Après une première journée déjà bien remplie, la Free agency WNBA 2026 suit son cours.
Voici un petit état des lieux des informations tombées à l’heure où nous écrivons ces lignes.
La plupart des informations et chiffres avancés sont issus du site Her Hoop Stats ou du compte Twitter de son principal contributeur, Richard Cohen, source habituellement très fiable sur les questions de contrats.
Petit rappel du contexte
La free agency 2026 s’ouvre dans un contexte totalement inédit avec l’entrée en vigueur du nouveau CBA, qui fait changer la WNBA d’échelle économique. Le salary cap par franchise passe à environ 7 millions de dollars (contre 1,5M en 2025), tandis que le salaire minimum se situe désormais autour des 270 000 dollars annuels. À l’autre extrémité, les contrats “supermax” (uniquement pour les joueuses qui resignent au sein de la même franchise) atteignent 1,4 million de dollars par saison, tandis que le « simple » salaire max est fixé à 1,19 million de dollars. Un écart massif avec le précédent CBA, où le minimum tournait autour de 66 000 dollars et le supermax à 250 000, qui explique la rapidité et l’agressivité observées dès les premières heures du marché.
Pour le fonctionnement des différents statuts, pas ou peu de modifications par rapport à l’ancien système :
- Unrestricted Free Agent (UFA) : La joueuse UFA peut négocier avec n’importe quelle équipe et signer où elle le souhaite, sans contrainte. Une fois un accord trouvé, son ancienne franchise n’a aucun droit de regard.
- Restricted Free Agent (RFA) : La joueuse peut discuter avec toutes les équipes… mais avec une limite. Si elle accepte une offre ailleurs, sa franchise actuelle peut s’aligner sur cette offre pour la conserver. C’est donc une liberté “contrôlée”, où le dernier mot reste à l’équipe d’origine.
- Core Player : C’est le statut le plus contraignant. Une franchise peut désigner une joueuse “core” pour empêcher son départ. Dans ce cas, la joueuse ne peut négocier qu’avec cette équipe mais est généralement en position d’exiger un contrat maximum. Une joueuse ne peut être “core” que deux fois dans sa carrière et une équipe ne peut avoir qu’une seule joueuse core à la fois
- Reserved ou en Expiration de contrat suspendu : Dans ce cas, la joueuse a une obligation de signer avec son équipe précédente et n’a aucune levier de négociation. Cela aboutit très souvent à un contrat minimum.
Revenons désormais à nos équipes préférées :
Atlanta Dream
Atlanta sécurise une de ses pièce maîtresse : Rhyne Howard signe un contrat sur 3 ans, légèrement en dessous du max. Dans le même temps, Isobel Borlase, draftée en 2024, paraphe enfin son contrat rookie
Chicago Sky
Grosse activité du côté du Sky. Courtney Vandersloot fait son retour pour deux ans à 750 000 dollars annuels. Skylar Diggins s’engage également pour deux saisons (920k / 940k), tandis qu’Azura Stevens signe un contrat de 3,15 millions sur deux ans.
Rachel Banham rejoint l’effectif pour 425 000 dollars.
Côté mouvements, Chicago reçoit Jacy Sheldon de Washington contre un premier tour de draft 2028. DiJonai Carrington s’engage également, montant encore inconnu à l’heure actuelle.
Connecticut Sun
Olivia Nelson-Ododa signe un contrat de 735 000 dollars sur deux ans garantis, avec une structure dégressive.
Dallas Wings
Dallas verrouille plusieurs dossiers importants. Arike Ogunbowale signe un contrat au max sur deux ans. Jessica Shepard s’engage pour deux saisons (1M puis 1,05M), tandis qu’Alanna Smith obtient un contrat max sur trois ans.
Awak Kuier signe pour 525 000 dollars. La franchise a également distribué plusieurs contrats training camp (Grace Berger, Li Yueru,..).
Golden State Valkyries
Cela sactive du côté de la Baie qui prend, plus que jamais, une teinte tricolore. Gabby Williams signe ainsi un contrat max sur trois ans. Veronica Burton s’engage également sur trois ans avec un contrat un peu en dessous du max.
Cecilia Zandalasini (500 000 dollars) et Kaila Charles (deux ans à 600 000) complètent les signatures confirmées.
Côté jeunes et international, Justė Jocytė, Mariella Fasoula et Miela Sowah signent leurs contrats rookies.
Les retours d’Iliana Rupert et Janelle Salaün semblent actés, les montants sont encore à confirmer.
Indiana Fever
Sophie Cunningham prolonge avec la franchise. Indiana confirme ainsi son intention de s’en tenir à son groupe et essayer de le voir produire enfin au complet avec le retour de Caitlin Clark.
Las Vegas Aces
Kierstan Bell prolonge son contrat. Cheyenne Parker rejoint également l’effectif.
Los Angeles Sparks
Cela se précise à Los Angeles. On connait désormais les détails de certains contrats. Ariel Atkins signe ainsi pour trois ans (1,085M, 1,139M puis 1,193M). Kelsey Plum s’engage pour une saison à 999 999 dollars, tandis que Nneka Ogwumike signe pour un an (950 000 dollars).
Mais la nouvelle de la journée, c’est la signature de Dearica Hamby qui prolonge sur un contrat important, légèrement en dessous du max sur trois ans. Avec la signature d’Erica Wheeler pour deux ans (625 000 dollars par saison), Los Angeles a désormais globalement l’ossature de son équipe.
Minnesota Lynx
Après une vague de départs, Minnesota devait arrêter l’hémorragie. Cheryl Reeve essaye donc d’assurer la continuité. Kayla McBride et Courtney Williams prolongent toutes deux au max sur deux ans.
Natasha Howard, elle, revient dans son ancienne franchise et s’engage pour deux saisons (700k puis 735k).
Jaylyn Sherrod obtient un contrat training camp.
New York Liberty
Grosse arrivée du côté du Big Apple, Satou Sabally vient rejoindre son ancienne coéquipière d’Oregon. Les détails financiers et la signature doivent être confirmés mais la nouvelle semble officielle. On attend toujours les informations sur les autres pièces majeures de l’équipe (Sabrina, Stewie, Jonquel, Betnijah,…) et la manière dont le Front Office compte faire fonctionner le tout financièrement. En attendant, Anneli Maley, et surtout l’espagnole Raquel Carrera, rejoignent le training camp
Phoenix Mercury
Enfin du mouvement à Phoenix. Après le départ de Satou Sabally, l’équipe devait sécuriser sa base. C’est donc fait avec Alyssa Thomas qui signe pour trois ans à 1,2 million par saison. Kahleah Copper s’engage pour deux ans au même montant annuel.
DeWanna Bonner et Valériane Ayayi signent chacune un contrat non garanti d’un an à 500 000 dollars.
Sami Whitcomb signe pour deux ans (735k puis 700k).
La franchise multiplie également les contrats training camp, notamment avec Kyara Linskens, Ashten Prechtel, Aisha Sheppard, Kiana Williams, Lauren Jensen et Morgan Maly.
Quionche Carter signe un contrat rookie.
Portland Fire
On a enfin des infos du Fire et, entre autres, le contrat de Bridget Carleton. Sélectionnée en première position de la draft d’expansion et désignée core player, elle signe un max sur trois ans.
Karlie Samuelson (360 000 dollars) et Haley Jones (300 000 dollars) signent chacune pour une saison garantie.
Maya Caldwell rejoint le training camp.
Seattle Storm
Après une vague de départ, Seattle ddevait conserver une partie de sa base jeune. Désignée Core Player, on savait Ezi plutôt encline à partir ou, en tout cas, à vouloir tester le marché. Seattle a mis le prix pour la convaincre de rester avec un contrat supérieur au max (3 ans à 1,125 M). Natisha Hiedeman signe pour deux ans (750 000 dollars). Côté signatures, on peut également noter celles de Katie Lou Samuelson et Stefanie Dolson. On en attend les détails.
Toronto Tempo
Toronto continue la construction de son roster. Isabelle Harrison signe un contrat non garanti de 400 000 dollars. Kitija Laksa rejoint le training camp.
Toronto a également formulé une offre de trois ans à Shakira Austin, RFA à Washington. Le montant n’a pas été divulgué mais on peut imaginer un montant aux alentours du max. Washington doit désormais se positionner aujourd’hui pour s’aligner ou laisser partir la franchise.
Washington Mystics
Washington est une des franchises les plus discrètes de cette intersaison. Néanmoins, les Mystics viennent de signer Michaela Onyenwere. Le montant total du contrat a été divulgué (1,4 M sur plusieurs années), sans qu’on en sache la durée. Alex Wilson rejoint le training camp.
