Saison WNBA 2020 : les conclusions hâtives

La WNBA est de retour ! Et le moins que l’on puisse dire c’est que ça fait du bien ! Deux journées, 6 matchs et l’occasion déjà d’analyser avec un brin de mauvaise foi la rentrée des équipes et de tirer avec vous nos premières conclusions hâtives.

Parce qu’il n’est jamais trop tôt pour avoir des certitudes et les asséner avec conviction. Premier degré et objectivité laissés au vestiaire.

Sylvia Fowles finira meilleure rebondeuse de la saison.

En fait, la question est même de savoir si Sylvia laissera un rebond à qui que ce soit cette saison. On savait madame double-double être une machine au rebond. Elle nous l’a encore prouvé ce dimanche soir avec 18 prises. La concurrence est loin puisque la 2e n’est autre que Monique Billings avec 13, assez logiquement…

Sylvia Fowles devrait d’ailleurs, sauf cataclysme, dépasser le record de son ex-coéquipière Rebekkah Brunson dès la prochaine rencontre pour devenir purement et simplement la meilleure rebondeuse de l’histoire la ligue. Il ne lui en manque que 6. Autant dire qu’au rythme où va Sylvia, cela pourrait être réglé au prochain quart temps des Lynx.

Elle nous avait encore montré toute son efficacité la saison dernière en finissant 3e du classement dans la catégorie cueillette sous les cercles. Elle avait alors été devancée uniquement par Jonquel Jones et Teaira McCowan. L’absence physique de la première pour la saison, et mentale de la seconde, lui laisse le champ libre pour aller chercher ce petit trophée individuel en fin de saison.

La cuvée de Draft 2020 est partie pour manger la cuvée 2019

A ma gauche, la cuvée 2019. Napheesa Collier, Arike Ogunbowale, Teaira McCowan, toutes flamboyantes lors de la saison dernière. Toutes en dedans lors de ce weekend. L’exemple le plus marquant étant d’ailleurs Teaira McCowan, dont on se demande toujours si elle a foulé le terrain samedi tant son impact sur le terrain aura été faible.

Quand aux deux principales candidates au trophée de ROY en 2019, Arike et Napheesa, si la ligne de stats n’est pas honteuse au final, elles auront mis le temps à se lancer et trouver valablement leur rythme.

Pendant ce temps là, Sabrina Ionescu, malgré un chien de garde permanent sur le dos, finissait avec un très bon 12 points, 6 rebonds et 4 passes et montrait avec confiance qu’elle buvait la pression tous les matin au petit déjeuner. Quant à Chennedy Carter et Tyasha Harris, elles tentaient de battre le record de vitesse d’une meneuse rookie au sein de la rencontre Wings-Dream.

Aucun doute, la jeunesse est au pouvoir et devrait vite ranger au placard les espoirs déçus de la génération 2019.

Vous avez dit mauvaise foi ?

Les Mystics vont faire le back to back avec Myisha Hines en MVP des Finales.

Mike Thibault est décidément incroyable. Après avoir fait de Natasha Cloud, draftée au second tour en 15e position en 2015, une top meneuse passeuse et défensive. Après avoir fait d’Emma Meesseman, sélectionnée également au second tour en 19e position en 2013, une des intérieures les plus létales au poste et de loin et accessoirement MVP des Finales en 2019. Voilà que les coach le plus victorieux de la ligue nous sort de son chapeau Myisha Hines Allen, sélectionnée au … deuxième tour en … 19e position en 2018.

Avec 27 points et 10 rebonds en 28 minutes, Myisha aura réussi a faire oublier les absences combinées de LaToya Sanders, Elena Delle Donne et Tina Charles. Avec une moyenne de 3,8 points pour 2,9 rebonds en année rookie suivi de 2,3 points et 2,1 rebonds en 2e année, la performance de Myisha ce samedi était pour le moins inattendue.

C’est donc désormais écrit. En toute objectivité, porté par leur nouvelle franchise player, la saison des Mystics ne peut qu’aller en Finales et qui de mieux que Myisha pour s’inscrire dans les pas de Emma Meesseman pour aller marquer ce nouveau titre de son empreinte !

Je m’enflamme, non ?

Bill Laimbeer et les Aces ont préfacé le basket des années 2020. Le 3 points, c’est du passé.

On ne va pas se mentir, ce paragraphe aurait été plus simple a écrire si les Aces n’avaient pas craqué en dernière ligne droite et perdu le match face à une équipe du Sky qui n’en espérait pas tant. Et pourtant, ce dénouement ne doit pas nous faire oublier que sur l’ensemble de la rencontre, le match semblait bien en main du côté de Las Vegas.

Face au problème de shooting extérieur pressenti avant le début de la saison, coach Laimbeer a apporté une réponse toute simple, et quelque peu à contre courant du basket moderne : bombarder l’intérieur et tirer à mi-distance. La bande à A’ja et Angel (toutes deux en feu et à l’aise dans cet exercice particulier) aura, il faut bien l’avouer, bien été aidée par une défense intérieure de Chicago plutôt approximative pour ne pas dire absente pendant la majorité de la rencontre. Pourquoi tirer à 3 points dans ces conditions ?

Pour preuve, le contraste est saisissant entre Chicago qui aura tenté 27 tirs à 3 points sur la rencontre contre 5 côté Aces (tous manqués). Il est d’ailleurs intéressant de noter que 4 de ces 5 tirs auront été tentés dans le 4e quart temps. Un changement de tactique qui n’aura pas été payant puisque, au final, Chicago finira par remporter la rencontre sur un… 3 points d’Allie Quigley.

Alors, en 2020, le 3 points c’est du passé ?

Team USA est le meilleure centre de revalidation au monde

Quel point ont en commun Breanna Stewart, Sue Bird, Diana Taurasi, Angel McCoughtry et Skylar Diggins Smith ?

Toutes n’ont pas ou très peu joué en 2019, victime de blessures ou de situation personnelles de gravité variable. Toutes faisaient naître de sérieux doutes quant à leur capacité à revenir après une si longue absence et une préparation si particulière, au vu des circonstantes sanitaires. Et toutes ont réalisé un retour plus que convaincant lors des rencontres de ce weekend.

Leur autre point commun ? Avoir chacune d’entre elle participé au camp de préparation de Team USA en janvier et/ou au TQO en février. De là à dire que Team USA constitue une formidable cure de jouvence et de revalidation, il n’y a qu’un pas… que nous allons franchir sans aucune gêne.

Vous avez un petit bobo ? Contactez Cheryl Reeve et Dan Hugues…

Mentions honorables :

Il n’était pas possible pour nous de développer toutes les magnifiques conclusions hâtives que nous ont déjà proposées les rencontres de ce weekend. Pour l’amour de la discussion, et afin que vous puissiez en commentaire nous faire preuve vous aussi de toute votre mauvaise foi, nous en avons listé quelques-unes pour vous :

  • Dallas et Indiana ont lancé le concours de la pire défense en 2020 (mention honorable pour la défense intérieure de Chicago et le repli de Phoenix)
  • Brittney Griner ne sera pas MVP cette saison.
  • Alyssa Thomas en revanche…
  • Sabrina Ionescu va battre un nouveau record dans sa jeune carrière : le nombre de prises à deux subies par une rookie sur une saison

Pour terminer, une dernière conclusion hâtive : Qu’est-il arrivé à la mode, au style et au bon goût en cette année 2020 ? :



Un commentaire sur

Saison WNBA 2020 : les conclusions hâtives

  • 1stLeBronJamesFan

    J’ai grave ri. Tu as coche toutes mes idees litteralement. Tu es un magicien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *