What if… : Et si Dearica Hamby n’avait pas rentré son tir ?

Note : L’entièreté de l’article à suivre n’est que pure fiction issue des élucubrations de son auteur dans le but de vous divertir. Aujourd’hui, amusons-nous à réécrire l’histoire de la WNBA sur base d’un point de départ tout simple : Que ce serait-il passé si Dearica Hamby n’avait pas rentré son tir lors de cette fameuse confrontation face à Chicago en playoffs 2019 ?

Nous sommes le 15 septembre 2019, au Thomas & Mack center, proche de Las Vegas Nevada. La bataille fait rage entre les nouvelles rivales de Las Vegas et de Chicago dans ce deuxième tour des playoffs 2019.

La scène est connue. A 18 secondes de la fin, l’avantage est à Chicago 92 à 90. Remise en jeu pour Courtney Vandersloot qui essaye de jouer la montre en slalomant dans son camp. Sans doute inquiétée par une éventuelle violation des 8 secondes, Courtney lève les yeux et voit Diamond DeShields lui faire signe. Malgré une Stefanie Dolson complètement seule dans le rond central, Sloot fait alors sa seule erreur de la saison et adresse sa passe à DeShields. Celle-ci attend gentiment la balle et ne voit pas surgir dans son dos Dearica Hamby qui lui happe le ballon. Steal !

Dearica fonce alors vers le camp de Chicago. L’horloge est désormais à 9 secondes. Sydney Colson est venue prestement se positionner sous le cercle de Chicago et y attend sagement, sans la moindre présence défensive de la part de Chicago. Dearica décide alors de tenter un shoot depuis le milieu de terrain…. Brique ! Le tir est un échec retentissant.

Diamond DeShields, accourue en défense pour réparer son erreur, s’arrache et s’empare du rebond. Colson est obligée de faire faute avec 4 secondes restant sur l’horloge. Diamond DeShields rentrera ses lancers. 94-90 pour Chicago score final. Le Sky se dirige vers les demi-finales et y affrontera les Washington Mystics. Dearica Hamby se tient la tête en prenant conscience de toutes les opportunités qui lui étaient offertes de clore ce match d’une autre façon.

En conférence de presse d’après match, le très laconique “Elle s’est fait dessus et a merdé” de Bill Laimbeer ne laisse que peu de doutes sur l’avis de Billou envers sa 6e joueuse. Malgré un assez bon match à 14 points, 4 rebonds et 4 passes en sortie de banc, l’entièreté du Nevada n’aura désormais plus que cette idée en tête pour les semaines à suivre : “Dearica nous a perdu ce match”.

L’ambiance est électrique dans le vestiaire. Consciente de servir de bouc émissaire, Dearica voit toute la pression accumulée exploser et s’en prend avec véhémence à A’ja Wilson, qui, avec ses 11 points en près de 35 minutes n’a pas répondu aux attentes. Les noms d’oiseaux sont lancés et Dearica accuse A’ja de lui servir de bouclier. “C’est toi qui t’es chié dessus et c’est moi qui couvre tes miches !”. L’entente semble irréparable et quelques mois plus tard, Bill Laimbeer décidera de trancher dans le vif et tradera Dearica.

Pendant ce temps, Chicago, conscient d’être passé proche de l’élimination, arrive plus que jamais décidé à ne pas servir de faire valoir à Washington. Le souvenir du départ d’Elena Delle Donne est encore bien présent dans les mémoires et l’occasion est trop belle de voir “Madame 50-40-90” tomber de son piédestal.

Lors du Game 1, à Washington, l’ambiance est électrique. N’ayant pas joué de match depuis près de 10 jours, on sent que la machine prend du temps à démarrer du côté des Mystics. Tout juste de retour de blessure, Kristi Toliver n’est pas au point au niveau de son tir et shoote à un très mauvais 30%. Elena Delle Donne réalise un match correct, 20 points 8 rebond. Mais on sent qu’elle n’est pas dans son assiette. Emma est finalement la seule à surnager et égalise son record en carrière avec 27 points. En face, Diamond DeShields n’a décidément pas froid aux yeux et montre que les playoffs sont un nouveau terrain de jeu pour elle. Elle est partout. Score final, 98 à 94 pour le Sky qui récupère l’avantage du terrain.

Au Game 2, Mike Thibault a fait les ajustements et Washington revient avec de bien meilleures intentions. Diamond DeShields est muselée en défense tout au long du match par Ariel Atkins et Aerial Powers qui se relaient. Et comme Courtney Vandersloot doit, elle, déjà se coltiner le pitbull Tasha Cloud, c’est à Allie Quigley que revient la tâche de tirer l’attaque du Sky vers le haut. Malheureusement, Allie ne trouve pas la mire. La rencontre tourne à la correction. Score final 107 à 84 pour Washington.

Retour à Chicago désormais pour un Game 3 qui s’annonce sous tension. Le public a décidé de réserver un accueil pour le moins spécial à son ancienne MVP. A l’entrée d’Elena sur le terrain, cette dernière est copieusement sifflée. Dans les tribunes, plusieurs banderoles sont déployées et les messages sont loin d’y être amicaux. “Most Verminous Player” et “50-40-90 reasons to hate EDD” sont affichés en grand derrière le panier tout le long de l’échauffement des Mystics. Dans les couloirs du stade, un steward lui demande : “Hey Elena, comment va ton dos au fait ?”, en référence à ses précédentes apparitions en Finales, où son physique lui avait fait défaut.

Et malheureusement, de dos, il en est question. Au milieu de cette hostilité ambiante, Washington n’arrive pas à trouver les armes et joue avec beaucoup de maladresse. Cependant, galvanisée par le contexte, Elena joue à un niveau stratosphérique pour tenir son équipe en perdition et est partout. A 1 minutes de la fin, le score est de 92 partout et Elena a réalisé une ligne de 34 points, 11 rebonds et 5 passes. Cependant, tous ces efforts pressent sur son organisme et réveillent une hernie discale latente présente depuis plusieurs semaines. Après un dernier fadeaway pour porter son total personnel à 36 points, Elena se réceptionne mal et sent un vive pointe dans le bas de son dos. Elle doit laisser ses coéquipières pour la fin de la rencontre.

Et tandis que d’un 3 points assassin, Allie Quigley redonne l’avantage à Chicago, la dernière possession est entre les mains de Tasha Cloud. Celle-ci fixe Courtney Vandersloot, prête à la crosser à la première occasion. Pendant ce temps, Kristi et Emma tentent de se démarquer mais Tasha laisse filer l’horloge, bien tenue en défense et finit par tenter un tir casse-croûte au buzzer. La balle touche le cercle et la sirène retentit avant que LaToya Sanders n’ait pu sécuriser le rebond. Score final 95-94 pour Chicago qui a désormais repris l’avantage dans la série.

© Lorie Shaull

Dans la soirée, la nouvelle tombe. Elena doit subir une opération et voit donc sa saison terminée. Les médias de Chicago titrent la nouvelle avec jubilation et les observateurs commentent sans cesse cette fatalité qui semble entourer la carrière d’Elena Delle Donne l’éloignant sans cesse du statut auquel son talent devrait lui donner droit.

Lors du Game 4, l’absence d’Elena se fait cruellement sentir. Sans la présence de leur leader, les Mystics n’ont jamais pu engranger la moindre victoire de toute la saison régulière. Et cette joute de playoffs ne changera rien à la règle. Assommées par la performance de Courtney Vandersloot, qui terminera la rencontre en triple double avec 12 points, 10 rebonds et 15 passes, les Mystics ne font pas le poids et se font éliminer des playoffs.

Dans la suite de cet échec, et sans doute poussée également par la situation sanitaire internationale, Emma déclare qu’il s’agissait de son dernier match en WNBA et qu’elle privilégiera désormais sa carrière Européenne et avec l’équipe nationale. Mike Thibault, de son côté, laisse définitivement les rennes du coaching à son fils Eric.

Pour Chicago, l’histoire ne s’arrête pas là. En Finales face au Connecticut Sun, la marche est trop haute. Incapable de faire face à l’omniprésence d’Alyssa Thomas, Chicago perd la série 3-1. Une défaite qui ne laissera qu’un léger goût d’amertume, tant la saison de Chicago aura finalement répondu à toutes les attentes. James Wade aura décidément marqué au fer rouge sa jeune empreinte sur la ligue.

En face, après de nombreux échecs répétés en playoffs, le Sun peut désormais respirer. Elles sont sur le toit de la ligue. Blessée à l’épaule tout au long de la série, c’est une immense consécration qui est offerte à Alyssa Thomas, élue MVP des Finales.

Nous espérons que cette fiction vous aura plu ou inspiré. N’hésitez pas à nous faire de vos avis et de discuter avec nous d’autres scénarios. N’hésitez pas non plus à nous proposer vos propres idées de “What if” que nous pourrons éventuellement nous amuser à développer à l’occasion.



Un commentaire sur

What if… : Et si Dearica Hamby n’avait pas rentré son tir ?

  • 1stLeBronJamesFan

    Pas fan de la fin mais que j’ai aime cet article.Merci Florian.

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