Les joueuses WNBA en LFB : bilan de fin de saison régulière

Retour sur la saison de ces stars de la WNBA qui ont choisi d’exporter leur talent jusque dans championnat français.

Les joueuses qui étaient dans un roster en 2020

— Myisha Hines-Allen

À vingt-cinq ans, la native du New Jersey s’était révélée lors de la saison WNBA 2020, où elle avait été l’une des candidates les plus sérieuses au titre de MIP (Most Improved Player), finalement décerné à la néo-star du Dream, Betnijah Laney. Mais dès son arrivée en France quelques mois plus tard dans les rangs du BLMA, Myisha Hines-Allen a confirmé son statut de star nouvellement acquis. Sa saison régulière avec les Gazelles a ainsi été marquée par des performances ahurissantes, la recrue d’Edwige Lawson-Wade nous ayant souvent donné l’impression de monter en puissance de semaine en semaine. Avec des statistiques moyennes de 16,9 points et 9,5 rebonds pour une évaluation globale de 18,9 sur 21 matchs, la pépite des Washington Mystics a fait preuve d’une constance et d’une efficacité remarquables, qui lui ont logiquement valu une place dans le premier cinq du championnat pour la saison.

— Alysha Clark

Après quelques incertitudes quant à son retour en début de saison, on avait été très heureux de finalement revoir la star du Seattle Storm dans les rangs du LDLC ASVEL Féminin quelques semaines après le début du championnat français. Au sortir d’une saison quasi parfaite qui s’était soldée par un deuxième titre de championne WNBA décroché dans la bulle de Bradenton, le couteau suisse du Seattle Storm avait réalisé un début de saison tout aussi prometteur que les années passées. Malheureusement, la saison fut écourtée pour Alysha, victime d’une blessure au pied en mars dernier lors de la défaite des Lionnes face à Villeneuve d’Ascq. Il faudra attendre la saison 2022 pour voir Alysha intégrer sa nouvelle équipe américaine des Washington Mystics, où elle retrouvera sa compatriote Myisha Hines-Allen, mais on espère la revoir sur les parquets français ou européens d’ici là. Bon rétablissement, Alysha !

— Cheyenne Parker

Outre les performances de Myisha Hines-Allen, le BLMA a également pu compter sur l’apport de Cheyenne Parker pendant toute la première partie de saison. Recrutée en tant que joker médical d’Asia Durr, retenue aux États-Unis pour des raisons médicales, la joueuse de Chicago avait trouvé sa place dans l’effectif des Gazelles pour la deuxième année consécutive. Ses 17 points et 6,4 rebonds de moyenne sur dix matchs joués lui ont valu une évaluation globale de 17,1 révélatrice du caractère déterminant de sa présence sur le terrain. En plus des performances sportives, son sourire et sa bonne humeur ont eu vite fait de conquérir le coeur des Gazelles et de leurs fans. Il ne nous reste donc plus qu’à espérer que le coup de coeur ait été réciproque, et que l’on retrouve rapidement la nouvelle recrue du Dream sur les parquets de la LFB.

— Napheesa Collier

Comme une star en remplace souvent une autre au BLMA, dès le départ de Cheyenne Parker, ce n’est nulle autre que Napheesa Collier, ancienne star de l’Université du Connecticut et rookie de l’année 2019, qui a rejoint le BLMA. Les performances de la star montante des Minnesota Lynx ont de suite révélé le caractère all-around de la joueuse. Dès son arrivée, Napheesa a contribué à hauteur de 15 points et 7 rebonds par match aux victoires de son équipe, lancée sur une nouvelle dynamique en deuxième partie de saison. Il n’est aucun doute quant au fait que sa présence a largement contribué au magnifique parcours des Gazelles en Coupe de France, qui s’est soldé par une victoire à Bercy tout juste hier. Les play-offs n’ayant pas débuté, il reste encore à Phee quelques belles occasions de faire montre de toute l’étendue de son talent. Nous n’attendons que ça.

— Julie Allemand

Eh oui, quand on parle des joueuses établies en WNBA, il est désormais impossible de passer à côté du nom de la sensation belge, Julie Allemand. Souvenez-vous, l’été dernier, en l’espace de quelques semaines seulement, Julie avait réussi à conquérir le coeur des fans et des observateurs américains, tant elle semblait à l’aise dans son nouveau rôle de maître d’oeuvre du Fever. Dès son retour en France, celle qui est désormais une habituée de la LFB, n’avait pas tardé à se réhabituer au jeu européen pour mener les Gazelles d’une main de maître. Entre les Game-winners à couper le souffle, les passes aveugles qui donnent le tournis, et le reste de son arsenal, la jeune joueuse belge avait confirmé son appartenance à l’élite du basket européen, et même mondial. Élue dans le premier cinq du championnat, c’est aussi elle qui fut récompensée du titre de MVP de la finale de la Coupe de France il y a moins de vingt-quatre heures. Son départ pour l’ASVEL ayant déjà été annoncé, nous avons la certitude de voir le show Julie Allemand évoluer sur les parquets français pendant quelques années encore.

— Kaleena Mosqueda-Lewis

Après plus de quatre ans passés dans les rangs des Flammes Carolo à Charleville-Mézières, l’ancienne joueuse d’UConn et du Seattle Storm avait opté pour un nouveau départ au début de la saison 2021 en rejoignant Nantes Rezé. Avec douze points de moyenne par match, la nouvelle recrue du Connecticut Sun fut sans aucun doute un des piliers de son équipe, malgré des résultats en dents de scie tout au long de la saison. Lanterne rouge du championnat, le Nantes Rezé Basket ne pourra pas échapper à la relégation. Reste à savoir si Kaleena fera partie de l’effectif qui jouera la montée la saison prochaine, ou si la native de Californie décidera de voguer vers de nouveaux horizons. Wait and see…

Les joueuses passées par la WNBA

Outre celles qui figuraient dans un roster lors de la saison passée, de nombreuses joueuses de LFB sont passées, à un moment de leur carrière, par la WNBA. Petit tour d’horizon de leur parcours en LFB cette saison.

Au LDLC ASVEL féminin, le duo new-yorkais Marine Johannès/Nayo Raincock-Ekunwe a été décisif tout au long de la saison, permettant aux Lionnes de finir dans le trio de tête du championnat, à égalité avec Bourges et Basket-Landes, à l’issue de la saison régulière. Élue dans le cinq majeur de LFB ainsi que dans le second cinq de l’Euroleague, Marine Johannès a une fois encore réalisé des performances…. tout simplement johannesques. La MVP 2018 du championnat, quant à elle, a contribué avec constance aux belles performances de son équipe. Ses onze points et sept rebonds sur la saison, pour une évaluation moyenne de presque 15, en témoignent amplement.

Du coté des Tango, les performances de Marissa Coleman, en activité outre-atlantique de 2009 à 2018, ne sont pas non plus passées inaperçues. Malgré son départ à la mi-saison pour raisons personnelles, la native de Portland a su user de son expérience pour maintenir son équipe en haut du tableau pendant une grande partie de la saison.

Les internationales françaises passées par la WNBA — Céline Dumerc, Valériane Vukosavljevic, Endy Miyem, en plus de Marine Johannès —, n’ont pas non plus démérité. Si les deux premières ont défendu les couleurs de Basket Landes en Euroleague et dans le cinq majeur de la saison (Valériane V.), la troisième a participé à l’épopée folle des Carolo jusqu’en finale de la Coupe de France, malgré une blessure à la fin de la compétition.

Vous le voyez, cette année encore, les fans de WNBA avaient de quoi se régaler en suivant le championnat français. La France s’est même transformée cette année en mini viver de talents pour la prestigieuse league américaine, Iliana Rupert et Marine Fauthoux ayant toutes deux été draftées. Le futur s’annonce radieux !



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *