Sabrina Ionescu : l’histoire touchante d’une course Uber avec son père et un employé des Bulls

Luka Dukich travaille pour les Chicago Bulls et l’équipe de baseball des White Sox. Il n’y a donc théoriquement pas grand chose qui le relie à Sabrina Ionescu, la meneuse de New York, star annoncée de la WNBA dans les années à venir. Pourtant, grâce à une petite anecdote qu’il a racontée sur Twitter cette semaine, Dukich nous a permis de nous souvenir que si elle est née aux Etats-Unis, Ionescu vient d’une famille dont toutes les attaches sont en Roumanie et pour laquelle l’Amérique est une terre d’accueil.

Dan Ionescu, son père, a fui son pays natal en 1989, lorsque celui-ci était en pleine révolution pour renverser le président totalitaire Nicolae Ceaucescu. Pendant 5 ans, il a vécu loin de sa femme et de leur premier enfant, Andrei, pour gagner la Californie, y créer un business et avoir droit à un regroupement familial par la suite. C’est une fois le couple installé dans le nord de l’état que Sabrina et son jumeau Eddie ont vu le jour. Celle qui deviendra l’une des plus formidables joueuses universitaires de sa génération dans l’Oregon n’est pas née dans un foyer de basketteurs, mais au sein d’un clan d’immigrés déracinés qui a dû trimer pour s’en sortir. Dan, taxi, propriétaire d’une entreprise de limousines, puis chauffeur Uber, a néanmoins tout fait pour que ses enfants puissent réussir dans la vie et les a soutenus sans relâche.

A commencer par Sabrina, dont le talent balle en main l’a vite époustouflé. C’est là que démarre le court mais édifiant récit de Luka Dukich.

“C’est la meilleure”

“Je me trouvais à San Francisco il y a quelques années et je me suis retrouvé à discuter avec notre chauffeur Uber. C’était un Roumain très amical. Il m’a posé des questions sur mon métier et on a commencé à parler basket. Il m’a dit que sa fille allait jouer à l’université. ‘Elle doit être forte !’, lui ai-je dit.

Il s’est tourné vers moi, a levé l’index et m’a répondu : ‘Non. Elle n’est pas forte. C’est LA MEILLEURE’.

Je suis originaire des Balkans. J’ai côtoyé des parents d’Europe de l’Est toute ma vie. Ce sont des gens qui vous diront TOUJOURS qu’ils ont les meilleures choses. J’ai ri en l’écoutant et en lui disant que c’était super.

On a parlé de basket un peu plus longtemps, puis il m’a laissé sa carte au cas où j’aurais besoin d’un chauffeur un jour. Quelques années plus tard, il s’est avéré qu’il avait raison. C’était bien LA MEILLEURE”.

Sabrina elle-même a confirmé en commentant le thread : “Oui, on dirait bien que c’était mon père, haha !”.

La famille Ionescu, que l’on avait vue nombreuse au côté de Sabrina le soir de sa Draft en 2020, n’a pas pu venir soutenir sa protégée, blessée dès le troisième match de sa carrière, dans la Wubble. Dan et les siens vont pouvoir se rattraper si la situation sanitaire continue de s’améliorer aux Etats-Unis, et assister aux vrais débuts de la star de la famille. Ils ne seront pas les seuls à avoir les yeux rivés sur les prestations de la meneuse du Liberty. Tout le monde voudra voir ce que Sabrina Ionescu a dans les mains et si elle saura se montrer à la hauteur des attentes pour devenir LA MEILLEURE, comme l’a prédit son père.



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