FACT : Alysha Clark est un pur talent de la WNBA

“The bodyguard” (“la garde du corps”), “the eraser” (“la gomme”), ou tout simplement “la future Defensive Player of the Year” (fingers crossed) : depuis quelques jours, les surnoms se multiplient pour qualifier Alysha Clark, l’aillière de trente-trois ans qui défend cette année les couleurs du Storm pour la neuvième saison à la suite. Draftée en dix-septième position par les San Antonio Star en 2010, soit l’année où Seattle décrochait le deuxième titre de son histoire, Alysha est par la suite coupée à deux reprises en 2010 et 2011 par la franchise texane. Dès l’année suivante néamoins, la native du Colorado élit domicile dans la franchise de l’Emerald City, où elle s’est depuis imposée comme un élement moteur.

https://www.instagram.com/p/CC2EQH7jw79/

S’il est selon moi important de mettre aujourd’hui cette joueuse en lumière, c’est pour essayer de la faire sortir du rôle de “femme de l’ombre” qui lui colle à la peau et qui certes, nous impressionne chaque année, mais ne rend toutefois pas justice à son véritable apport sur le terrain. Chaque soir de match, la mission est simple pour Alysha : se tenir face à la meilleure joueuse de l’équipe adverse, et lui faire vivre un véritable enfer, que celle-ci s’appelle Diana Taurasi, DeWanna Bonner, ou encore Sabrina Ionescu. Quelle que soit la taille, la carrure ou la panoplie technique de la joueuse qui se retrouve face à elle, Alysha en fait son affaire. C’est d’ailleurs pourquoi le surnom de “eraser” (gomme, ou effaceur) lui va si bien. Moins qu’à faire gonfler sa propre ligne de stats, le rôle d’Alysha consiste à faire en sorte que la partition de sa rivale demeure la plus blanche possible — et il faut dire que cette entreprise se solde bien souvent par un succès.

Mais s’il faut s’aventurer dans le monde du calcul, du côté des statistiques, Alysha Clark est loin d’avoir à rougir. La saison dernière, avec 48.1% de réussite à trois points, elle avait fini avec la meilleure adresse de la ligue derrière l’arc, établissant un record inédit dans l’histoire du Storm par la même occasion. Cette année, avec pile dix points de moyenne, elle signe cette saison sa meilleure performance au scoring depuis son arrivée à Seattle en 2012.

Bref, sur comme en dehors des terrains, Alysha Clark est une joueuse d’élite, dont la contribution mériterait d’être bien plus mise en avant. Personellement, je ne serais pas étonnée si on la voyait participer à son premier All-Star Game dans un futur très proche. Wait and see.



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *