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#RunItBack

Ça y’est !

Présente depuis la deuxième saison de la WNBA en 1998 et donc parmi les plus anciennes équipes de la Ligue, les Washington Mystics étaient jusqu’à l’année dernière la seule équipe en activité à ne jamais avoir mis un pied en Finales. Après un Finish complètement dingue, les voici désormais championnes 2019 de la WNBA !

Alors que les cendres de ces finales sont encore chaudes, c’est l’occasion pour Swish-Swish de regarder dans le rétro cette magnifique épopée réalisée par les joueuses de Washington.

Retour sur une saison historique…

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🤗🤗 #TogetherDC

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Pour revenir sur ce magnifique parcours, retour en arrière non pas au début de cette saison mais quelques mois auparavant, lors des Finales 2018. Les Mystics sont alors en Finales pour la première fois de leur histoire, opposées au Seattle Storm de la MVP Breanna Stewart. De leur côté, les Mystics sont un peu diminuées : Emma Meesseman a décidé de passer son tour cette année là pour se concentrer sur l’équipe nationale belge et Elena Delle Donne poursuit son parcours du combattant face à son physique souvent défaillant et participe aux Finales avec de forts problèmes aux genoux.

Le résultat appartient désormais à l’histoire. Dans cette configuration, le Storm est bien trop fort et Washington ne verra pas le jour dans ces finales. Breanna Stewart est stratosphérique dans cette année 2018 et les Mystics, étouffées par la défense de Seattle, shooteront à des pourcentages catastrophiques et se feront dominer au rebond tout au long de la série. Un résultat de 3-0 pour le Storm et un sweep bien sec pour les Mystics qui rentreront à Washington avec les fesses rougies.

Avance rapide de quelques mois pour arriver en ce début de saison 2019. Le marché de l’intersaison s’est au final révélé assez light. Le groupe est resté fondamentalement le même à une exception près : Emma Meesseman est désormais de retour.

Si tout le monde s’accorde à dire que la présence de la belge dans l’effectif est une upgrade sur le papier, la question de sa compatibilité avec Elena Delle Donne est sur toutes les lèvres. Lors de la saison 2017, elles avaient par moment donné l’impression de se marcher dessus, chacune ayant des similitudes dans leur jeu et préférant jouer au même poste, le 4.

Les attentes sont alors grandes autour du groupe mais un certain nombre d’observateurs doutent de leur capacité à réitérer leur beau parcours.

Réitérer ce parcours et faire encore mieux, c’est le slogan de cette équipe. Le fameux #RunItBack asséné tout au long de la saison à l’instigation de Kristi Toliver. Lors des Pickup games dans la street, l’expression “run it back” signifie “On le rejoue, tu me dois une revanche”.

C’est donc empreinte de ce sentiment de revanche à prendre que les Mystics entament leur saison. Lors de leur préparation, elles revisionneront ensemble le déroulé des Finales 2018 pour se nourrir de ce sentiment de défaite et y puiser la motivation nécessaire pour la saison 2019.

Cette saison démarrera d’ailleurs pour les Mystics par une défaite face au… Connecticut Sun. Les Mystics doivent alors jouer sans Delle Donne, toujours ennuyée par son genou. On attend alors beaucoup de Emma Meesseman et Kristi Toliver mais sans leur leader, l’équipe n’y arrivera pas.

Ce sera d’ailleurs une constante tout au long de la saison. Lorsque Elena Delle Donne est sur deux jambes et en pleine forme, l’équipe va bien. En son absence, le bilan des Mystics sera sans appel : aucune victoire ne sera engrangée si Elena n’est pas en tenue. Vous avez dit Valuable ?

Heureusement pour les Mystics, après ce démarrage raté, Elena sera de retour dans l’effectif et les victoires s’enchaîneront pour permettre à Washington de truster les premières places du classement. Mais la régulière ne sera pas pour autant une balade de santé. En effet, malgré l’absence de nombreuses cadres dans plusieurs équipes, plusieurs équipes tirent leur épingle du jeu et lutteront tout au long de la saison avec Washington pour la première place, et en particulier le Connecticut Sun qui réalisera un début de saison époustouflant et les Las Vegas Aces qui seront particulièrement performant en deuxième tiers de saison.

Néanmoins, petit à petit, les choses vont se mettre en place pour les Mystics et leur attaque de feu. Passé les réglages de début de saison, les shoots se mettent à pleuvoir et rentrer et le jeu bien léché qu’on leur connaît prend cette année une tout autre dimension et ce pour différentes raisons.

La première à évoquer n’est pas la plus évidente et pourtant elle a son rôle à jouer et est la parfaite complémentarité et alternance trouvée entre Tasha Cloud et Kristi Toliver. Ainsi, cette année, les deux guards des Mystics se classent toutes les deux dans le top 5 des meilleures donneuses d’assist (respectivement 2e et 4e). Et comme il y’a toujours plus d’idées dans deux chef d’orchestre que dans une, pas étonnant de voir l’attaque des Mystics si bien jouer cette année.

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La deuxième raison est à trouver dans la défense. Si les Mystics sont avant tout une formidable armada offensive, c’est avant tout dans leur défense qu’elles ont trouvé les réponses.

Enfin, comment ne pas évoquer la pièce maîtresse de l’effectif en la personne d’Elena Delle Donne. Passé les premières imprécisions de début de saison, encore ennuyée par son genou, la native du Delaware va petit à petit se mettre en route et jouer au niveau qu’on lui connaît : une all-star titulaire sans contestation. Elle recevra d’ailleurs le maximum de votes pour être capitaine à l’Est pour le match des étoiles.

Après être montée gentiment en température, une fracture au nez, obtenue lors d’une rencontre avec les Sparks, la tient éloignée des parquets pendant trois rencontres. A son retour, Elena joue avec un masque et se met alors en mode machine pour la deuxième moitié de saison. Totalement injouable, Elena finira la première saison officielle de l’histoire de la WNBA en 50-40-90 et recevra le titre de MVP de la saison régulière de manière quasi unanime (si ce n’est une réticence dans les votes de la part de ressortissant de la ville de Chicago).

Emma Meesseman, pour sa part proposera une saison régulière beaucoup plus décousue. Après 3 premiers matchs en mode échauffement, la belge manquera une dizaine de rencontre pour cause d’EuroBasket avec l’équipe nationale belge et, à son retour, mettra un peu de temps à trouver ses marques. En fin de saison néanmoins, l’équilibre semble être trouvé entre Elena et Emma, en sortie de banc. Auréolée de la distinction honorifique de meilleure attaque de l’histoire de la WNBA, les Mystics ont alors validé leur 1e place et abordent les playoffs avec beaucoup d’ambitions.

Ce sont d’abord les Aces qui se dressent devant les joueuses du District et les deux équipes proposeront une série d’une grande qualité. Emma Messeman sort de sa boîte pour montrer qu’elle n’a rien à envier aux plus grandes et sort deux premiers matchs d’anthologie pour deux victoires des Mystics : “Playoff Emma” est née. On se dit alors qu’on se dirige vers un sweep bien sec pour Las Vegas mais les joueuses de Bill Laimbeer trouveront les ressources, portées par leur public et par une Liz Cambage indéfendable, pour aller chercher le Game 3. Lors du Game 4, il fait irrespirable et au bout d’un suspens insoutenable, Washington décroche son ticket pour les finales.

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Alors qu’on pense avoir alors vécu le paroxysme en terme d’intensité, les Finales 2019 vont se révéler être un modèle du genre. Après un Game 1 maîtrisé par les joueuses de Coach Thibault, on s’attend à les voir réitérer leur performance lors du Game 2, toujours à la maison. Mais cela c’était sans compter sur le principal ennemi de Washington, élément pointé depuis le début de la saison : le physique d’Elena Delle Donne. Après 3 minutes de jeu, Elena sent que ses douleurs au dos, perçues à l’entrainement ne passeront pas. L’équipe terminera la rencontre sans elle. Privée de leur meilleur élément à l’intérieur, Washington ne pourra pas résister aux attaques du duo Jonquel Jones/Alyssa Thomas. Série à égalité, Les Mystics ont désormais perdu l’avantage du terrain et les nouvelles autour de Delle Donne ne s’avère pas rassurantes : petite hernie discale…

Au début du Game 3, la sentence tombe : Elena jouera ! Cependant, on remarque très vite qu’Elena ne pourra pas faire beaucoup plus que de la figuration. Elle est raide et ses déplacements sont compliqués. Néanmoins, les shoots rentrent et aidé par une Emma Meessman des grands soirs et un duo Tasha Cloud/Kristi Toliver en feu, Elena va se surpasser et tout donner. Un match référence dans l’histoire des Washington Mystics et pour la legacy d’Elena Delle Donne vient d’avoir lieu sous nos yeux, les Mystics sont désormais à une victoire du titre tant attendu. 40 minutes…

Les 40 minutes suivantes ne seront pourtant pas de tout repos pour les fans de Washington. En effet, le Game 4 démarre très mal pour l’effectif de Coach Thibault. Après une première mi-temps catastrophique, les Mystics se reprennent dans le 3e quart pour égaliser. 10 minutes pour le titre, 10 minutes pour la consécration finale… qui n’arrivera pas. Comme le dit le proverbe : rien ne sert de courir, il faut partir à point. Malgré une avance prise en cours de 4e QT, la fin de match sera mal gérée et permet au Sun d’égaliser. Game 5 à suivre. Inmanquable.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette rencontre aura tenu toutes ses promesses. Serré de bout en bout, dans une intensité folle, les équipes se rendent coup pour coup et le lead ne cesse de changer. On sent de part et d’autre un stress. Les tirs ne rentrent pas. Washington shoote à un très étonnant 4-19 à 3pts. Néanmoins, l’équipe se réinvente et propose un jeu à l’intérieur très intéressant avec les apports d’Emma et Elena. Sur le banc pour problème de fautes, Jonquel Jones voit son équipe se faire remonter en fin de 3e quart. Le momentum a tourné. Les Mystics ont désormais une main sur le trophée et ne le lâcheront plus.

Après un parcours complètement dingue, Les Washington Mystics sont Champions WNBA 2019.

Le reste n’est que confettis, confusion, joie, Amour.

L’amour de Tasha Cloud pour sa communauté, elle qui lutte au jour le jour pour le bien être des enfants du quartier.

L’amour d’Aerial Powers pour le public qu’elle harangue, debout sur la table de marque, telle une gladiatrice des temps modernes.

L’amour d’Elena Delle Donne pour son Coach (“Have I said lately that I love you”).

L’amour d’une Emma Meesseman pour ses coéquipière, pour sa famille comme elle le dit elle-même. Une Emma abasourdie d’être honorée du titre de MVP des Finales (Elle est bien la seule).

L’amour d’un public enfin (re)trouvé dans cette nouvelle salle qui a fait vibrer une saison pas comme les autres pour cette équipe bien longtemps considérée comme le vilain petit canard de la WNBA, mais qui en est désormais sur le toit :

Les Washington Mystics, champions WNBA 2019

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OUR TROPHY'S LOOKING SHINY 🏆

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2 commentaires sur

#RunItBack

  • 1stLeBronJamesFan

    Florian méfie toi !! À Chicago, on n’a la mémoire longue, très longue.

    • Florian

      Ah mais j’aime beaucoup Chicago moi. Je trouve que vous avez un bel effectif avec un bel avenir. 🙂

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