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Lauren Cox, bien plus forte que la maladie

Evidemment, quand on pense à la draft 2020, on parle beaucoup de Sabrina Ionescu. Comment, d’ailleurs, ne pas le faire alors qu’elle vient de signer son 22ème triple double en carrière et s’offrir le titre de Queen de la part du King ?

https://twitter.com/KingJames/status/1216631104481837056

Mais la cuvée à venir possède d’autres joueuses de talent et l’une d’entre elle a un parcours qui force tout particulièrement le respect. Son nom ? Lauren Cox. Son palmarès ? Un titre NCAAW en 2019 avec les Baylor Bears et une myriade de récompenses individuelles. Sa particularité ? Elle vit avec le diabète de type 1 depuis l’âge de 7 ans.


Sans faire un remake de “Il était une fois la vie“, voici quelques mots sur le diabète de type 1. Il s’agit d’une maladie auto-immune qui survient lorsque le pancréas ne produit plus assez ou plus du tout d’insuline, l’hormone qui permet au glucose d’être utilisé pour produire de l’énergie. Il se développe généralement chez les enfants et les adolescents. Le principal traitement consiste à remplacer à vie l’insuline qui fait défaut via des injections.

Cela ne va pas t’arrêter, cela ne va pas te retenir, tu peux toujours faire ce que tu veux.

Brenda Cox, la maman de Lauren, après le diagnostic

Jamais seule

Très entourée par sa famille et son équipe, Lauren Cox a une hygiène de vie irréprochable et bénéficie d’un matériel de pointe pour l’aider à gérer au mieux sa carrière de joueuse professionnelle. Elle bénéficie ainsi d’une surveillance continue du glucose. Le moniteur de Lauren, fixé à la partie supérieure de son bras et recouvert d’une protection, envoie les mesures à sa pompe à insuline via Bluetooth. La pompe, quant à elle, est assez petite pour être insérée dans son soutien-gorge de sport. Ca ne l’empêche pas de grimacer quand elle se prend accidentellement un coup de genou ou de coude. Mais Lauren jure que ça ne fait pas mal : “Je pense qu’à ce stade-ci, je suis juste habituée à cela”.

Le choix de jouer à Baylor n’a pas été pris à la légère. Brenda, la maman de Lauren, a ainsi testé Coach Mulkey lors des premiers entretiens de recrutement : “Si vous êtes dans un match de championnat national et que le taux de sucre dans le sang de Lauren est trop élevé ou trop bas, qu’allez-vous faire ?” Mulkey a simplement répondu qu’elle ne ferait pas jouer Cox car sa santé passerait avant tout. C’était la réponse attendue par la matriarche de la famille : “J’avais un bon pressentiment. Coach Mulkey est aussi une mère.”

Coach Mulkey a toujours tenu parole. L’année passée, contre Tennessee, Lauren n’avait pas un taux de glycémie satisfaisant juste avant le tipoff : elle est restée sur le banc durant toute la première mi-temps pendant que l’équipe médicale s’afférait pour que sa glycémie revienne à la normale.

Une ambassadrice concernée

Lauren Cox n’est pas une joueuse qui recherche à tout prix la lumière. Mais pour les presque 100 000 enfants ou adolescents qui développent un diabète de type 1 chaque année dans le monde, sa médiatisation est importante. A Baylor, depuis son arrivée, tout le staff a été sensibilisé à la problématique du diabète.

Je veux être un modèle pour les plus jeunes et même pour les gens de mon âge qui n’ont peut-être pas eu de médecin qui les a encouragé à faire du sport. Ils avaient peut-être quelqu’un qui leur disait : “Tu ne peux pas faire ceci, tu ne peux pas faire cela”.

Lauren Cox

Pour autant, Lauren refuse d’être définie par sa maladie : “Je contrôle le diabète, il ne me contrôle pas.”

Et demain, la WNBA…

S’il est fort probable que Sabrina Ionescu finisse premier choix de la draft 2020, Lauren est actuellement annoncée en 2ème position dans les prévisions. Alors qu’elle revient seulement d’une lourde blessure au genou et qu’elle souffre d’une maladie chronique, ce genre de pronostic en dit long sur son talent ! Et, chance pour elle, Lauren arrive en WNBA à un tournant de la ligue, où le bien être des athlètes est enfin pris en compte dans le nouveau CBA.

En attendant de fouler les parquets de WNBA, il reste du boulot à faire en NCAAW. Avec un bilan actuel de 13-1, les Baylor Bears peuvent viser et espérer le doublé. Et ce n’est certainement pas le diabète qui empêchera cela…



Un commentaire sur

Lauren Cox, bien plus forte que la maladie

  • 1stLeBronJamesFan

    C’est fort ça

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