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Drama chez les Sparks, l’ex-GM Penny Toler vide son sac et c’est violent !

L’intersaison était bien trop feel good chez les Los Angeles Sparks. Des recrues importantes (Kristi Toliver et la prise de guerre Seimone Augustus) sont arrivées, le fail de Derek Fisher avec Candace Parker lors des derniers playoffs a été planqué sous le tapis et tout le monde semblait conscient qu’avec cette force de frappe Los Angeles ne peut que viser le titre. Quelque chose clochait. Une petite tempête extra-sportive se préparait.

On ne sait pas quelles en seront les conséquences, mais Penny Toler, l’ex-General Manager de la franchise, a vidé son sac de manière spectaculaire mardi, pour agrémenter une plainte déposée dans le même temps. On se réjouissait que la saison 2020 implique un peu plus de drama en WNBA, mais on n’en demandait pas autant…

La bombe lâchée par Toler, qui affirme avoir été renvoyée en octobre dernier sur fond de discrimination, implique d’anciens et actuels dirigeants des Sparks, mais aussi Brian Agler, l’ex-head coach californien parti s’occuper des Dallas Wings.

Petit rappel des faits.

En octobre dernier, donc, Penny Toler était renvoyée pour avoir prononcé des injures à caractère racial dans le vestiaire des Sparks lors des derniers playoffs. Une joueuse, sous couvert d’anonymat, avait expliqué à ESPN qu’on “ne pouvait plus dire ça en 2019”. Traduction : Toler a plusieurs fois eu recours au mot “nigger” pour apostropher ses joueuses. Elle-même Afro-Américaine, Toler ne s’en est toutefois pas sortie pour ces écarts de langage.

Sauf que l’ex-General Manager pense que c’est surtout parce qu’elle est une femme et qu’elle en savait trop que la direction a sauté sur l’opportunité de l’écarter du tableau.

Brian Agler Los Angeles Sparks Dallas Wings

Brian Agler aurait couché avec une joueuse, Candace Parker devait être tradée

Selon Toler, Brian Agler, l’ancien coach champion avec les Sparks en 2016, a fait bien pire durant son mandat : en plus d’avoir “verbalement agressé” à plusieurs reprises des joueuses en toute impunité, Agler aurait eu des relations sexuelles (a priori consenties) avec l’une de ses joueuses dont l’identité n’a pas été dévoilée. Plus problématique encore : “Le comportement de prédateur sexuel de Brian Agler a conduit certaines joueuses des Sparks à se plaindre auprès de la direction, et d’autres à quitter l’équipe”, raconte Penny Toler dans l’Associated Press. Les Sparks auraient été mis au courant du comportement de leur coach, mais n’ont pas pris de mesures à son sujet jusqu’à sa propre démission en 2018.

Agler n’est pas le seul à être mis dans la sauce par son ancienne supérieure hiérarchique. Christine Simmons, l’ancienne présidente des Sparks et Eric Holoman, l’un des membres influents du front office, auraient eux aussi entretenu une relation extra-conjugale que Toler jugeait très pénalisante pour le bon fonctionnement de la franchise. Simmons couchait également avec l’un des ball boys de l’équipe – “ce qui risquait de provoquer un tollé dans la ligue” – et continuait de tirer certaines ficelles au sein des Sparks, même après son départ en 2018.

C’est ainsi elle qui aurait empêché Penny Toler de trader Candace Parker comme elle en avait a priori l’intention, notamment parce que son amant Holoman était ami avec la superstar californienne. Si le soap-opéra interne dans lequel elle a été impliquée pose clairement problème sur le plan déontologique et moral, les fans peuvent indirectement remercier Simmons de leur avoir permis de conserver “CP3″…

Brian Agler et Christine Simmons n’ont pas encore répondu aux accusations de Penny Toler, mais on a comme l’impression que tout ceci n’est que le début d’un feuilleton qui va malheureusement polluer les Los Angeles Sparks et leurs ambitions à deux mois du début de la saison…



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