Le conseil de classe de la saison 2020 #9 : Dallas Wings

Donne-moi ta main et prends la mienne. La cloche a sonné ça signifie… que la rue est à nous, que la joie vienne. Mais oui, mais oui, l’école est finie !

La saison 2020 est désormais terminée et bien derrière nous. L’occasion de se retourner et de faire le bilan équipe par équipe. Le conseil de classe s’est réuni et a rendu son verdict.

Bilan d’année

On y était presque !

Qu’il est difficile d’échouer lors de l’examen final après avoir pourtant travaillé correctement tout au long de l’année ! La saison 2019 avait marqué l’arrivée avec fracas d’Arike Ogunbowale au sein de la grande ligue mais avait été beaucoup plus compliquée au niveau des résultats collectifs. Pire, dans son contenu, le jeu était pauvre et faisait mal aux yeux. L’historie n’en était qu’à ses débuts et tout le monde s’attendait à mieux pour 2020.

Et mieux il y eut. Dans le contenu tout d’abord, avec un jeu plus collectif, une Arike replacée en 2 afin de moins pénaliser la mise en place de systèmes tout en lui laissant beaucoup de liberté en attaque malgré tout. Résultat ? Une Arike plus efficace et un jeu plus fluide avec la titularisation à la mène de Marina Mabrey suite à la blessure de Moriah Jefferson qui a, décidément, beaucoup de mal à lancer pour de bon sa carrière. En défense, cela reste médiocre et il s’agit probablement du point principal sur lequel l’équipe devra travailler.

Au final, les résultats collectifs furent tout proches de suivre cette belle évolution puisque l’équipe a échoué à la porte des playoffs par la faute des Washington Mystics, en mode remontada. Point final quelque peu surprenant de cette saison, le départ de coach Agler, qui semblait pourtant faire du bon boulot avec ce groupe jeune. Le sentiment est donc mitigé par rapport à cette saison. L’évolution semble claire et on ne peut qu’espérer la voir se poursuivre, même s’il faut désormais pour ça dénicher le meilleur profil possible au poste de coach.

Les promesses de demain :

Pas réellement d’absente au sein de cette équipe cette année malgré la situation sanitaire et sociale particulière. On pourrait parler de la blessure de Moriah Jefferson mais depuis quand ne l’a-t-on vue en pleine possession de ces moyens ? On profitera donc de cette rubrique non pour s’apitoyer sur les absentes mais plutôt pour féliciter les jeunes pousses présentes et sur lesquelles l’équipe devrait compter dans le futur.

Parmi les rookies, comment ne pas parler de Satou Sabally, sélectionnée en numéro 2 à la dernière Draft. Elle a été quelques fois en difficulté durant certains matchs mais certaines performances ont montré la grande joueuse qu’elle serait demain. De quoi former un magnifique duo avec Arike. Sélectionnée en 7e position Tyasha Harris a montré de belles choses à la création en sortie de banc et a de quoi faire une belle carrière également. Enfin, le choix de Bella Alarie en 5e position avait surpris quelques personnes et force est de constater qu’elle a sans doute été sélectionnée un peu haut. Mais on ne peut pas dire non plus que sa saison fut mauvaise. La jeune ailière a du talent et semble avoir la bonne mentalité pour évoluer dans la ligue.

La bonne élève : Arike Ogunbowale

Vous avez dit clutch ?

La saison 2019 nous avait montré une assoiffée du scoring et du ballon, 2020 nous a confirmé qu’en plus Arike était une des joueuses les plus clutch de sa génération si pas plus. Elle a ainsi rendu les 2 copies les plus propres de cette année à 39 et 38 points. Les Washington Mystics se rappellent encore de ce shoot venu arracher la prolongation. C’est bien, simple, si vous êtes avez une avance de moins de 3 points dans les dernières secondes d’un match, tremblez ! Arike sent l’odeur du sang. Et elle aime ça .

La cancre : Les recrues du Sky

Stop ou encore ?

Elles étaient deux en provenance du Chicago Sky dont on attendait un vrai apport. Elles sont deux à avoir déçu ou en tout cas, à n’avoir pas apporté à hauteur des espérances (mais c’est un peu la même chose non ?)

Astou Ndour avait été un bel apport pour l’effectif du Sky lors de la saison passée mais force est de reconnaître que ça n’aura pas été le cas cette saison. Il faut dire à sa décharge que la gestion de ses minutes par le coach aura été particulière et ne l’aura pas aidé. Mais on sait aussi que Brian Agler est un coach exigeant, particulièrement sur les efforts défensifs, pas la plus grand qualité de l’intérieure.

Katie Lou, quant à elle, avait été une vraie déception pour sa première saison sous le maillot du Sky. Elle s’était épanchée sur ses problèmes de santé mentale à l’approche de cette saison et on espérait la voir donner plus de satisfaction cette année. On ne peut pas dire que ce fut franchement concluant. Il y eut du mieux mais il serait temps d’y aller. Katie Lou est un choix 4 de Draft et nous avait été vendue comme une potentielle star de cette ligue. Il est encore trop tôt pour définitivement clore son dossier mais il devient urgent de lancer enfin cette carrière.

Le programme des vacances

S’acheter un nouveau coach

La situation salariale est assez simple du côté de Dallas. Pratiquement tout le monde est sous contrat, si ce n’est Allisha Gray qui sera Free Agent. Et la masse salariale regorge de toute façon encore toute la marge nécessaire. Le groupe est jeune et en pleine évolution. Le Front Office pourra donc travailler sereinement et décider de continuer à développer l’entièreté du groupe ou déjà procéder à des changements d’ampleur.

Mais pour effectuer ce travail, il importe de le faire main dans la main avec un coach. Brian Agler a accompagné ce groupe pour sa construction depuis 2 ans. Sous son égide, le groupe s’est développé et est tout proche de passer un cap. La prochaine étape passera forcément par un coach qui pourra pour suivre cette dynamique.


Note du conseil de classe : Le conseil félicite la petite Wings pour les progrès entrevus. Le soin apporté dans le travail fait plaisir à voir et on ne peut que l’encourager à poursuivre dans ce sens. Il importe désormais de se trouver un nouveau professeur principal pour continuer à progresser. En revanche, nous ne pourrons plus nous contenter d’autre chose qu’une réussite l’année prochaine. Ce n’est pas passé loin cette année. L’année prochaine, plus d’excuse. Bon travail et bonnes vacances.



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