Coronavirus, saison 2020, cannabis thérapeutique : quelques nouvelles de Sue Bird !

En cette période de crise sanitaire mondiale, rien de tel que d’avoir quelques nouvelles de Sue Bird pour égayer nos journées à tous. Le 7 mars dernier, elle était l’invitée du Podcast « The Habershow ». À l’occasion de cette invitation, la star de Seattle a abordé divers sujets d’actualité, de la gestion de la crise sanitaire liée au coronavirus à Seattle, à la manière dont elle imagine la saison à venir, en passant par ses prises de position récentes en faveur de l’usage du CBD (cannabis thérapeutique). Let’s catch up with Sue.

Seattle, foyer du coronavirus

Assez tôt, la ville de Seattle s’est distinguée aux États-Unis comme l’un des principaux foyers de coronavirus. Comme le relatait le journal Le Monde la semaine dernière, dès le 13 mars, 26 des 41 décès liés au Covid-19 aux États-Unis avaient touché des habitants de l’Emerald City. Sue était sur place au début de l’épidémie, avant de rejoindre la côte Est dont elle est originaire. Elle nous donne son aperçu de la situation : « La situation est assez critique à Seattle. La ville est en avance de quelques semaines sur le reste du pays en termes de propagation de l’épidémie. Quand je suis arrivée à Boston, l’atmosphère était beaucoup plus désinvolte, alors qu’à Seattle, partout où j’allais, tout le monde faisait très attention. On ne trouvait plus de gel hydro-alcoolique pour les mains, plus de savon, on ne trouvait de l’eau en bouteille et du papier toilette que difficilement. »

À son arrivée sur la côte Est, la meneuse du Storm s’est donc dite surprise du peu de cas qui semblait être fait de l’épidémie : « Encore une fois, j’ai l’impression que Seattle est en avance sur le reste du pays. Vis-à-vis du nombre de morts et de contaminés malheureusement, mais au-delà de ça, dans la manière dont les autorités répondent à l’épidémie. Maintenant que je suis sur la côte Est, je me dis souvent « mais pourquoi est-ce que personne ne fait rien ? Pourquoi est-ce que la situation à Seattle n’a pas servi de leçon à tout le monde ? ».

Quelles perspectives pour la saison 2020 ?

Nous vous en parlions il y a quelques jours, la crise sanitaire mondiale liée au coronavirus menace la saison WNBA qui aurait du débuter dans moins de deux mois. Pour l’heure, nul ne sait selon quelles modalités se déroulera la saison, ni même si elle aura bien lieu. Alors, comme en NBA, où diverses options, comme le fait de jouer le reste de la saison à huis clos, ou d’annuler tout simplement les matchs restants, ont été évoquées, les questions fusent quant à la saison WNBA 2020.

Quand on lui demande si elle a déjà joué dans un gymnase vide, Sue répond que non, mais que certaines de ses amies ont déjà vécu cette expérience en Europe. Elle fait alors référence à la rivalité aussi mythique qu’explosive entre les deux clubs turcs du Galatasaray et du Fenerbahçe, sur laquelle Ann Wauters revenait d’ailleurs pour Swish-Swish dans son « moment » il y a quelques jours seulement. Les tensions acerbes entre les supporters du Fener et leurs rivaux du Galat ont en effet parfois résulté en des matchs joués à huis clos.

Mais que nous dit Sue plus précisément sur cette perspective ? Elle nous propose une réponse nuancée, comme à son habitude : « Je pense qu’il ne peut pas y avoir de bonne réponse… Si je dis que je ne veux pas jouer dans une salle vide, je me souviens que le match sera retransmis à la télé, et que ça représente une forme de divertissement pour les gens. Et il y a aussi le fait que le basket est mon métier : aller jouer, c’est tout simplement faire mon travail. Mais d’un autre côté, les fans en tribunes représentent une part importante de l’expérience globale. Je suis en faveur de la solution qui sera la meilleure d’un point de vue sanitaire. Si les fans ne peuvent pas venir, ils ne pourront pas venir. »

Sue et l’usage du cannabis thérapeutique (CBD)

Autre sujet abordé par Sue Bird et Tom Haberstroh au cours de leur conversation, l’usage thérapeutique du cannabis, en faveur duquel Sue a récemment pris position. En rendant récemment public son partenariat avec Mendi, une marque proposant une gamme d’articles s’appuyant sur les vertus thérapeutiques du cannabidiol (une des deux substances actives les plus connues du cannabis) pour aider les athlètes de haut niveau à la récupération, Sue est devenue la première joueuse de basket professionnelle de l’histoire à travailler avec une marque de CBD.

Elle nous en dit plus sur le sujet : « J’ai découvert le CBD il y a deux ans, peut-être un peu plus, et je me suis retrouvée dans une situation un peu, délicate car je suis vraiment une poule-mouillée par rapport aux contrôles anti-dopage. Je vais être honnête avec vous, ce ne sont pas les éventuelles sanctions de la WNBA qui me font peur. Il faut être contrôlée positive plusieurs fois pour que les conséquences soient vraiment importantes. Ce n’est pas le même chose par contre, avec la WADA (Word Anti-Doping Agency) : quand on joue à l’étranger, ce que j’ai fait pendant près de dix ans, on est soumis aux règles de la FIBA, qui suit la WADA. Si on est contrôlé positif au THC (tétrahydrocannabinol, autre composant du cannabis), on écope directement d’une suspension de deux ans. La FIBA met tout ça dans le même panier que, par exemple, la prise de stéroïdes, c’est fou. »

Pour cette raison, Sue Bird dit qu’elle n’utilise de CBD ni avant, ni pendant les périodes de compétitions internationales. Le reste du temps, pendant les phases de récupération, Megan et elle utilisent les produits Mendi (dont Rachel Rapinoe, la sœur jumelle de Megan, est la fondatrice) notamment pour s’endormir, ou encore pour soulager leurs douleurs locales grâce à des sticks de produit applicables directement à l’endroit concerné.

Sue Bird n’est bien sûr pas la seule joueuse, en NBA ou WNBA, à être en faveur d’un usage contrôlé du cannabis thérapeutique. Nombreux sont sans doute d’ailleurs les athlètes à avoir déjà eu recours à ces produits. Toutefois, cette prise de position ouverte et revendiquée fait d’elle l’une des pionnières en la matière.



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