Le conseil de classe de la saison 2020 #7 : Connecticut Sun

Donne-moi ta main et prends la mienne. La cloche a sonné ça signifie… que la rue est à nous, que la joie vienne. Mais oui, mais oui, l’école est finie !

La saison 2020 est désormais terminée et bien derrière nous. L’occasion de se retourner et de faire le bilan équipe par équipe. Le conseil de classe s’est réuni et a rendu son verdict.

Bilan d’année

Le travail paye

L’année de la petite Connecticut est l’exemple parfait que le travail permet de se sortir de bien des situations lorsque l’on y met l’engagement nécessaire. Malgré l’absence de Jonquel Jones, l’arrivée de DeWanna Bonner dans l’effectif laissait présager tout de même d’une bonne saison. Et pourtant les choses commencent très et le Sun se retrouve à stagner rapidement en fond de classement. Les défaites s’enchaînent et tout le monde commence à craindre un scénario “à la Dream 2019”.

Mais ce serait mal connaître la mentalité du Sun. L’arrivée tardive de Briann January vient redorer un peu le blason de la défense. Jasmine Thomas, après un début de saison un peu décevant retrouve des couleurs. Et comme le duo Alyssa Thomas/DeWanna Bonner carbure à plein régime, l’équipe retrouve le chemin de la victoire. Petit à petit l’espoir des playoffs revient et l’équipe finit même par sécuriser cet objectif sans trop de stress. Leur mauvais début de saison ne leur permet pas de se hisser plus haut que la 7e place mais, personne ne s’y trompe, la valeur intrinsèque de l’équipe est bien meilleure que ne le laisse penser le bilan comptable.

Ainsi, en playoffs, l’équipe réalise l’upset lors du 1er tour face au Chicago Sky, ainsi que lors du deuxième contre les Los Angeles Sparks. En demi-finales, elles donneront des sueurs froides aux Las Vegas Aces, premières de la régulière, en poussant la série jusqu’au 5e match décisif. La bataille sera épique mais, à bout de souffle, le Sun ne pourra réitérer son parcours de 2019 et se hisser de nouveau en Finales.

C’est donc nettement plus que la moyenne que nous accorderons au Sun. Une situation compliquée d’entrée de jeu mais redressée à force de travail, que dire de plus si ce n’est que c’est l’attitude que l’on souhaiterait voir de la part de tous les élèves de la classe.

La grande absente : Jonquel Jones

Dans une équipe à l’identité aussi collective que le Connecticut Sun, il est difficile de déterminer avec certitude la “Franchise Player”, l’Alpha de la meute. Il ne fait cependant que peu de doutes que, sur l’exercice 2019, Jonquel Jones était la meilleure joueuse sur le parquet. Sa progression est fulgurante et se doit d’être signalée. Après une saison sophomore en 2017 qui la verra être désignée meilleure progression de l’année, 2018 la voit être élue meilleure 6e joueuse. Replacée dans le 5 de base en 2019, c’est une saison de calibre MVP que va proposer Jonquel avec, à la clé, une série de Finales dont notamment un Game 2 d’anthologie pour la native des Bahamas.

La situation sanitaire internationale et les inquiétudes liées à celle-ci vont pousser Jonquel à faire l’impasse sur cette saison toutefois et laisser un trou béant dans la raquette de Connecticut. Brionna Jones la remplacera poste pour poste. Elle reprendra honorablement le flambeau mais ne nous faisons pas d’illusion. Qu’importe le nom de famille, Brionna n’est pas Jonquel. On attendra donc avec beaucoup d’impatience le retour de Jonquel dans cet effectif et le trio infernal qu’elle représentera aux côté de Dewanna Bonner et Alyssa Thomas.

La bonne élève : Alyssa Thomas

The Engine

Quel superlatif peut-on encore utiliser pour décrire tout ce qu’apporte Alyssa Thomas sur un terrain, elle qui porte mieux que jamais son surnom de “The Engine” ? Infatigable, son temps de jeu démontre à la fois l’importance qu’elle a dans les plans de coach Miller mais aussi la puissance du moteur qui la nourrit. Intraitable en défense et précieuse en attaque, Alyssa a été, une fois de plus cette saison, le coeur et l’âme de l’équipe. Rapidement en phase avec DeWanna, sa nouvelle voisine sur les ailes, elle a même réussi à pousser cette dernière à produire des efforts défensifs auxquels elle ne nous avait pas habitué lors de ses dernières saisons à Phoenix.

Comment ne pas évoquer également ses épaules, blessées depuis de longs mois maintenant. Cette déchirure du labrum déjà évoquée lors des Finales 2019 et qui semblent toujours d’actualité. On l’imaginait prendre un repos bien mérité après de nouveaux playoffs éreintants. Mais ce serait mal connaître Alyssa. A peine la saison WNBA terminée, elle était déjà en route pour Prague pour sa saison européenne.

La cancre : la brièveté de la saison

Et pour quelques semaines de plus…

Impossible de désigner un vilain petit canard dans ce groupe tant le collectif dans son ensemble aura été une des raisons de la réussite finale de cette saison. Si l’on devait tirer un point négatif de cette année, ce serait très probablement ce départ avorté. Il ne s’agit pourtant que d’une série de 5 défaites, pas vraiment la mer à boire donc. Mais la brièveté de cette saison particulière ne permettra pas à l’équipe de faire mieux que la 7e place, alors que le contenu sur le terrain montrait très clairement que l’équipe valait mieux que ça. Comme le prouvera d’ailleurs leur parcours en playoffs.

On ne peut s’empêcher de se demander ce qu’aurait pu donner leur bilan avec une saison complète traditionnelle. Cela aurait-il été suffisant pour leur permettre d’améliorer leur bilan et éventuellement leur permettre de s’épargner un premier tour de playoffs ? Nul ne le saura jamais.

Le programme des vacances

Re-signer Jasmine et Alyssa Thomas

Au vu de la saison effectuée et du retour probable de Jonquel dans l’effectif, le plan semble clair pour le management de Connecticut : Envisager la saison avec un effectif au complet et essayer d’aller cette fois décrocher le graal final. Petite ombre au tableau toutefois, à l’approche de la saison 2021, seules 4 joueuses sont toujours sous contrat. Il ne s’agit pas des moindres heureusement : Jonquel Jones, DeWanna Bonner, Briann January et la rookie Kaila Charles. Il reste maintenant à compléter l’effectif. L’enveloppe disponible est conséquente mais la tâche à effectuer également.

Les deux cibles principales seront assez logiquement Jasmine et Alyssa Thomas afin de conserver l’ossature de ce groupe et des des membres les plus anciennes de l’effectif. On a signalé auparavant l’importance d’Alyssa dans ce groupe, la perdre après deux saisons aussi pleine serait une petite catastrophe dans le Connecticut. Une fois ces deux signatures actées, le portefeuille sera probablement beaucoup plus léger et restera la problématique de compléter l’effectif mais l’essentiel aura été assuré.


Note du conseil de classe : Début d’année compliqué mais une situation très bien redressée à force de travail. C’est une attitude que le corps professoral ne peut que souligner et féliciter. Cette deuxième partie d’année aura montré à Connecticut qu’elle est capable de bien mieux lorsqu’elle s’en donne pleinement les moyens. Nous comptons donc sur elle pour nous éblouir dès l’année prochaine. Bon travail et très bonnes vacances.



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