Megan Rapinoe a des choses à nous dire

Source : I’ve Got Some Things to Say. Let’s Do a WNBA Finals Preview. de Megan Rapinoe


Yo ! Ici Pinoe. Célèbre petite-amie. Experte reconnue en basketball. Je suis dans les Wubble, le Storm est en FINALE. Je chille, Sue joue au basket. J’ai des choses à dire. Faisons une présentation des finales de la WNBA.

(1) Vous vous souvenez de 2019 ???

Non ?? Pas de problème, je comprends. C’était il y a longtemps.

2019 est l’année qui a précédé celle-ci. Beaucoup de choses se sont passées….. tout cela semblait un peu fou à l’époque….. mais il s’avère que c’était juste, comment dire, pré-fou ? ??

Bref : En 2019, nous avons gagné la Coupe du monde de football. (J’ai des reçus pour le prouver) C’était LA période de ma vie, pas seulement à cause de ce que nous avons accompli mais aussi à cause de la façon dont nous l’avons fait. Nous l’avons fait en tant qu’équipe. Nous l’avons fait face à une opposition d’un niveau incroyable. Nous l’avons fait avec style. Mais le plus important ? Nous l’avons fait en restant fidèles à nous-mêmes.

C’est la seule chose que je chérirai toujours à propos de cette campagne, par-dessus tout. Nous avons fait notre truc sur le terrain….. mais ensuite, en dehors de ça, nous n’avons jamais reculé devant ce que nous étions. Nous avons également compris que cela allait au-delà du simple fait de “ne pas avoir peur” – que, en tant qu’athlètes exposées publiquement, nous avions la responsabilité de défendre ce en quoi nous croyions et d’utiliser notre plate-forme pour faire le bien. Et je suis très fière de la façon dont nous avons mené nos activités. Non seulement nous avons cartonné sur le terrain, mais nous avons aussi mis en avant des questions comme l’égalité des salaires. Nous avons fait parler de l’excellence féminine et de l’excellence queer. Nous avons laissé parler nos détracteurs parce que, littéralement, qui se soucie de ce que les détracteurs pensent ? – ils sont nases et nous avons gagné la Coupe du monde !!!

Ce que je veux dire, c’est que nous l’avons fait. Et nous nous sommes senties comme des foutues héroïnes.

Mais aujourd’hui, un an plus tard et en regardant en arrière, de mon point de vue actuel, je n’ai qu’une chose à dire : si nos joueuses de l’équipe de foot féminine étaient des héroïnes pour ce qu’elles ont accompli en 2019, les joueuses de la WNBA sont les p*tain d’AVENGERS pour ce qu’elles ont accompli en 2020.

(2) Je ne peux pas écrire un article comme celui-ci sans être franche.

Et avant d’aller plus loin – si je suis totalement sincère avec vous, il y a un problème énorme que l’on doit aborder. C’est quelque chose dont on ne parle pas assez quand le sujet de la WNBA est abordé. Les gens tournent autour du pot à ce sujet, ils en parlent de manière codée… ils le “disent” sans vraiment le dire.

Alors disons-le :

Ce pays a une profonde histoire de racisme et une profonde histoire d’homophobie.

Et si vous regardez les joueurs de la WNBA : la plupart d’entre elles sont noires et beaucoup d’entre elles sont gays.

Je pense juste que cela doit être dit, haut et fort pour qu’il n’y ait pas de malentendu. Parce qu’encore une fois : je suis tellement fière de notre parcours la Coupe du monde – et si reconnaissante du soutien que nous avons reçu. Et à bien des égards, je suis enchantée que cela ait été perçu comme une avancée. Mais je pense que la conversation autour de ce que notre équipe représentait a tendance à être quelque peu incomplète.

Et ce que je veux dire par là, c’est ceci : quand il s’agit de football féminin américain, la perception générale est que – soyons réalistes – nous sommes les filles blanches d’à côté. Les filles blanches d’à côté, hétéros, “mignonnes”, “pas menaçantes”, “des banlieues riches”. Ce n’est pas vraiment ce que nous sommes – la diversité raciale de l’équipe nationale féminine, bien qu’elle ne soit pas encore là où elle devrait être, s’améliore chaque année. Et, vous savez, gros scoop….. Je suis gay. Mais dans l’ensemble, c’est la perception. Et c’est certainement la façon dont nous sommes présentées à beaucoup de gens.

Alors, quand je vois des millions de téléspectateurs pour nos matchs et que je nous vois en première page du Times, que je vois la façon dont nous faisons les gros titres sur SportsCenter et comment tout cela est vécu comme un p*tain de truc important – croyez-moi, comme je l’ai dit, rien ne pourrait me rendre plus fière. Des générations de femmes ont aidé à construire cela et croyez-moi, je suis extatique. Je ne tiens rien de tout cela pour acquis, pas une seule seconde.

Mais en même temps….. Je pense que nous devons faire attention à ne pas qualifier le soutien que nous avons obtenu de percée “féministe” alors que ce n’est qu’une partie du chemin à parcourir. Parce que, quand le soutien ne s’étend qu’aux sports des “filles blanches d’à côté”, ce n’est pas du féminisme – ou du moins ce n’est pas le genre de féminisme pour lequel je me bats. Je n’ai pas de temps à perdre avec un féminisme qui n’est pas réel et total – de la race à la classe sociale, de la religion à l’identité sexuelle, de l’orientation sexuelle à tout ce qui se trouve entre les deux.

Et quand je vois les millions de téléspectateurs que nous avons, l’exposition sur SportsCenter, les apparitions dans les talk-shows et les contrats de sponsoring, tout ça, je dois poser la question :

Où est cette même énergie pour les meilleures joueuses de basket de la planète ? Où est cette énergie pour les sports féminins qui – au lieu de se concentrer uniquement sur les mignonnes, les blanches et les hétéro – se concentrent aussi sur les grandes, les noires et les gays ?

Où est cette conversation ?

En ce qui me concerne, il n’y a pas de conversation qui vaille la peine d’être menée si on ne mène pas celle-là.

(3) Je constate beaucoup d’activisme sur les réseaux sociaux ces jours-ci.

Je vois beaucoup de pages Instagram avec le carré tout noir. Je vois beaucoup de tweets sur le soutien aux femmes noires. Et écoutez….. c’est génial. Bon travail, bel effort. Nous adorons voir ça.

Mais je dois demander.

Comment se fait-il que lorsque la WNBA passe à la télé, alors que cette ligue INCROYABLE, mettant en vedette certaines des femmes noires les plus talentueuses du MONDE, a des matchs diffusés à la télé… je n’entends plus un mot de ces mêmes personnes ??

Comment se fait-il que le public de “soutien aux femmes noires” reste toujours silencieux… alors qu’il y a là une réelle opportunité de soutenir les femmes noires ???!?

Ce n’est même pas une question rhétorique – je pose vraiment la question. Les matchs sont incroyables, les gens disent qu’ils veulent montrer leur soutien… Je ne comprends pas.

Je n’essaie même pas d’interpeller quelqu’un en particulier.

Je dis juste que vous passez à côté d’un spectacle de grande qualité à la télé.

(4) ANNONCE DES WUBBLE ALL STARS 2020 DE MEGAN RAPINOE

CE SONT SIMPLEMENT MES JOUEUSES PRÉFÉRÉES ET J’AI ADORÉ LES REGARDER.

EN ESPÉRANT QUE CE NE SOIT PAS VU COMME DU TAMPERING (NDLR : Le tampering ou négociation secrète est le fait de tenter d’attirer un joueuse dans une autre équipe en dehors des périodes de transfert et des méthodes autorisées).

GABBY WILLIAMS
CHENNEDY CARTER
SATOU SABALLY
CHAMP DE CRISTAL EN DANGER
DEE
A’JA
STEWIE
GOLD MAMBA (NDLR : Jewell Loyd)
ALYSHA CLARK
SUE BIRD*

*MON CHOIX PERSONNEL POUR LA MVP (ENCORE UNE FOIS, CE N’EST QUE MON OPINION PERSONNELLE CONCERNANT LA PERSONNE DONT JE SUIS LA PLUS FAN, EN TANT QU’EXPERTE EN BASKET-BALL)

(5) Voici une chose dont je suis certaine à propos de la WNBA : c’est un endroit où la justice sociale n’est pas qu’une mode.

Ce n’est pas du tout un coup d’essai pour les autres athlètes, ni pour les autres ligues. Aussi déchirante que soit l’actualité récente, je suis très inspirée par la façon dont le monde du sport s’est réuni pour faire face à ce moment.

Mais s’il y a une chose que je dirais à tout athlète qui lit ceci et qui veut faire partie de la solution, c’est que nous cherchons des solutions à long terme et pas seulement à court terme. Nous devons nous battre pour des changements institutionnels importants et radicaux et pas seulement pour des changements superficiels. Et nous avons besoin d’athlètes qui s’engagent pour la justice sociale, qui s’y investissent et pas seulement dans le sens où le vent pourrait souffler.

Et s’il y a autre chose que je voudrais vous dire, c’est de faire attention à la WNBA.

Faites attention à la façon dont les joueuses de la WNBA ont honoré la vie et la mémoire de Breonna Taylor – pas seulement du bout des lèvres, mais avec une campagne active et engagée. Elles n’ont pas seulement été là pour dire son nom, elles ont été là pour Dire Son Nom (NDLR : Say Her Name en anglais dans le texte, la phrase clé utilisée par la WNBA durant toute cette saison). Elles ont été là pour trouver un sens à son nom et pour donner une voix à ce sens.

Faites attention à la façon dont les joueuses de la WNBA n’ont pas seulement “applaudi” Kelly Loeffler après qu’elle ait montré ses vraies couleurs…… Elles se sont ont organisées. OK, elle VEUT qu’on la vire de la ligue. Elles ont donc préféré changer de tactique et s’adapter : elles ont lancé un effort pour soutenir son adversaire électoral, le révérend Warnock, un candidat vraiment progressiste et inclusif – quelqu’un qui les soutiendra réellement au Sénat.

Soyez attentifs à la façon dont la WNBA et ses actrices ont fait du militantisme plus qu’un hobby.

Elles en ont fait une partie intégrante de leur identité.

(6) PREMIERS PRIX ANNUELS MEGAN RAPINOE WUBBLE DRIP

LOOK DE L’ANNÉE
GAGNANT : “COZY”
DEUXIÈME PLACE : “FUN / COOL”

PREMIÈRE ÉQUIPE ALL-DRIP
DIAMOND DESHIELDS
ARIKE OGUNBOWALE
SUE BIRD
COURTNEY WILLIAMS
TE’A COOPER

(7) C’est le moment où je me vante à propos de Suzanne Brigit Bird.

Je ne mentirai pas… Je suis peut-être un tout petit peu fière d’elle.

Quelques raisons qui expliquent ça :

  • Union Sue. Tant de progrès cool ont été réalisés dans le dernier CBA de la W. Cette direction actuelle – avec Nneka comme présidente et Sue comme vice-présidente et tant d’autres femmes de génie impliquées – a préparé les joueuses à beaucoup de succès, je pense, tant dans l’immédiat que dans le futur. Le salaire moyen est bien plus élevé. Les salaires des rookies sont bien plus élevés. Le salaire maximum est bien plus élevé. Le congé de maternité est entièrement payé et une allocation de garde d’enfants existe. Je sais ce que tout cela représente pour Sue : pas seulement les détails de l’accord, mais la vue d’ensemble. L’héritage. Sue est le genre de vétéran qui veille sur la jeune génération – qui essaie de laisser la ligue en meilleur état qu’elle ne l’a trouvé.
  • Comeback Sue. N’allez pas vérifier, mais j’ai cherché sur Google “combien de jours se sont écoulés entre le 10 septembre 2018 et le 25 juillet 2020” et j’ai trouvé “684 jours”. C’est le temps qui s’est passé entre le troisième match des finales 2018 et la soirée d’ouverture de la saison 2020. C’est le temps que ma nana a passé au placard. Je n’arrive presque pas à y croire tellement ça a été long. Et soyons réalistes : avec le COVID, ce n’est pas exactement comme si Sue avait pu suivre un processus de rééducation au top. En fait, pour vous dire à quel point tout ça s’est fait à l’impro : la distance sociale ne permettant pas de vraiment s’entraîner, Sue a été contrainte de jouer des 1 contre 1 contre ……. moi. Je ne partagerai pas le rapport de scouting complet sur moi (il faut bien que je garde un secret ou deux dans mon sac), mais : Vous savez quand Tyler Herro a dit “Je suis un panier ambulant” ? Eh bien – je suis une faute ambulante. Je ne sais toujours pas comment Sue a réussi à surmonter l’adversité d’être coincée avec moi.
  • Sniper Sue. Fait amusant : cette année, Bird shoote à 46,9 % à 3 points. (Essayez de réaliser) 46,9 % ! C’est son meilleur pourcentage en carrière. Et avant que vous ne vous moquiez de moi en me parlant du faible volume de tirs qu’elle a pris : c’est la deuxième saison consécutive où elle atteint un nouveau record de carrière en réussite à 3 points. Donc, en gros, ce que j’essaie de dire, c’est que nous avons affaire soit à un p*tain de monstre, soit à l’une des meilleures joueuses de tous les temps, soit aux deux. J’écoutais le podcast de J.J. Redick l’autre jour, et il y avait Steve Nash. Steve parlait de la façon dont il se rend maintenant compte qu’il aurait probablement dû shooter plus que ça tant il était efficace. Mais en même temps, il est issu de cette génération où le rôle principal du meneur de jeu était d’être un général sur le terrain et un distributeur….. et rien ne devait s’y opposer. Et je pense que Sue a en quelque sorte construit sa carrière de la même manière. Elle va devenir l’une des meilleures meneuses de tous les temps. Mais j’aime aussi la façon dont elle a montré ces dernières années que – si elle l’avait voulu – elle aurait probablement pu être aussi une machine à marquer du type Steph / Dame.
  • Sue la quadra. Très bien, voici le marché que je suis prête à passer – je le ferai avec tous ceux qui le veulent. Si vous vous retrouvez en couverture de SLAM, accompagné du titre “ICONE”, vous pourrez parler à Sue du fait qu’elle a 39 ans. Mais en attendant ? Vous ne pouvez pas dire ce genre de conneries.

(8) C’est la saison du STORM.

Ce que j’aime dans cette équipe du Storm, c’est qu’elles sont cool.

C’est en fait assez dingue comme elles sont cool. Elles se contentent de vaquer à leurs occupations, de balayer les imbéciles, de GAGNER. Et pourtant elles le font avec cette manière discrète qui les rend presque encore plus effrayantes.

Et elles jouent le MEILLEUR basket possible. C’est tellement désintéressé, le ballon bouge tout le temps, tout le monde le partage et le touche. Et ça correspond à leur personnalité, non ??? Super détendues, pas beaucoup de ‘whoa’, jusqu’à ce que vous regardiez le tableau d’affichage. Et là c’est : WHOA.

Vous pouvez dire qu’elles sont en mission cette année. Elles n’ont jamais pu défendre leur titre de 2018 complètement. J’ai donc l’impression que cette finale est en quelque sorte leur défense du titre.

C’est une sorte de déclaration.

Et cette déclaration est définitivement quelque chose comme, “Hey. Salut. C’est nous, encore une fois – le Storm. Nous sommes en fait toujours ces mêmes enfoirées.”

(9) Voici mon avis sur les Finales.

Aces : A’ja, la MVP. Angel, l’une des plus grandes. Kayla, Danielle, Jackie, toutes dangereuses.

Storm : Eraser (= Alysha Clark). Mamba (=Jewell Loyd). Stewie. Flash (=Natasha Howard). Et la GOAT (=Sue Bird).

PREDICTION OFFICIELLE : LE STORM EN 3 (Ou 4 !! Ou 5 !! Peu importe tant qu’elles gagnent !!)

(10) Et puis ma dernière pensée, vraiment, est juste que c’est dur en ce moment.

C’est juste… difficile, vous voyez ?

Ce n’est pas une observation tirée de la Wubble, je suppose, juste une observation humaine. C’est aussi une observation assez évidente – mais j’y ai pensé, surtout ces derniers temps.

Je n’arrête pas de penser à quel point il a été difficile de rester positif cette année.

Nous avons cette pandémie qui tue des centaines de milliers de personnes. Nous avons des flics qui tuent des Noirs en toute impunité. Nous avons un président qui n’est pas capable de dénoncer suprématistes blancs – et tant d’élus qui ne veulent pas dénoncer le président. (VOTEZ !!!!!!!!) Nous avons une économie qui est en panne. Nous avons une planète qui est littéralement en train de mourir.

Je peux à peine me faire à cette idée.

Et tout ce que j’ai à faire pour l’instant, c’est me détendre et regarder les matchs de basket.

Honnêtement, je n’arrive pas à imaginer ce que c’est que de devoir vivre ce moment dans la peau de quelqu’un qui a perdu son emploi ou sa maison, ou qui souffre d’insécurité alimentaire. Ou en tant qu’immigrant confronté à la menace du service américain d’immigration ou en tant que personne immunodéprimée, à haut risque pour le COVID.

Ou en tant que personne noire, qui risque de se faire tirer dessus et tuer par la police.

Je ne peux pas imaginer ce que c’est que de vivre ce moment tout en étant Noir en Amérique.

Et je pense que ce que j’essaie de dire, c’est que je suis blanche. J’ai une sécurité financière. Je n’ai pas besoin de travailler pour le moment. Dans l’ensemble, je suis assez privilégiée. Et pourtant, chaque jour,c’est immanquable, il arrive un moment où j’ai envie de lever les mains et de crier. Il arrive un moment où j’ai envie de crier dans le vide. “OK, le monde, OK l’année 2020 maudite. Vous avez gagné. J’abandonne. Venez chercher votre prix (mon âme ou autre chose). Chaque jour, je ressens cette paralysie à propos de la façon dont tant de choses semblent désespérées.

Et puis je regarde ces joueuses de WNBA.

Je regarde ces femmes ÉCLATANTES.

Je regarde toutes les femmes noires de la ligue, qui doivent donner un sens à ce monde dans lequel nous vivons – et qui, d’une manière ou d’une autre, vont travailler. Je regarde toutes les femmes gays de la ligue qui doivent donner un sens à ce monde dans lequel nous vivons et qui, d’une manière ou d’une autre, vont travailler. Je regarde toutes les mères de la ligue, qui doivent être de vraies mères dans cette bulle et qui, d’une manière ou d’une autre, vont travailler.

Et d’ailleurs : pas seulement aller travailler. Pas seulement faire leur travail. Faire un travail de classe mondiale. Être tenues d’être les meilleures du monde entier dans leur travail. Et pour couronner le tout : trouver l’énergie nécessaire pour défendre la justice sociale en cette période de crise. Trouver l’énergie de se dresser contre toutes ces conneries, cette cruauté, cette tristesse et cette perte.

Pas avec un salaire de la NBA, d’ailleurs ! Et pas avec l’infrastructure de la NBA – pas même quelque chose qui s’en approche.

Les joueuses de la WNBA sont de vraies personnes qui vivent des vies réelles.

Et je pense que c’est ce qui m’a le plus préoccupée, ici, surtout. Et c’est ce dont je voulais parler dans cet article.

Comme je ne fais pas partie de la ligue, je n’ai pas de programme.

Je ne fais pas la promotion de quoi que ce soit.

Je suis juste une fille dans la Wubble qui sort avec la meneuse de jeu de son équipe locale.

Et je vous demande à tous la même chose : regardez les finales de la WNBA, s’il vous plaît.

Regardez ces femmes travailler.

Parce que l’univers craint en ce moment – c’est juste que profondément, directement, ça craint. Et j’ai l’impression que toute cette année, tout ce qu’on a demandé, c’est une seule bonne chose. Il n’est pas nécessaire que ce soit parfait. Elle n’a pas besoin de nous sauver. Elle n’a pas besoin de rendre quelqu’un riche, heureux ou complet. Il faut juste que ce soit une fichue chose qui soit bonne, vous savez ?

Et je suppose que mon point de vue est le suivant : je regarde la W, et je me dis : “OK. Voilà. Voilà ce que je suis en train de regarder. Ce sont les femmes qui jouent le mieux au basket sur la planète”.



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