la moitié de la saison, la pause du All-Star-Game permet de tirer un premier gros bilan de la saison 2026 de notre ligue favorite. Selon les attentes du début de saison, cinq catégories ont été créées pour classer les quinze équipes de la WNBA
Grosses surprises
Golden State Valkyries
Première franchise d’expansion à se qualifier pour les Playoffs la saison dernière, on n’aurait pu croire à un feu de paille du côté de la Baie. Que nenni ! Sous la houlette de la coach de l’année en titre (et pourquoi pas le doublé) Natalie Nakase, GS continue de briller avec notamment une défense élite. Alors qu’elles étaient plutôt attendues à la lutte pour la Post-Season, c’est actuellement à la deuxième place que se trouvent Veronica Burton et ses coéquipières. Fou !
Minnesota Lynx
Voir le Lynx en tête au moment de la pause du All-Star-Game, pas grand monde pour ne pas dire personne n’aurait misé là-dessus. Surtout que leur franchise player Napheesa Collier n’a joué qu’un seul match (le dernier) depuis le début de la saison. L’explosion de la rookie Olivia Miles combinée à la renaissance totale de Natasha Howard mais aussi à la capacité de Cheryl Reeve de s’ajuster en fonction des joueuses à disposition font de Minny un vrai candidat pour le titre alors qu’on pouvait clairement en douter à l’aube de cet exercice 2026.
Surprises
Dallas Wings
On pouvait imaginer une progression pour la saison deux de Paige Bueckers mais de là à les voir dans le top 4, il y a un pas qu’on n’aurait pas osé franchir. Une attaque de très haut niveau autour de Paige mais aussi de Jessica Shepard, peut-être la meilleure recrue de toutes les équipes confondues lors de la dernière inter-saison. En défense, après l’intronisation de la numéro une de la dernière draft Azzi Fudd dans le cinq de départ, il y a eu du mieux mais l’absence d’Alanna Smith se fait ressentir dans ce domaine. C’est donc avant tout par son jeu offensif et la qualité d’application de celui-ci que Dallas est une belle surprise.
Portland Fire
Ce n’est peut-être pas le plus beau basket de la ligue mais alors que tous le monde voyait la franchise de l’Oregon au fin fond du classement, elle se place à la neuvième place. Certes à plus de trois matchs du dernier spot qualificatif pour les Playoffs mais Portland du fait de son haut volume de tirs à trois points ainsi qu’une vraie mentalité de guerrière instaurée par le jeune coach Alex Sarama fait office de surprise à mi-parcours.
Washington Mystics
Comme souvent les Mystics nous surprennent. Avec cette formation, on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre. Un groupe très jeune et énormément de points marqués sur seconde chance, l’équipe de la capitale ne nous séduit pas forcément par le basket proposé mais plus par sa combattivité et sa capacité à bien terminer les matchs. Avec plus de la moitié de leurs victoires obtenues par moins de cinq points d’écart (9/14), elles comblent leur manque d’expérience par une belle volonté et en étant classé huitième nous surprenne en bien.
A sa place
Atlanta Dream
Parler de déception serait sans doute sévère, c’est pourquoi la franchise de l’État de Géorgie se trouve dans cette catégorie. En effet, au niveau classement elles sont proches de ce qui était imaginé. Ce qui interroge toutefois et c’est la même question depuis quelques saisons, pourront-elles frapper un grand coup en Playoffs sans créatrice de jeu majeure ? Angel Reese pourrait endosser ce rôle avec des flashs plus qu’intéressants mais on ne semble pas s’y diriger. Rendez-vous donc fin septembre-début octobre pour l’heure de vérité…encore une fois.
Indiana Fever
Le retour de blessure de Caitlin Clark s’est fait petit à petit. Alors que la numéro 22 monte en puissance depuis quelques jours, la formation de l’Indiana réalise une saison qui correspond aux attentes placées en elle. Avec trois représentantes au All-Star-Game et une coach de grande qualité, le Fever peut gagner contre n’importe qui en saison régulière mais aussi en Playoffs. Cependant, leurs lacunes défensives et notamment celles du backcourt pourraient faire mal et leur coûter cher lors des gros matchs.
Las Vegas Aces
Les championnes en titre sont pour le moment sur une saison solide sans être non plus transcendante. On les sent en contrôle avec une défense qui laisse un peu à désirer même si on est convaincu qu’une fois les Playoffs lancés, le niveau de concentration sera plus élevé. Toujours emmenées par une A’Ja Wilson qui se dirige tout droit vers un cinquième titre de MVP, les troupes de Becky Hammon semblent maîtres de leur destin. Seule ombre au tableau, le départ de Chennedy Carter sans raison claire alors que son début de saison était tonitruant.
Toronto Tempo
Première franchise non-américaine de la ligue, les Canadiennes font une première saison correcte sans plus. Les différentes blessures de Brittney Sykes, Kiki Rice ou encore Nyara Sabally les empêchent peut-être de lutter pour la huitième place mais globalement le Tempo est là où on l’attendait. La grosse campagne individuelle de Marina Mabrey récompensée d’une première saison au All Star Game est sans doute la plus grosse satisfaction de cette première moitié d’exercice.
Seattle Storm
Lanterne rouge de la ligue à cet instant, le Storm a dans son effectif des joueuses au potentiel intéressant. Hormis Ezi Magbegor blessée la majorité du temps, toutes les autres jeunes ont des opportunités de se montrer. Que ce soit les rookies Flau’Jae Johnson et Awa Fam ou les Dominique Malonga, Jordan Horston, Jade Melbourne ou encore Zia Cooke, Sonia Ramen semble faire beaucoup de tests. Si l’on ne voit pas forcément très clair dans la hiérarchie future de Seattle, on ne peut parler de déception, cette équipe est simplement dans les eaux où elle estimée.
Déception
Chicago Sky
On attendait quand même mieux du Sky avec un effectif qui sur le papier est plutôt intéressant. Alors que ça avait plutôt bien commencé, la blessure de Rickea Jackson a fait du mal au groupe de Tyler Marsh. Le récent retour au jeu de Courtney Vandersloot a été entaché par la « blessure » de Skylar Diggins-Smith et Chicago continue de montrer des lacunes criantes des deux côtés du terrain. On notera toutefois la belle saison rookie de Sydney Taylor, seule vraie satisfaction de cet opus 2026 pour le moment dans l’Illinois.
Connecticut Sun
Pour sa dernière saison avant le déménagement à Houston, le Sun n’était certes pas attendu très haut mais avec les profils défensifs présents dans l’effectif, on pouvait imaginer un meilleur visage de ce côté-là du terrain. Jusqu’à il y a peu, ce n’était pas le cas et l’on a été déçu par la manière plus que les résultats. L’arrivée de Leila Lacan qui avait manqué les premiers matchs a permis de progresser et en ce moment c’est Brittney Griner qui nous fait quelques séquences vintages mais rien de très rassurant.
New York Liberty
Parmi les équipes favorites au titre, New-York était tout en haut. Au-delà des blessures qui n’aident pas le nouveau coach Chris DeMarco à s’appuyer sur une certaine continuité et stabilité, on doit bien admettre que l’irrégularité du champion 2024 est frappante. On les pensait lancer après une belle série de victoires et le titre en Commissioner’s Cup mais la digestion de ce titre a été délicate avec plusieurs vilaines défaites. Logiquement, le Liberty fait partie des déceptions et les blessures ne peuvent pas tout excuser.
Grosse déception
Los Angeles Sparks
Que dire sur la franchise californienne ? La saison était déjà compliquée mais il restait encore une possibilité de jouer les Playoffs voire pourquoi pas le top 6… et la blessure Kelsey Plum est arrivée. Qu’on se le dise, il y a plusieurs autres problèmes mais cette nouvelle a été le coup de massue tant la numéro dix était le moteur offensif de sa formation. Le plus gros souci à LA est défensif avec l’avant dernière place sur le net rating défensive notamment. L’utilisation de Cameron Brink est toujours autant préoccupante alors que la coach Lynne Roberts semble de plus en plus à cours d’idées. Bref, une saison qui tourne vraiment mal dans la cité des anges.
Phoenix Mercury
Est-ce que le départ de Satou Sabally a été sous-estimé ? Sans doute, que ce soit par les observateurs mais aussi par dirigeants de la franchise basée en Arizona. Finaliste la saison dernière, le Mercury ne retrouve pas ou que trop rarement son jeu de 2025. La blessure de Natasha Mack n’a pas arrangé les choses avec une défense dans le dur. Pour la première fois depuis bien longtemps, Alyssa Thomas n’arrive pas à porter sa formation sur ses épaules. Est-ce le début du déclin ou est-ce que tout simplement l’équipe mise autour d’Alyssa Thomas n’a pas le niveau pour viser mieux qu’une très décevante douzième place ?