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La joueuse qui m’inspire est…

J’aurais pu mettre Lisa Leslie ou Candace Parker mais Pat Summitt est une pionnière car présente et inspirante dès la fin des années 1970. Une inspiration pour tant de joueuses, de coachs, de femmes et pour tous. Pat est une enfant d’une famille nombreuse dans une ferme dans le Tennessee, avec une vie dure, mais elle a cru en ses rêves et et a inspiré tant de personnes avec cette force et cette envie. Merci, on n’oubliera jamais.

Pour le coup, je ne vais pas choisir Sue Bird mais Breanna Stewart. Pour son talent monstrueux au basket, déjà, mais aussi pour sa capacité de résilience : revenir au plus haut niveau avec la blessure qu’elle a eu montre un mental très très fort et globalement, elle reflète ce qu’il y a de mieux niveau basket. Et en tant qu’être humain, elle est engagée et s’assume comme elle est et ça c’est aussi génial.

Jo Leedham, pour son côté warrior sur le terrain : une joueuse et une femme qui pense d’abord au collectif et à l’équipe avant elle même. Elle m’a inspiré car elle ne lâche jamais même dans la difficulté. Quelqu’un qui est capable de tout faire sur un terrain et d’être là au bon moment… Elle donne également tout pour son pays à un moment où le basket féminin en GB était pas hyper sur le devant de la scène… Après, en dehors du terrain, Jo était également unique dans son lien avec les gens : toujours souriante, toujours prendre du temps pour les fans. Pendant 5 ans chez les Tango, elle a marqué beaucoup de supporters. Elle fera sans aucun doute partie des Légendes Tango…

Je ne connais pas trop les joueuses WNBA sur leur plan personnel, mais ça serait Maya Moore qui met sa carrière entre parenthèses pour défendre un homme dont elle croit l’innocence.

Marine Johannes forcément, c’est elle qui m’a définitivement fait suivre la Wnba. Au delà de son jeu (que j’adore), c’est sa mentalité : je la vois, la regarde jouer, je vois une tueuse. Ce n’est pas la personne qui va tout célébrer avec exubérance, c’est cette personne qui va mettre ce 3 pts quand ça compte. Mais on ne peut la réduire au terrain, en dehors elle semble ne pas se prendre trop la tête et n’hésite pas à dire ce qu’elle pense. Elle ne se met jamais trop en avant et pense toujours à l’équipe. Une leader par l’exemple et une tueuse, c’est ce qu’elle représente pour moi et c’est une source d’inspiration.

Allie m’inspire grâce à son parcours qui n’a pas été aussi évident que pour certaines autres joueuses. Elle a du faire preuve de détermination pour rebondir après chaque déception et continuer à travailler. La façon dont elle a réussi à percer assez tard dans sa carrière est admirable. Cela prouve que tout reste possible et qu’il n’est pas nécessaire de rentrer dans les timings classiques. Allie est pour moi un exemple par son humilité et sa capacité à rebondir après les échecs.

Pat Summit, parce que, malgré les obstacles notamment liés à la discrimination sexuelle, elle a réussi à mettre en lumière le basket féminin et à devenir une légende de ce sport tout court. Mais, encore plus important, elle a accompagné de nombreuses jeunes femmes qui sont aujourd’hui des porte-étendards des droits des sportives. À jamais dans nos coeurs !

Pour moi, en numéro 1, c’est Marieke Vervoort. En terme d’inspiration, j’ai pas mieux : combat permanent pour rester aux commandes de sa vie malgré les incroyables obstacles qui se sont dressés devant elle. Sinon, si ça doit être basket, ça ne peut être qu’EDD. Sa volonté de mettre sa famille toujours en avant…

Ben moi j’estime beaucoup Liz Cambage, même si c’est une joueuse clivante et polémique. Je la trouve très courageuse d’avoir parlé de sa dépression. Peu de sportifs l’ont fait…

© Lorie Shaull

J’ai choisi Elena Delle Donne. Ça peut paraître facile, vu qu’elle vient enfin d’être sacrée championne, mais ça n’a quasiment rien à voir avec le sport. Je la trouve inspirante pour plusieurs raisons.

Avant même d’être une star de la ligue et de pouvoir prétendre à des salaires plus élevés et à du sponsoring lucratif, elle refusait d’aller jouer à l’étranger pour rester dans le Delaware auprès de sa soeur très lourdement handicapée à chaque intersaison.

J’ai aimé aussi, plus tôt dans sa vie, le fait qu’elle décline UConn après quelques jours sur place parce qu’elle sentait qu’elle aurait le mal du pays et de sa famille. Et aussi qu’elle prenne le contrôle de sa carrière en étant la première star WNBA à demander clairement son trade. Au fil des ans, elle a pris confiance en elle, a fait son coming out et est devenue une ambassadrice formidable des droits des femmes, des droits LGBT+ , de l’équité salariale et d’une meilleure exposition de son sport. Sur le terrain, elle a quand même joué les Finales 2020 avec trois hernies discales et en gérant la maladie de Lyme avec laquelle elle vit depuis des années.

Au niveau toughness et source d’inspiration sur et en dehors du terrain, je trouve qu’on peut difficilement faire mieux !

© Lorie Shaull

Sans aucune surprise, la joueuse WNBA qui m’inspire le plus est Tasha Cloud. Je sais que ce choix peut paraître surprenant, et pourtant il me paraît évident.

Je la trouvais déjà inspirante de part sa personnalité et son jeu, car elle fait partie de ces joueuses que personne n’attendait et qui s’est battue, au mental, pour faire sa place. C’est aussi une joueuse avec qui tu pars à la guerre tous les jours parce que tu sais qu’elle assurera tes arrières. Elle se fiche de ses stats, tout ce qui l’intéresse c’est d’aider son équipe, de se mettre au service du collectif et c’est ce que j’adore chez elle.

En plus, personnellement c’est une crème. Elle a toujours le smile, toujours de l’énergie à revendre (ça doit même être fatigant à force 😅). Et elle prend le temps pour les jeunes (et les moins jeunes). Pour toutes ces raisons, je l’adorais. Mais la saison dernière m’a fait l’admirer encore plus. Elle a pris des positions très fortes pour parler de la réglementation autour des armes à feu. Elle a utilisé tous les moyens à sa disposition pour sensibiliser les gens et faire bouger les choses.

Elle est pour moi un parfait exemple à suivre, sur tous les plans.

© FIBA

Sue Bird fait partie des femmes qui m’inspirent pour plusieurs raisons. Ses exploits sportifs l’expliquent en partie : avec quatre médailles d’or olympiques, quatre titres de championne du monde, trois titres WNBA et onze participations au All-Star Game, elle fait partie des meilleures joueuses à avoir jamais mis les pieds sur un terrain de basket.

Mais au-delà de son talent, c’est aussi la régularité hors du commun dont elle a su faire preuve au plus haut niveau qui m’impressionne. Quand, il y a quelques années, elle a senti que sa carrière risquait de prendre un tournant défavorable si elle continuait à vivre et à s’entraîner comme lorsqu’elle avait vingt-ans, elle a eu la lucidité et l’humilité nécessaires pour mettre en place des changements importants dans son mode de vie, et je pense que c’est cette capacité à se remettre en question qui explique aujourd’hui qu’elle soit toujours en activité à trente-neuf ans passés.

Enfin, c’est aussi du fait de ses prises de position hors des terrains que Sue est pour moi une source d’inspiration : son engagement en faveur de l’égalité dans tous les domaines, dans la sphère sportive ou non, est pour moi un élément aussi important que ses titres à ajouter à son palmarès.

© FIBA

Alors évidemment, Emma m’inspire : son talent, sa simplicité, son éthique de travail. Je pourrais en parler très longtemps et c’est d’ailleurs, selon mon entourage, ce que je fais régulièrement 😅

Mais j’ai toujours eu un faible pour les pionnières et Ann Wauters représente vraiment cela pour moi, comme Isabelle Fijalkowski en France. Elle a débroussaillé le chemin pour toutes les suivantes et surtout, vu son palmarès, elle devrait avoir tellement plus de reconnaissance que ce qu’elle a maintenant. Elle a montré à toute une génération de petite Belges qu’on pouvait rêver haut et que rien n’était impossible, c’est inestimable à mes yeux.

Dernièrement, sa force de caractère et son courage pour revenir après ses soucis de genou sont admirables. Alors qu’elle pourrait largement prendre sa retraite vu son CV, elle ne laissera pas la case Jeux Olympiques non-cochée sur celui-ci. C’est à ce genre de choses qu’on reconnaît, selon moi, les légendes. J’appréhende déjà l’après-août et l’idée d’aller voir les Cats sans leur #12.



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