Les Sparks déçoivent encore, Connecticut continue de couper des têtes

Connecticut : Alyssa Thomas 19pts 7 rbds 5pds – DeWanna Bonner 17pts 3rbds 5pds

Los Angeles : Candace Parker 22pts 14 rbds 5asts 2blks

Il fallait avoir les nerfs solides pour prédire que le Connecticut Sun serait en demi-finales des playoffs 2020 lorsque l’équipe de Curt Miller a démarré sa saison par cinq défaites. Et pourtant, quelques semaines plus tard, voilà que les finalistes malheureuses de l’année dernière sont là, sans scrupules, dans le dernier carré. Le plus beau dans tout ça, c’est que la présence du Sun ne souffre d’aucune contestation possible après la démonstration de basket livrée face aux Los Angeles Sparks cette nuit.

DeWanna Bonner l’a dit après le match : ce groupe considère qu’on lui a manqué de respect pendant une bonne partie de la saison, jusqu’à cette claque infligée à L.A. cette nuit, et joue avec le feu sacré. Grâce à une performance collective étourdissante en défense et appliquée en attaque, l’ADN du jeu prôné par Miller, Connecticut a complètement fait déjouer son adversaire.

Les fans des Sparks pourront dire que l’absence de Nneka Ogwumike, prise de violentes migraines peu avant le coup d’envoi, a changé la donné. Ou que Derek Fisher n’est définitivement pas le coach qu’il faut à cette équipe encore éliminée prématurément et sans panache. Sur le papier, L.A. avait pourtant ce qu’il fallait pour éviter cette nouvelle sortie de route.

Malheureusement pour les Californiennes, une seule des stars de l’équipe s’est montrée digne de ce statut cette nuit : Candace Parker (22 points, 14 rebonds et 5 passes).

C’était un peu “CP3” contre le reste du monde sur le parquet de Bradenton. La superstar des Sparks, qui a quitté le terrain frustrée et au bord des larmes, a été abandonnée par Chelsea Gray. La meneuse de la Cité des Anges a été maladroite (4 pts à 2/9) et incapable d’exprimer sa créativité (0 passe décisive !!!) face à la ténacité et l’intelligence du backcourt Jasmine Thomas-Briann January.

Ces deux-là, il faut en parler. Le grand public identifiera logiquement cette équipe du Sun à Alyssa Thomas et DeWanna Bonner, encore précieuses cette nuit (36 points, 10 rebonds et 10 passes à elle deux) malgré le problème de fautes de “AT”. Pourtant, c’est le réveil de Jasmine Thomas après un début de saison poussif et l’arrivée dans la Wubble de l’expérimentée Briann January, exceptionnelle en défense, dans la gestion du tempo et à 3 points (3/3), qui ont modifié la trajectoire bancale du Sun.

Lorsque Curt Miller aligne January et les deux Thomas, ce sont 10 sélections cumulées dans des meilleurs cinq défensifs qui se promènent sur le terrain pour traquer l’ennemi.

A part dans les tous premiers instants du match, Connecticut a fait la course en tête et n’a absolument jamais tremblé. Avec calme, le Sun a exécuté son plan à la perfection et avec encore plus d’efficacité que 48 heures plus tôt face à Chicago, comptant même jusqu’à 20 points d’avance au tableau d’affichage.

Les choses vont désormais changer un peu pour le groupe de Curt Miller, taillé pour remporter des matches à élimination directe. C’est une vraie série de playoffs que le Sun va débuter dimanche, contre les Las Vegas Aces, l’équipe avec le meilleur bilan de la saison régulière. La MVP A’ja Wilson et ses coéquipières ne pourront pas commettre l’erreur de sous-estimer Connecticut si elles ont jeté un coup d’oeil au match.

Du côté des Sparks, il faut s’attendre à du remous dans les semaines qui viennent. On n’imagine pas Derek Fisher rester en place après deux saisons d’échec. Et le dossier le plus chaud ne concerne même pas l’ancien meneur des Lakers… Candace Parker, Chelsea Gray et Nneka Ogwumike seront toutes les trois en fin de contrat à l’intersaison. Les spéculations vont rapidement faire leur chemin, c’est une évidence, notamment autour de CP3, auteure d’une superbe saison sur le plan individuel, et qui ne peut pas se permettre de perdre son temps dans un effectif en reconstruction.

Parker a beau avoir répété après le match qu’elle voulait rester à Los Angeles, les Sparks ne doivent pas la tenir pour acquise. Elle a d’ailleurs bien indiqué à ses dirigeants que l’équipe devait absolument être renforcée pour la saison prochaine.

Petit feeling très personnel et basé sur absolument aucune information concrète : le Chicago Sky serait bien inspiré de tâter le terrain auprès de Parker, une enfant de la ville qui correspond très exactement à ce qui manque à cette équipe pour jouer le titre…



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