New York a fait une superbe pioche avec Betnijah Laney

Après la Defensive Player of the Year Candace Parker, partie au Chicago Sky à la stupeur générale, une autre joueuse récompensée individuellement la saison dernière va changer de crèmerie. Betnijah Laney, élue Most Improved Player 2020 dans la Wubble, a choisi de quitter Atlanta pour rejoindre New York.

Une petite surprise, puisque non seulement le Liberty ne semblait pas très actif sur le front de la free agency jusque-là, mais aussi parce que Laney était l’une des joueuses les plus convoitées du marché. On parlait même d’elle pour renforcer un contender grâce à sa polyvalence et son impact des deux côtés du terrain. Au lieu de ça, l’ancienne joueuse de Rutgers a opté pour ce qui devrait être un contrat assez juteux et un projet intermédiaire. Et on la comprend !

Il faut bien se rendre compte que Betnijah Laney commence seulement à exprimer pleinement son potentiel en WNBA. Imaginez que juste avant la saison 2020 dans la bulle de Bradenton, celle qui évolue en Israël pendant l’intersaison a appris qu’elle allait être coupée par Indiana. Pas tradée, coupée ! Atlanta s’est jeté sur ce qui s’est avéré être une grosse erreur de la part du front office du Fever. Toute légende qu’elle est, Tamika Catchings, la nouvelle General Manager, n’avait sans doute pas pressenti que Laney deviendrait très exactement la joueuse qui lui a manqué en 2020 et qui lui fait encore défaut aujourd’hui. Quelqu’un capable de scorer copieusement, de près comme de loin, mais aussi de tenir le choc en défense.

Le Dream y a vu une aubaine et Nicki Collen a reconnu qu’elle considérait à la base l’intéressée comme une spécialiste défensive et a été ébahie par ses prouesses offensives. Betnijah Laney en 2020, c’est 17.2 points de moyenne à 48% d’adresse globale et 40% à 3 points !

A l’heure qu’il est, New York a toujours un effectif jeune et pas forcément taillé pour la gagne à court terme. Récupérer une joueuse comme Betnijah Laney, qui n’est pas spécialement là pour prendre son temps, montre que Walt Hopkins et sa bande n’ont vraiment pas envie de squatter les bas fonds du classement du début à la fin de la saison. Avec Sabrina Ionescu enfin sur pied, le 1st pick 2021 dans son carcan (possiblement l’intérieure Charli Collier de Texas), la All-Star 2019 Kia Nurse et Betnijah Laney comme ingrédients principaux (en attendant de savoir ce que feront Marine Johannès et la free agent Amanda Zahui B), on peut même se demander si New York n’a pas de quoi aller chatouiller le top 8…



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