Renée Montgomery, avec un groupe d’investisseurs, rachète la franchise du Dream d’Atlanta

Cet été, la Wubble de Bradenton, en plus de voir se dérouler avec réussite une nouvelle saison WNBA, avait été le théâtre d’un bras de fer quelque peu inattendu entre les joueuses du Dream d’Atlanta et leur dérangeante co-propriétaire : la sénatrice Républicaine Kelly Loeffler. Cette dernière avait récemment défrayé la chronique, entre autres avec son opposition répétée pour le mouvement Black Lives Matter. Ses positions, peu en phase avec les valeurs d’inclusions propres à la WNBA, ne laissaient que peu de doutes : Kelly Loeffler devait quitter la ligue.

Rapidement, des rumeurs de vente de la franchise avaient fait leur apparition. Il faut dire qu’avec ce genre de tweet, LeBron James n’avait fait que souffler sur les braises d’un feu qui ne pouvait plus s’éteindre.

https://twitter.com/KingJames/status/1346690058066272256?s=20

Renee Montgomery, ancienne joueuse entre autres des Lynx, du Sun, mais surtout depuis deux saisons du Dream, avait immédiatement réagi positivement à cette sortie du King, se montrant intéressée par la démarche.

Depuis, les informations s’étaient faites rares jusqu’à ce que ce 26 février, la nouvelle ne soit officielle. Accompagnée par un groupement d’investisseurs, dont le promoteur immobilier Larry Gottesdiener, actionnaire majoritaire de ce rachat, et Suzanne Abair, associée de ce dernier, Renee Montgomery a donc racheté son ancienne franchise pour en devenir la co-propriétaire et dirigeante. La vente a été approuvée unanimement par les instances de la WNBA et de la NBA, dont acte.

Au delà du soulagement de voir Kelly Loeffler voguer vers d’autres cieux, loin d’une ligue avec laquelle, de toute évidence, elle ne colle pas, ce rachat personnifié par Renee Montgomery est surtout un symbole à plusieurs titres. Voir une ancienne joueuse, noire de surcroit, passer du côté des propriétaires, et donc des “puissants”, ne peut être qu’un signal positif pour l’ensemble de la ligue et ce qu’elle représente. D’autant plus que, si Montgomery ne sera pas la première ex-joueuse a rejoindre un pool de co-propriétaire – Lisa Leslie possède ainsi des parts des Los Angeles Sparks – elle est en revanche la première qui recevra de vraies responsabilités de dirigeante au sein de celle-ci.

Interrogé à l’annonce de ce rachat, Gottesdiener s’est ainsi montré enthousiaste :

C’est un privilège de rejoindre un groupe de femmes inspirantes, qui aspirent à l’excellence sur le terrain et l’équité hors terrain.

Atlanta Dream sold to Larry Gottesdiener (msn.com)

Il est encore un peu tôt pour savoir comment les responsabilités seront réparties mais il semble que Suzanne Ablair et Renee Montgomery en seront les actrices principales au quotidien. Cette annonce aura toutefois signé le glas de la carrière sportive de Montgomery, Cathy Englebert, commissioner de la WNBA, ayant bien confirmé qu’il n’était pas possible de cumuler les fonctions de joueuse et dirigeante au sein d’une franchise.

Une page semble donc se tourner en Georgie et un vent d’optimisme souffler. Signe ou pas de ce renouveau, la franchise a ainsi signé dans la journée Odyssey Sims en provenance des Minnesota Lynx. Peut-être le premier signe d’un effet Montgomery ?



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