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On ne badine pas avec la violence domestique en WNBA

La sentence est tombée le 16 juillet dernier : déjà décimée par les blessures, l’équipe des Los Angeles Sparks devra se priver de Riquna Williams durant les 10 prochains matchs.

Cette dernière a été arrêtée en avril dernier pour des faits de violence domestique remontant à décembre 2018 : Williams aurait agressé son ex-compagne Alkeria Davis et menacé une tierce personne avec une arme à feu. Bien que l’enquête judiciaire soit encore en cours en Floride, et que Riquna Williams plaide non coupable, la WNBA n’a pas attendu le verdict de la cour pour rendre le sien. La ligue a ainsi déclaré qu’elle avait mené sa propre enquête sur l’incident, interrogeant Williams et plusieurs témoins. “Entre autres facteurs, la WNBA a tenu compte de la nature et de la gravité de la conduite en cause, y compris l’utilisation d’une arme à feu” a déclaré la ligue dans son communiqué.

Riquna Williams

Riquna Williams se voit donc écoper de 10 matchs de suspensions sans solde, ce qui n’est pas du goût de Terri Jackson, la directrice exécutive de la WNBPA, qui a ainsi déclaré : “”Nous sommes déçus des actions de la ligue. Il y a une procédure criminelle en cours et, par souci d’équité envers la joueuse, la ligue aurait pu et aurait dû attendre qu’elle soit complétée avant de prendre des mesures. Riquna n’a pas eu l’occasion de se défendre pleinement. Nous déposons immédiatement un recours.”

Entre d’un côté, l’importance de la présomption d’innocence et le respect des procédures judiciaires et de l’autre, l’image de la ligue et du comportement de ses joueuses, il y a à boire et à manger…

Et si la ligue pense avoir géré ce premier cas, la suite ne fait qu’arriver. L’autre équipe d’éclopés, les Seattle Storm, connaît le même genre de problème avec Natasha Howard. Jacqueline Howard, son épouse, l’accuse en effet de violence domestique avec vidéos, tweets et captures d’écran à gogo. Après quelques jours de silence, Natasha Howard a publié un communiqué dans lequel elle nie totalement les faits reprochés et annonce avoir elle-même déposé une demande de divorce. Bref, ça ne fait que commencer…

© Lorie Shaull

Si la WNBA n’a pas encore fait de déclarations concernant cette affaire, le front-office des Storm s’est, lui, exprimé : “Nous sommes au courant des récentes allégations contre Natasha “, ont déclaré Lisa Brummel, copropriétaire de Storm, et Alisha Valavanis, PDG/GM. “Nous sommes en communication avec la ligue et nous enquêtons en collaboration avec elle.”

Avec ce nouveau cas, peut-être serait-il utile que la ligue décide, en concertation avec le syndicat des joueuses, d’une procédure à suivre en cas d’accusation de violence domestique. Le flou juridique qui entoure le timing et la nature des sanctions laisse en effet les joueuses concernées ainsi que leurs coéquipières mais aussi les dirigeants et les fans dans une expectative qui n’apporte pas la sérénité nécessaire pour le bon développement de la ligue.



Un commentaire sur

On ne badine pas avec la violence domestique en WNBA

  • 1stLeBronJamesFan

    Mais pourquoi les gens s’emmerdent avec les telenovelas a la con?? Ca, s’est tellement mieux

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