Quand Taurasi devenait “Dirty Diana” pour clasher tous les mecs de Team USA

S’il faut retirer quelque chose de positif de cette période sans basket, c’est qu’elle est l’occasion d’entendre tout un tas d’histoires et de récits que les joueuses et les joueurs n’ont pas forcément le temps de raconter pendant le rush d’une saison. Depuis le début de cette crise sanitaire, on vous relaye dès que l’on peut ce qui ressort des discussions impliquant Sue Bird et Diana Taurasi notamment, tant la carrière et la vie de ces deux monstres sacrés sont des mines d’or. Cette fois, c’est un tiers qui s’est chargé de rappeler à quel point Taurasi était un personnage unique et avec lequel on ne peut pas blaguer impunément.

DeMar DeRozan, l’arrière All-Star des San Antonio Spurs, était l’invité de Rosalyn Gold-Onwude d’ESPN dans un live Instagram cette semaine. DeRozan connaît très bien Diana Taurasi. Déjà parce qu’il a grandi à Compton, en Californie, dans une région où la légende de “Dirty Diana” est établie depuis longtemps. Ensuite, parce qu’il l’a pratiquée au quotidien pendant les Jeux Olympiques 2016 à Rio. Les deux équipes de Team USA étaient réunies sur un bateau de croisière, lieu de résidence de la sélection américaine au Brésil. Chez les garçons, il y avait évidemment un nombre important de “grandes gueules”, mais absolument personne de la trempe de Diana Taurasi. C’est ce que DeRozan a raconté, répondant à la rumeur d’une engueulade entre “DT” et Draymond Green, l’intérieur à la langue toujours bien pendue des Golden State Warriors.

“Oui, c’est vrai, c’est arrivé. C’est un moment culte. En temps normal, personne n’aurait dû entendre ça, mais on était sur un bateau dont on ne sortait que pour aller s’entraîner ou jouer les matches. Sur ce bateau, tu pouvais entendre la conversation téléphonique de la personne dans la chambre d’à côté, ou quelqu’un tirer la chasse des WC un peu plus loin. C’était devenu un lieu plein de testostérone où tout était monté en épingle. Quand tu réunis un paquet de compétiteurs au même endroit, les gens trouvent toujours quelque chose pour se disputer ou pour créer une compétition, que ça concerne les qualités au basket, des compétences dans d’autres domaines ou des parties de cartes. Entre ceux qui gagnaient et ceux qui perdaient, il y avait cette agressivité constante.

Diana Taurasi est l’une des personnes qui aiment le plus la compétition au monde. Elle ne recule devant personne. Que tu fasses 1,50 m ou 2,15 m, c’est pareil. Avec Draymond Green, ils se disputaient au sujet de leurs jeux respectifs. Draymond parlait toujours du nombre de bagues qu’il avait gagnées. Diana lui expliquait qu’elle était la GOAT de sa profession. Ils s’envoyaient des piques chacun leur tour. Je dois le dire : Diana a gagné ce débat. Très largement ! C’est la GOAT du basket chez les femmes et elle te le fait savoir constamment. Draymond a eu du succès dans sa carrière, mais Diana avait trop de faits d’armes à son actif dans cette discussion”.

Le plus beau, c’est que Diana Taurasi ne s’est pas arrêtée au seul cas de Draymond Green. Elle s’est aussi occupée de tous les audacieux qui pensaient pouvoir la faire taire.

“Diana s’en est prise à tout le monde. A un moment, tu te disais : ‘Merde, j’espère qu’elle ne va pas s’occuper de moi’. Elle avait une sorte de liste de joueurs et elle leur sortait des trucs sur eux. ‘Toi tu crois que tu es ça, mais en fait tu es ça’, etc… Honnêtement, ce sont les plus gros moves de gangster que j’ai vu dans ma vie. Tous ceux qui étaient dans cette équipe peuvent le dire. Diana est unique. Elle s’en est prise à DeMarcus Cousins (un crack dans la catégorie “tête de con à grande bouche”, NDLR) ou à Jimmy Butler. Quand je passais par là lorsqu’elle faisait ça, je priais pour ne pas me prendre une balle perdue”.

On aurait vraiment aimé être une petite souris cette année-là pour assister au one-woman show quotidien de Diana Taurasi… C’est justement pour entendre d’autres histoires comme celle-là qu’on prie pour que la star du Mercury soit en mesure de disputer ses cinquièmes Jeux Olympiques, l’été prochain, au Japon…



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *