Vous ne le savez peut être pas mais mes filles, 2 adolescentes de 17 et 13 ans, trouvent que parfois, je rabâche… Elles ont sans doute un peu raison mais bon, les Belgian Cats sont championnes d’Europe pour la 2ème fois d’affilée, fait historique, et ça me semble donc une excellente raison de rabâcher.
Il y a quelques années, j’aurais fait un vrai petit récap’, quart-temps par quart-temps, peut être même action par action pour vous compter ce match complètement fou et ces 2 dernières minutes d’anthologie. Mais ça, c’était avant…
Dans les grandes lignes, ce qu’on peut retenir, c’est que la Belgique a un peu subi cette finale pour venir finalement arracher la victoire, dans les 2 dernières minutes, au mental et au talent. C’était un peu fou mais surtout, ce n’est plus nécessaire de tout décrire car contrairement à avant, vous l’avez VU ce match. Mettre le basket féminin sur le devant de la scène, c’était encore impensable il y a peu mais grâce aux Cats, en Belgique, on y est ! Ma timeline Facebook et Insta me l’a confirmé après le match et on sait tous que si c’est sur les réseaux sociaux, c’est forcément que c’est vrai 🙃
Les Cats, souvent imitées, jamais égalées
Cela fait maintenant plusieurs années que le jeu des Belgian Cats est encensé par la plupart des experts basket autour du globe. On se souvient du superbe article du journaliste anglais Paul Nilsen, sorti en 2019 et intitulé « The day Belgium saved women’s basketball ». Cet homme avait tout compris et 6 ans après, l’adage est toujours vrai.
Les Cats, c’est une équipe avec un grand coeur, un vrai collectif, une équipe qui se réinvente et qui, malgré la présence de la GOAT Emma Meesseman, est capable de voir plusieurs de ses joueuses prendre des matchs à leur compte. On l’a vu dans cet Eurobasket 2025 : Julie Allemand, Kyara Linskens, Julie Vanloo, Antonia Delaere, elles ont chacune su porter l’équipe à différents moments, à leur manière. Et le résultat est là : on a ramené la coupe à la maison. POUR LA 2ÈME FOIS D’AFFILÉE 🔥
Ok, on s’est fait peur contre l’Italie et on a carrément osé la remontada contre l’Espagne mais ça aussi, il fallait aller le chercher avec les tripes. Elles l’ont fait !
Emma Meesseman, Simply the Best
Emma, c’est du talent brut mais c’est surtout l’art de faire passer le basket pour un sport presque trop facile. Combien de joueurs et de joueuses ne se sont pas dit qu’ils allaient tester le petit footwork d’Emma, suivi du shoot mid-range qui va bien mais sans arriver au +2 tout doux comme une peau de bébé après un peeling chimique. Elle nous a tous fait croire qu’on pouvait y arriver mais la vérité est tout autre : il n’y a qu’une Emma Meesseman… En dat is de onze 🤩
Mais Emma possède un autre talent, peut être même inné celui-là, c’est de faire briller les autres et d’attirer ses coéquipières dans sa lumière. Je parlais à un ami d’Emma et je lui ai dit que je ne lui trouvais, réellement, aucun défaut à pointer. Le pire ? Je le pense. L’altruisme est son sacerdoce, le fairplay son second prénom et l’humilité sa seconde peau. Si je devais me créer un personnage avec des bons gros cheats code dans un NBA 2K, il ne sera même pas aussi bon qu’Emma. Bon, on ne peut par contre par nier que dans le plat pays qui est le nôtre, nous sommes tous un peu trop Emma-dépendants mais c’est sans doute le revers de la médaille d’avoir une joueuse d’un tel calibre qui évolue sous la vareuse belge. On pensera à l’après Emma plus tard. Là, tout de suite, savourons encore un peu…
Mes blessures et mes faiblesses. Celles que j’avoue qu’à demi-mot.
Malgré l’euphorie de la victoire et la sensation jouissive de l’or autour du cou, on ne peut pas nier que la Belgique s’est souvent fait très peur et plus particulièrement dans les 2 dernières rencontres. L’adresse noir/jaune/rouge aura été assez limite durant cet Eurobasket et l’apport du banc toujours léger par rapport à certaines autres équipes. Malgré cela, Mike Thibault aura été irréprochable et a pu jouer au magicien avec l’effectif à sa disposition. Phases de jeu, rotation, il connait son boulot le Mike. On peut sans aucun doute lui accorder une belle part de cette victoire au forceps. Là aussi, le staff des Cats est à féliciter et à mettre à l’honneur car, débaucher le coach au plus grand nombre de victoires en WNBA (379), c’était sans aucun doute un des moves les plus intelligents à faire. Certaines fédérations devraient en prendre de la graine (Clin d’oeil appuyé vers nos voisins 😆). Et vous savez la vraie bonne nouvelle ? Mike Thibault est sous contrat avec les Cats jusqu’en 2028.
Les Belgian Cats sont donc entrées encore un peu plus dans l’histoire ce 30 juin 2025. Mais une de leur autre victoire, c’est d’être rentrées dans le salon de milliers de Belges et d’avoir montré, avec leur talent, leur collectif et leur mentalité, que le basket féminin belge compte !
Voilà 8 ans que je suis assidument les Cats, que je vais les voir jouer plusieurs fois par an : c’est certainement la relation la plus rentable de mes dernières années 😆 Et pour ça, thanks girls ❤️