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Calendrier de l’avent

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Diamond DeShields

24 ans, Arrière, Chicago Sky

All-Star (2019), All-WNBA Second Team (2019), vainqueur du Skills Challenge (2019)

Au moment de choisir le prénom de leur fille, Delino et Tisha DeShields ont dû avoir un pressentiment. Chez elle, le talent s’évalue à 24 carats. C’est simple : le présent et l’avenir de Chicago, pour ne pas dire celui de la WNBA, c’est Diamond DeShields. Derrière le tandem majeur Quigley-Vandersloot, l’arrière de 24 ans est l’une des joueuses les plus euphorisantes de la ligue grâce à des skills au-dessus de la moyenne et des qualités athlétiques phénoménales. En transition, il faut se lever de bonheur pour espérer la stopper et on a fréquemment l’impression que les 9 autres joueuses sur le terrain sont en slow motion à côté d’elle. Obligée de porter des lunettes de protection, sa marque de fabrique, en raison d’une maladie dégénérative de l’oeil, la Floridienne de naissance va pourtant plus vite que la musique. Sélectionnée au All-Star Game dès sa deuxième saison dans la ligue, l’ancienne Lady Vol de Tennessee a montré de l’aplomb pour ses débuts en playoffs la même année. Pour le premier match de sa carrière en post-saison, “DDS” a inscrit 25 points contre Phoenix, soit la cinquième performance la plus prolifique de l’histoire pour une débutante à ce niveau. Le plus intéressant dans tout ça, c’est que sa marge de progression semble encore importante et qu’on devrait la voir passer un palier sous les ordres de James Wade la saison prochaine. On sent que les goggles vont être très “tendance” en WNBA en 2020…

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Angel McCoughtry

33 ans, ailière, Atlanta Dream

All-Star (2011, 2013, 2014, 2015 et 2018), All-WNBA 1st Team (2011 et 2015), All-Defensive 1st Team (7 fois de suite entre 2010 et 2016), meilleure marqueuse de la ligue (2012 et 2013).

La nouvelle est tombée début novembre. Angel McCoughtry est officiellement autorisée à rejouer au basket, un an et trois mois après avoir été fauchée par une grave blessure au genou contre Las Vegas. Sur son compte Instagram, la star d’Atlanta s’est déclarée “pleine de larmes de joie”. Qu’on ne s’y trompe pas, l’ailière du Dream ne va pas rester émue bien longtemps. Ce sont même ses adversaires qui risquent de pleurer très prochainement à l’idée de devoir défendre à nouveau sur elle en 2020. Angel McCoughtry a beau avoir 33 ans et l’obligation de se relever d’une lourde blessure, elle est encore, théoriquement, l’une des meilleures joueuses du monde. Avant d’être frappée par la malchance, elle venait de fêter une cinquième sélection au All-Star Game et de claquer 39 points (la moitié du total de son équipe ce soir-là !) contre New York. On parle aussi d’une joueuse capable de remporter deux fois le titre de meilleure marqueuse de la ligue, tout en étant 7 fois de suite dans le meilleur cinq défensif WNBA. La dynamique récente ne plaide pas en sa faveur et les trois Finales atteintes avec le Dream commencent à dater un peu. Sur le plan individuel, on ne peut néanmoins pas se résoudre à sortir une basketteuse aussi complète de notre classement. On a même dans l’idée qu’Angel McCoughtry sera classée un peu plus haut dans notre calendrier de l’Avent 2020…

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Skylar Diggins-Smith

29 ans, meneuse, Dallas Wings

All-Star (2014, 2015, 2017 et 2018), All-WNBA 1st Team (2014 et 2017), MIP (2014).

Porter un enfant et accoucher est déjà un tour de force en soi. Skylar Diggins-Smith, elle, a disputé toute la saison WNBA 2018 enceinte. Il faut se rendre compte que, malgré ça, la meneuse des Dallas Wings a été All-Star pour la quatrième fois de sa carrière à presque 18 points et 6 passes de moyenne, tout en étant nommée dans le deuxième meilleur cinq WNBA. Après avoir donné naissance à son premier enfant, l’ancienne star de Notre Dame s’est retrouvée confrontée à une dépression post-partum et a déploré le manque de soutien de sa franchise avant d’opter pour une saison blanche. Il faut donc s’attendre à ce qu’elle porte un maillot différent dans quelques mois, comme son ex-coéquipière Liz Cambage. Une campagne de playoffs réussie, c’est justement ce qui manque à cette joueuse au talent immense. On l’a vu lors de sa reprise avec Team USA début novembre, la gauchère est toujours sacrément douée, avec un arsenal offensif des plus complets et une vitesse d’exécution qui lui donne un temps d’avance sur la plupart de ses adversaires. La WNBA aime les comeback stories et celle de Skylar Diggins-Smith, à Dallas ou ailleurs, pourrait bien en être une en 2020.

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Tina Charles

31 ans, pivot, New York Liberty

MVP (2012), All-Star (7 fois, dont 2017, 2018, 2019), All-NBA First Team (cinq fois), All-Defense First Team (deux fois), meilleure rebondeuse de la ligue (2010, 2012 et 2016), meilleure marqueuse de la ligue (2016).

Tina Charles est sans doute ce que le basket new-yorkais a de plus précieux, hommes et femmes confondus, depuis cinq ans. La barre n’a pas été mise très haute par les Knicks et les Nets durant cette période, mais ça ne doit rien enlever à la classe de l’intérieure de Big Apple. Revenue à la maison en 2014 – elle est née dans le Queens – après avoir démarré fort dans le Connecticut (deux titres NCAA avec Maya Moore et une saison MVP en WNBA avec le Sun en 2012), Charles est une incontournable de la ligue et de Team USA. Dominante des deux côtés du terrain et leader inspirante, sur le parquet et en dehors, il manque à son arsenal cette faculté à emmener une équipe vraiment loin en post-saison. Depuis son trade vers New York, Tina Charles n’a gagné qu’une série de playoffs et reste sur deux saisons achevées par des vacances prématurées. C’est ce qui explique en partie cette place qui peut paraître indigne de son talent. Sur le strict plan individuel, celle qui est diplômée en psychologie et droit pénal est d’ores et déjà l’une des intérieures les plus douées de l’histoire de la WNBA. Espérons que les prochaines années de sa carrière, avec l’arrivée probable de Sabrina Ionescu pour l’épauler, lui permettront d’agrémenter un CV pas assez clinquant sur le plan collectif. On attend de voir aussi si sa baisse statistique au scoring et au niveau de l’adresse la saison dernière n’était qu’un accident ou le début du déclin.

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Kayla McBride

27 ans, arrière, Las Vegas Aces

All-Star (2015, 2018 et 2019)

Spoiler alert : les Aces ont trois joueuses présentes dans ce calendrier de l’Avent et donc dans les 24 meilleures joueuses sur la ligne de départ de la saison 2020. C’est ce qui rend Las Vegas effrayant dans la lutte pour conquérir le trône. Au 20e rang, Kayla McBride est la première du trio à apparaître. Si “KayMac” est le troisième plus gros talent de votre équipe, vous avez a priori de quoi voir venir. L’arrière All-Star est une attaquante surdouée, munie d’un shoot somptueux et assassin (42.8% à 3 points en 2019), d’un petit dribble dans le dos létal et d’une maîtrise des angles à la finition assez unique. Avant que la franchise ne déménage et qu’Aj’a Wilson et Liz Cambage ne débarquent dans le Nevada, “McBuckets” n’était qu’une soliste isolée dans un collectif médiocre à San Antonio. Avec des joueuses de qualité autour d’elle, l’ancienne Fighting Irish de Notre Dame peut aujourd’hui donner le meilleur d’elle-même sans avoir à faire des miracles et on prend le pari que son impact sera décisif dans les mois qui viennent. Elle fait partie de ces joueuses originales et créatives qui donnent envie de se lever la nuit pour allumer le League Pass. Kayla McBride est certes un ton en-dessous des superstars WNBA sur le plan du palmarès et des distinctions individuelles, mais en termes de niveau et de popularité, sa courbe est clairement ascendante. Notre compère @MysticsBe soulignait récemment que les stats de “KayMac” sur 36 minutes la saison dernière ressemblaient fort à celles d’un certain Vince Carter au début du 21e siècle. Il y a nettement plus déshonorant…

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Allie Quigley

33 ans, arrière, Chicago Sky

All-Star (2017, 2018, 2019), meilleure 6e femme de l’année (2014, 2015), vainqueur du concours à 3 pts du All-Star Game (2017, 2018)

Personne n’incarne mieux l’abnégation qu’Allie Quigley en WNBA aujourd’hui. A 33 ans, la joueuse du Sky évolue avec la fraîcheur et l’envie de celles et ceux qui percent sur le tard. Il faut se rendre compte qu’avant qu’elle ne soit relancée par Chicago en 2013, peu misaient sur un avenir en WNBA pour elle. Quigley a été coupée cinq fois en début de carrière – deux fois par le Storm – et commençait à songer à une reconversion lorsque le Sky lui a offert une nouvelle chance. Finalement, il lui fallait simplement revenir dans son Illinois natal pour trouver la plénitude.

Depuis qu’elle s’est installée dans cette équipe, Allie Quigley est devenue indispensable. D’abord comme 6e femme, puis comme titulaire indiscutable, et sa montée en puissance est aussi impressionnante que continue. All-Star ces trois dernières années, “Quig” est parfaitement dans l’air du temps et est sans doute la meilleure shooteuse de la planète à l’heure actuelle. Si Alysha Clark l’a devancée au pourcentage la saison dernière (48% contre 44%), la n°14 de Chi-Town s’est à nouveau montrée la plus prolifique from downtown avec 80 coups de poignard en 2019.

James Wade utilise cette arme essentielle dans la WNBA actuelle à merveille et permet de montrer que le talent d’Allie Quigley mérite d’être mis en lumière indépendamment de celui de sa compagne Courtney Vandersloot. Ses adversaires en sont bien conscientes. Le traditionnel sondage anonyme réalisé en début de saison auprès des joueuses avait permis de constater que 75% de la ligue la considérait comme la “meilleure shooteuse pure”, mais aussi comme la joueuse la plus sous-cotée, à égalité avec Chelsea Gray et Tiffany Hayes.

Ce classement est un Power Ranking des joueuses WNBA en activité selon notre point de vue au 1er décembre 2019. Il ne s’agit pas uniquement d’un bilan de la saison dernière ou d’un classement All-Time, mais d’un cocktail des critères suivants : 

  • Niveau estimé de la joueuse à l’instant T et sur la saison écoulée
  • Palmarès et/où distinctions (trophées individuels, All-WNBA Teams, All-Stars, etc…) sur les 3 dernières années pour récompenser la constance
  • Caractère unique ou original de son jeu

Il est possible que certaines de vos idoles aient été snobées où vous semblent classées trop bas. Pas de problème, on peut en débattre ! ☺️

Ce calendrier vous est proposé par Shaï Mamou 🎅 et Stéphanie Lahaye 🤶🙌