Betnijah Laney, la bonne pioche d’Atlanta

Quatre ans après sa Draft, vous n’aviez sans doute pas fait attention à elle. Pire, vous ne la connaissiez peut-être même pas avant de la voir évoluer dans la Wubble sous les couleurs du Dream d’Atlanta… Nous vous proposons donc de partir à la découverte d’une joueuse phare de la saison 2020, Betnijah Laney.

Née dans le Delaware, elle est draftée au 2ème tour en 2015 par le Sky de Chicago après avoir effectué ses années universitaires à la fac de Rutgers dans le New Jersey (comme une certaine Cappie Pondexter).

Très discrète pendant ses débuts avec Chicago, elle est contrainte de mettre un terme à sa saison 2016 à cause d’une rupture des ligaments croisés. Pour son retour sur les terrains en 2018, elle signe pour le camp d’entrainement du Connecticut Sun avant d’être retenue dans le roster final. Mais c’est la saison dernière qu’elle obtient un rôle plus important au sein du Fever d’Indiana : on remarque vite ses aptitudes à défendre fort mais offensivement, cela reste très soft.

Betnijah Laney est consciente de ce qu’on pense d’elle. Avec une grande volonté de changer les mentalités à son sujet, elle se met donc au travail et au cours de la saison 2019, on peut s’apercevoir, notamment, qu’elle a tenté plus de 3 points cette année là que lors des trois saisons précédentes. Elle a plus que doublé sa moyenne de points par match, passant de 2.7 points à 5.6. Bien que ces chiffres soient encore assez modestes, il était clair que la marge de progression était bien là.

À l’approche de l’intersaison et de sa saison overseas en Israël, Laney a pour objectif avoué de prendre plus de tirs. « Je n’étais pas considérée comme une shooteuse », expliquait Laney sur la chaîne du Fever. « C’est quelque chose que j’ai vraiment compris pendant l’intersaison. Je travaille simplement à étendre mon jeu, en m’assurant que je sois capable de mettre un 3 points, en m’assurant de continuer à travailler sur mon shoot mi-distance ou en sortie d’écran. Juste être prête. S’assurer que j’attaque, s’assurer que je suis une menace car cela m’ouvrira des portes ainsi qu’à mes coéquipières. »

Elle part alors en septembre pour le club Israélien d’Elitzur Holon où elle tourne à 19.4 points, 9.7 rebonds, 7.1 passes décisives et 2.8 interceptions de moyenne. Mais le niveau du championnat israélien n’est pas celui de l’élite américaine et ces chiffres sont donc vite remis en perspective.

Après une saison offensive peu glorieuse en 2019, le Dream doit renouveler son effectif pour être meilleur offensivement. Atlanta doit aussi palier le départ d’Angel McCoughtry, joueuse historique de la franchise et meilleure scoreuse de l’équipe bien loin devant ses coéquipières. Betnijah Laney, qui a signé au Dream après le retrait de Tiffany Hayes et Renee Montgomery, n’est pas une joueuse qu’Atlanta a choisi pour ses qualités offensives.

« Betnijah est une recrue importante pour nous en raison de son expérience et de sa ténacité des deux côtés du terrain », a déclaré l’entraîneur du Dream, Nicki Collen. « Elle nous donnera de la taille et de la polyvalence en défense alors pour nous aider à absorber la perte de Tiffany Hayes. »

Cependant, après une dizaine de matchs dans la Wubble, Nicki Collen avoue qu’elle ne s’attendait pas à ce qu’elle a découvert de Betnijah Laney. “Le scouting disait qu’elle n’était pas capable de tirer, que c’est une joueuse énergique et une défenseuse hors pair. Mais ce n’est pas ce qu’on a vu pendant le camp d’entrainement et la voir en match officiel prendre des tirs ouverts, se créer ses propres tirs est une surprise plus qu’agréable pour nous. On peut donc maintenant dire que Betnijah
Laney est devenue une joueuse polyvalente
“.

Cette polyvalence se voit sur le terrain mais aussi sur les lignes de stats avec 16.8 points, 4.5 passes décisives, 4 rebonds et 1.6 interceptions par match avec 33 minutes de jeu en moyenne. Elle réalise ainsi deux performances XXL face à New York (30 points, 8 rebonds) et Washington (35 points, 6 passes décisives et 5 rebonds).

Betnijah Laney se pose donc en candidate très sérieuse au trophée de Most Improved Player cette saison. Nul doute également que pas mal d’équipes et de coachs vont fortement s’intéresser à cette joueuse capable de défendre fort et, maintenant, d’être une véritable arme offensive tant dans le scoring que dans la distribution du jeu.

PS : A travers cet article, je tenais à vous présenter une joueuse qui m’a vraiment tapé dans l’œil cette saison. Cela m’a permis de découvrir une joueuse avec une forte volonté et qui a travaillé dur pour développer son jeu et d’atteindre le niveau que l’on peut admirer cette saison. Je vous invite donc très fortement, si ce n’est pas déjà fait, à regarder un match d’Atlanta avant la fin de la saison (même si personne n’aime leur propriétaire, il ne faut pas se priver de voir le talent de ses joueuses).



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