March Madness-day 8 : Stanford passe en tremblant, South Carolina gifle Texas

Il restait deux matchs pour déterminer les affiches du Final Four et savoir qui aurait une chance de continuer sa quête du Graal. Revoyons tout ça. 

Stanford s’est fait peur, Ashten Prechtel libératrice

A la surprise d’absolument personne, Stanford a validé son billet pour le Final Four mardi. Ce qui est plus surprenant, c’est que pour l’une des premières fois de la saison, la machine de guerre de Tara Vanderveer a affiché des failles et n’est pas passée si loin que ça de l’élimination. Le score (78-63) de ce match face à Louisville peut donner l’impression à quiconque ne l’aurait pas regardé que le Cardinal s’est baladé. Pour les autres, c’est évidemment un trompe-l’œil. Stanford a souffert, déjoué, tremblé, puis finalement rappelé qu’il s’agissait quand même d’une équipe qui transpirait le talent et avait toutes les armes pour aller au bout.

Louisville a fait le match parfait… pendant un peu plus d’une mi-temps. Les Cardinals ont joué comme dans un rêve, avec une intensité défensive et une adresse surnaturelles, au point de compter 12 points d’avance à la pause. Dana Evans (24 points à 6/8 à 3 points) semblait ne rien pouvoir rater et en face, seule Cameron Brink (9 points, 5 rebonds et 4 contres), toujours aussi terrifiante au niveau de la protection du cercle et de sa mobilité, parvenait à surnager.

La mi-temps et l’entrée d’une joueuse jusque-là sous-utilisée ont complètement changé la donne. Stanford est sorti du vestiaire le couteau entre les dents pour revenir petit à petit dans la partie. Le talisman du soir : Ashten Prechtel. L’intérieure sophomore a complètement changé la physionomie du match. Pleine de confiance et d’audace, Prechtel (16 points à 6/6, dont 3/3 à 3 points, 4 passes, 3 rebonds et 2 contres) a contaminé toutes ses partenaires jusque-là léthargiques et loin de leur meilleur niveau. Haley Jones (10 pts, 10 rbds) et surtout Kiana Williams, complètement à côté de la plaque en première mi-temps (1/11) ont retrouvé de leur superbe.

La fébrilité s’est alors installée dans le camp de Louisville. Le tournant du match, sans doute, implique Mykasa Robinson, championne de la faute offensive provoquée et garante du fighting spirit des Cardinals. Alors que l’orage semblait pouvoir passer et l’écart être ramené à 4 points, Robinson a manqué un lay-up d’une simplicité enfantine. Derrière… le déluge.

L’aventure s’arrête là pour Dana Evans, irréprochable et en larmes pour le dernier match de sa carrière amateure, et ses coéquipières, mais on a hâte de voir la suite des opérations avec un projet autour de Haley Van Lith.

Pour Stanford, le chemin vers le titre s’annonce un peu plus ardu dans la nuit de vendredi à samedi, avec un affrontement qui s’annonce fantastique avec le South Carolina de Dawn Stanley.

Le paragraphe sur Stanford-Louisville a été rédigé par Shaï

South Carolina était beaucoup trop fort

Le collectif de South Carolina se retrouvait face à l’une des surprises de cette March Madness, Texas. Beaucoup d’observateurs voyaient cette équipe, qui évolue presque à domicile, sortir plus tôt de la compétition. Mais les Longhorns sont allées d’upset en upset jusqu’à cet Elite Eight. Après un si beau parcours, on s’est même demandé s’il pourrait y avoir encore une surprise avec une victoire face à South Carolina. Simple idée passagère, très rapidement balayée d’entrée de match par le collectif de Dawn Stanley.

Dès le début, les Gamecocks se sont arrangées pour tuer toute forme de suspense. Leur excellente exécution des deux côtés du terrain a tout simplement éteint Texas qui ne s’est jamais relevé. L’écart était beaucoup trop flagrant et le score, lourd (62-34) le reflète bien.

Je pourrais vous parler de South Carolina mais, comme depuis le début de ce tournoi, le bilan est le même : quand cette équipe est concentrée, elle est absolument redoutable et n’a pas de points faibles. Son prochain adversaire, Stanford, ne pourra pas avoir de trous d’air sans en payer les conséquences.

A la place, j’aimerais qu’on prenne un peu de temps pour saluer le parcours de Texas. Une équipe symbolisée toute la saison par Charli Collier, l’une des grandes attractions de l’année de par son statut de probable 1st pick de la Draft 2021. Avec 19 points et 12 rebonds de moyenne et quelques gros cartons, elle a répondu aux attentes. C’est réducteur mais Texas semblait être une équipe qui vivait et mourrait par les performances de Charli. Les Longhorns avaient peut-être à cœur de prouver le contraire, car si battre Bradley était une formalité au 1er tour, dominer coup sur coup UCLA puis Maryland mérite qu’on leur tire notre chapeau.

On a pu voir des joueuses comme Celeste Taylor (sophomore) ou Joanne Allen-Taylor (junior) prendre le relais de Collier et s’affirmer pour emmener Texas le plus loin possible. L’affrontement contre Maryland a d’ailleurs été un des matchs les plus intenses du tournoi et s’est joué sur une interception défensive en fin de match. La fin de l’aventure semble un peu cruelle tant l’écart de niveau avec South Carolina était grand, mais pris dans son ensemble, le tournoi de Texas est une réussite. Chapeau. 

C’est triste, mais on s’approche déjà de la fin de cette March Madness. On vous conseille évidemment de ne pas manquer une miette des deux affiches qui détermineront le choc pour le titre.

Dans la nuit de vendredi à samedi :

Stanford – South Carolina, à minuit
UConn – Arizona, à 3h30



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