Le “moment” d’Ann Wauters

On a tous en tête un moment marquant de basket : un panier à la dernière seconde, un ultime contre, une victoire inespérée ou simplement tant attendue. Nous avons demandé à plusieurs joueuses de partager le leur avec vous.

Nous sommes en 2013, Ann Wauters joue alors pour le club turc du Galatasaray. Un club mythique, certes, mais qui n’a plus gagné la coupe ni le championnat turc depuis plus de 10 ans.

La pression des supporters est évidemment énorme et la finale de la coupe de Turquie se joue justement contre le rival de toujours, le Fenerbahçe. Ann est plutôt bien entourée : à ses côtés, Lindsay Whalen, Alba Torrens, Sancho Lyttle et Sylvia Fowles. En face, le Fener n’est pas en reste avec Angel McCoughtry et Cappie Pondexter. Voilà pour les grands noms des deux équipes. Mais s’il y a bien une chose mondialement connue dans le basket turc, c’est l’intensité et l’engouement de son public, la fameux 13ème homme.

Comme le dit Ann Wauters : “En Turquie, les supporters sont assez… fanatiques. Normalement, comme on jouait à la maison, les supporters du Fener n’avaient pas le droit de venir. Puisque c’était la coupe, c’était considéré comme un terrain neutre et donc, les supporters des 2 camps étaient là. Ca m’a vraiment donné des frissons quand on est entré sur le terrain”.

Pour un tel événement, les supporters des 2 camps sont évidemment survoltés et plusieurs fois, le match doit être arrêté à cause de projectiles lancés sur le terrain. Pour le reste, chants, cris, musique sont de la partie à en faire pâlir les kops de football les plus rugueux.

“Une ambiance de fou” selon Ann et on la croit sur parole.

La fin du match est extrêmement serrée après avoir vu Galatasaray devant toute la partie. Le Fenerbahçe revient en effet à égalité à… une second du terme. Mais c’est finalement Galatasaray qui l’emporte de 2 points, 74 à 72, sur un ultime tir de Sancho Lyttle, le tout dans une ambiance complètement dingue.

Si Ann Wauters a choisi ce moment, c’est pour plusieurs raisons. Il y a tout d’abord le souvenir de cette fin de match complètement folle : permettre à un club comme le Galatasaray de renouer avec la victoire après plusieurs années de disette, devant un public considéré comme un des plus chauds du monde et contre le rival de toujours. Comme dirait Georges, what else ?

Pouvoir gagner une coupe à la dernière seconde, contre le rival Fenerbahçe, c’est évidemment très très beau. En plus, ça faisait un moment que Gala n’avait rien gagné. C’était super pour le club. C’est un très beau souvenir pour moi.

Ann Wauters

C’est aussi l’occasion pour notre légende de se remémorer les années passées en Turquie, un championnat très relevé qu’elle a beaucoup fréquenté et dans lequel elle garde de nombreux bons souvenirs.

Enfin, Ann a volontairement choisi un moment plus ancien de sa carrière pour nous faire découvrir un match que nous sommes sans doute nombreux à ne pas avoir vu.

A l’heure actuelle, les regards sont encore tous tournés vers Tokyo en espérant un maintien des Jeux Olympique. En attendant, un immense merci à Ann d’avoir partagé avec nous un des incroyables moments de sa carrière.



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