Et si les joueuses WNBA étaient des Pokémons ?

Il y a très exactement 25 ans, le 27 février 1996 marquait la sortie au Japon du premier volet d’une série de jeux vidéo qui deviendrait un véritable phénomène planétaire, Pokémon. Sortis de l’imaginaire de Satoshi Tajiri, ce jeu et cette saga nous emmenaient faire la connaissance de Sacha et ses amis ou ennemis et de leurs aventures dans ce monde où les créatures sympathiques que sont les Pokémons peuplent les fourrés de hautes herbes et font la fierté des dresseurs qui les ont attrapés et les font combattre sans vergogne. Leur objectif ? Devenir le premier dresseur à les attraper tous !

En hommage à ce phénomène qui aura marqué notre enfance (bon, en tout cas la mienne), petit exercice de style : Et si les joueuses WNBA qui nous font tant rêver, et que nous regardons s’affronter avec plaisir tous les étés, étaient en fait des Pokémons ? Quelles identités revêtiraient-elles ?

Disclaimer : De la même manière que Michael Jordan n’a jamais porté le maillot des Washington Wizards, il n’existe que 151 Pokémons et rien ne s’est jamais produit après. Toute autre hypothèse ou théorie ne serait que Fake News. Oui, je suis vieux (#boomer) mais je m’assume.


Les “Three to See” de la Draft 2013 : Skylar Diggins, Brittney Griner et Elena Delle Donne

Salamèche, Bulbizarre et Carapuce

Et vous, lequel choisiriez-vous ?

Le jeu, licence phare de la société Game Freak, s’ouvre initialement sur le choix premier que doit poser tout apprenti dresseur avant de se lancer dans le grand monde de l’aventure Pokémon, à savoir choisir son Pokémon de départ. Un trio se propose alors à lui : Bulbizarre, Carapuce ou Salamèche.

Ce choix ne peut que nous faire penser au rituel par lequel passent la grande majorité des joueuses appelées à jouer en WNBA : la draft. Et ce trio n’est pas sans nous rappeler un autre trio destiné à briller sur la planète basket : les 3 stars alors en devenir de la Draft 2013 : Brittney Griner, Elena Delle Donne et Skylar Diggins, respectivement en choix 1, 2 et 3.

Dans ce trio, Skylar Diggins est Salamèche, le feu, la fougue dont sait faire preuve Skylar lorsqu’il est question de s’enflammer au tir et d’embraser le marquoir, comme cette année où elle fut responsable de quelques enflammades au sein du Phoenix Mercury. Mais si Salamèche semble être un choix intéressant de prime abord, dès la deuxième arène, celle de l’eau, ses capacités s’avèrent être un vrai problème, à l’image de cette deuxième marche en Playoffs qui n’a toujours pas réussi à Skylar.

Brittney Griner est Bulbizarre, le végétal, qui jamais ne rompt ou ne faiblit. Bulbizarre est aussi le seul Pokémon starter a posséder 2 types : Plante et Poison. La plante de l’arbre, immuable, patron de défense tel que peut l’être Brittney, magistrale au contre dans sa raquette. Mais également le poison lorsque Brittney perd les pédales et déclenche une bagarre générale face aux Dallas Wings ou disparaît de la Wubble sans prévenir. Un choix à double face.

Elena Delle Donne, finalement, est Carapuce, l’eau. L’eau tout d’abord de la couleur bleue, comme le maillot du Chicago Sky qui l’a draftée. La précision au shoot chirurgicale, bien phase avec la fameuse attaque Pistolet à O de l’ami Carapuce. Des trois, Elena Delle Donne est très probablement la meilleure joueuse sur le long terme. Or, et ce n’est pas nous qui l’affirmons mais le site Scientific American, Carapuce est indéniablement le Pokémon le plus profitable des trois à choisir sur le long terme pour engranger les victoires dans le jeu. Enfin, pour achever de vous convaincre, n’oublions pas l’attachement de Carapuce à son clan, lui qui dans l’Animé quittera Sacha pour rejoindre les siens. Un attachement à l’image de celui qu’Elena a pour sa soeur et sa famille, au point d’avoir quitté Chicago en 2017 pour rejoindre Washington, plus proche de son Delaware natal.

Sylvia Fowles

Onix

Un petit air de ressemblance non ?

Si vous deviez choisir une seule joueuse qui vous évoque la pierre et sa dureté défensive, son côté inébranlable, vous ne pourriez pas passer à côté de Sylvia Fowles. Triple Défensive Player of the Year, Sylvia est un roc. Le pilier sur lequel se repose la défense de son équipe. Onix est le Pokémon phare de Pierre, le champion de la première arène. Sylvia, quant à elle n’est pas seulement championne mais double championne, en 2015 et 2017. Deux Finales dont elle sera élue MVP, au sein d’un effectif de Minnesota plus que fourni. Minnesota qui évolue bien souvent dans un maillot de couleur grise comme… la pierre. Cqfd

Carolyn Swords

Kabutops

Osez nous dire qu’elle ne fait pas plus que ses 31 ans

Le Pokedex, référence ultime en matière d’étude des pokémons, nous informe que le Kabutops est “un des Pokémons préhistoriques qui ne sont supposément plus censés exister autrement qu’à l’état de fossiles”. Il serait néanmoins possible de les faire revivre à partir d’un Fossile Dôme.

Il s’agit sans doute là de la méthode utilisée par Bill Laimbeer pour faire sortir de sa retraite la brave Carolyn Swords qui aura finalement, et en toute discrétion, rendu de fièrs services à son équipe des Aces cette année. Et si vous doutez de notre comparaison, venez nous dire en face que ses genoux ne sont pas à l’état de fossile justement.

Kelsey Mitchell

Magicarpe et Léviator

QI quoi ?

Que voilà une joueuse qui provoque des sentiments contradictoires dans le cœur de ses observateurs. Car Kelsey Mitchell est avant tout une joueuse de talent, dont l’instinct de finisseuse est très développé. Ainsi, lorsqu’il est question de mettre la balle dans le panier, Kelsey peut se révéler très dangereuse, à l’image, d’un terrifiant Léviator.

Mais le basket est aussi et avant tout un sport collectif, où la tactique et l’intelligence de jeu sont des paramètres importants. Et force est de constater qu’en terme de QI basket, Kelsey s’apparente par moment plus à un Magicarpe. Avec une Kelsey monopolisant le ballon et réduisant les efforts de mouvement collectif de ses coéquipières à néant, force est de constater que la dangerosité du Fever cette saison se sera approchée de celle du Pokémon poisson.

Liz Cambage

Kangourex

Avance belle et juste Australie

On ne va pas se mentir, le point de départ de cette comparaison n’aura pas été chercher loin. Liz Cambage est Australienne et il se trouve qu’un Pokémon voit justement son nom tiré de l’animal phare de ce pays : le kangourou.

Et pourtant, lorsque l’on y regarde de plus près, le Kangourex ne manque pas de points communs avec l’intérieure de Vegas. Du haut de ses 2 mètres 20, avec son large corps marron, robuste, équipé de plaques osseuses par endroits, Kangourex est du genre dominant. Or, la domination, Liz connaît. Toujours titulaire du record de points marqués sur une rencontre, Liz attend toujours la défense qui aura trouvé le moyen de l’empêcher de marquer et de dominer.

Ça ne s’invente pas, le Kangourex a comme Capacité spéciale le talent “Querelleur”. Et quand on sait la capacité incroyable de notre amie Liz de s’embrouiller et se faire détester par la moitié de la ligue, on ne peut s’empêcher de sourire. Enfin, il est à noter que les Kangourex sont exclusivement féminins. Et cela ne manquera pas de réjouir Liz, elle qui se bat au quotidien, sur les réseaux ou sur les parquets, toujours avec la verve qu’on lui connait, pour se faire respecter comme la joueuse ultra dominante qu’elle est, indépendamment de son sexe.

Napheesa Collier

Poissirène

Comme un poison dans l’eau

Existe-t-il, au sein de la ligue, une joueuse plus grâcieuse à regarder que Napheesa Collier ? En défense comme en attaque, l’ailière de Minnesota est omniprésente dans les tous les secteurs de jeu avec une facilité naturelle qui donne plus une impression de danse artistique que de performance physique. Elle semble ainsi dominer son sujet sans le moindre effort, telle.. un poisson dans l’eau.

Poissirène, quant à lui, est également apprécié, au delà de ses indéniables capacités au combat, pour son côté esthétique. Sa nageoire caudale, semblable à une robe de bal, vaut à ce Pokémon le surnom de “reines des océans” ou de “danseur des flots”. Des superlatifs que nous pourrions transposer facilement à Napheesa. Attention toutefois à ne pas se laisser endormir par ce premier abord enjôleur, car le poissirène a un tempérament féroce. Tout comme la facilité de Napheesa ne doit pas nous faire oublier que nous avons probablement devant les yeux une des futures MVP de la ligue.

Nneka Ogwumike

Psykokwak

“Mon dieu mais qu’est-ce que c’est que ce dresseur ?”

Les deux sont jaunes.

Pas convaincu ? Les deux possèdent deux K, un W, un A et un O dans leur nom.

Toujours pas convaincu par cet argument Scrabble ? Ce dernier point devrait vous rallier à notre cause. Psykokwak est un Pokémon connu pour ses migraines fréquentes qui lui permettent d’acquérir de puissants pouvoirs psychiques. Et personne n’aura oublié que c’est également à cause de migraines que Nneka Ogwumike n’aura pu prendre part au match de 2e tour des playoffs 2020 qui verra l’élimination de son équipe des Los Angelews Sparks.

Psykokwak est un Pokémon décrit comme majoritairement inoffensif au combat. C’est en revanche un bilan qu’il est impossible de dresser pour parler de l’impact de Nneka. MVP et championne en 2016, elle reste une des figures majeures de la ligue, dont elle représente fièrement les actrices en sa qualité de Présidente de l’association des joueuses.

Sabrina Ionescu

Evoli

Triple-Double ou Triple évolution

Evoli est un spécimen un peu à part de l’univers Pokémon. Suivant la pierre que le joueur décidera d’utiliser pour le faire évoluer, celui-ci pourra se diriger vers le type eau en devenant Aquali, le type feu en devenant Pyroli ou le typé électrique en devenant Voltali. (Oui, je sais qu’il existe d’autres évolutions possibles dans les générations suivantes. Mais je vous ai dit que tout cela n’avait jamais existé.). Ce triple choix ne fait qu’ouvrir l’éventail des potentialités.

Et de potentiel, il en est souvent question lorsqu’on évoque Sabrina Ionescu. Encore toute jeune et pleine d’avenir, comme le mignon Evoli, Sabrina se dirige, à n’en pas douter vers un avenir radieux. Celle qui est d’ores et déjà connue pour ses triple-doubles n’en est qu’à 3 matchs joués en WNBA et tous les observateurs n’attendent que de voir le tournant que prendra la carrière de Sabrina. Est-on aux débuts de la carrière d’une future légende ? Deviendra-t-elle une spécialiste du scoring ou une distributrice de génie ? Les pages de son histoire en WNBA sont encore blanches… de la même façon que la destinée d’un Evoli peut prendre des voies très variées.

Breanna Stewart

Mewtwo

Et Stewie, on peut la battre avec une Master Ball ?

La meilleure tout simplement ! Et quoi de mieux pour comparer l’incroyable Breanna Stewart que le plus puissant des Pokémons : Mewtwo.

Apparu comme antagoniste principal du premier film Pokémon, en 1999, Mewtwo est le premier Pokémon créé par l’homme, cloné à partir de l’ADN du Pokémon mythique Mew. De la même façon, Stewie est souvent présentée comme l’héritière directe de Lauren Jackson. Toutes deux ailières fortes extrèmements polyvalentes, elles dominent le jeu comme jamais et ont chacune engrangé 2 titres avec leur franchise de Seattle.

De la même façon que la puissance de Mewtwo semble surhumaine et ne souffre d’aucune faiblesse, la capacité de Stewie de réitérer ses performances semble également robotique. Tout deux dominent leurs adversaires sans montrer le moindre état d’âme.

Dernier point, s’il était encore besoin de vous convaincre, Mewtwo possède une capacité de régénération hors norme lui permettant de guérir rapidement de graves blessures. Nulle doute, vu la manière dont Stewie s’est remise de sa rupture de tendon d’Achille en 2019, que la filiation entre les deux peut être admise.

Sue Bird

Pikachu

Forever young, I wanna be forever young…

Et enfin, last but not least, la star de la ligue, la mascotte de la franchise japonnaise. Présent depuis les tout débuts, Pikachu s’est imposé petit à petit comme le véritable visage de l’univers Pokémon. De la même façon, il n’est pas érroné de dire que Sue est, sinon pas le, au moins un des visages principaux de la WNBA et ce, depuis un bon nombre d’année maintenant.

Partageant avec la petite souris jaune une impression de sympathie et de mignonnerie, il ne faudrait pas oublier pour autant la redoutable efficacité de Sue lorsqu’il s’agit de s’exprimer sur un terrain. Avec 4 titres dans sa besace, Sue est loin d’avoir fait de la figuration.

De la même façon, Pikachu, du haut de ses 40 cm, ne semble pas le plus effrayant des Pokémons de prime abord. Au fil des épisodes et des saisons, il aura toutefois su accompagner Sacha dans toutes ses aventures et gagner maints combats.

Enfin, quoi de plus naturel pour représenter la légende de Seattle Storm que le représentant le plus célèbre des Pokémons électriques ?


J’espère que cette petite divagation vous aura amusé. N’hésitez pas à nous donner en commentaires les associations de votre cru. En attendant de voir nos specimen préféré pour de bon dans l’arène.



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