Le conseil de classe de la saison 2020 #8 : Washington Mystics

Donne-moi ta main et prends la mienne. La cloche a sonné ça signifie… que la rue est à nous, que la joie vienne. Mais oui, mais oui, l’école est finie !

La saison 2020 est désormais terminée et bien derrière nous. L’occasion de se retourner et de faire le bilan équipe par équipe. Le conseil de classe s’est réuni et a rendu son verdict.

Bilan d’année

Ca passe par la petite porte !

Drôle d’année pour la petite Mystics. Après avoir été haut la main première de classe l’année passée, cet exercice s’annonçait plus compliqué avec les absences de multiples stars au sein de l’effectif. Néanmoins le début d’année se passe sur des chapeaux de roues avec des résultats au delà de toute espérance pour les premiers contrôles.

S’ensuit alors une période compliquée où les échecs se sont succédés. Parfois proche de rendre feuille blanche, la petite Mystics a inquiété ses professeurs et a fait craindre au décrochage scolaire. Néanmoins, un sursaut d’orgueil en fin d’année lui a permis d’obtenir la moyenne tout juste.

Au niveau disciplinaire, rien à signaler. Mystics aura toujours montré un positivisme et une envie de participer contagieuses, malgré les résultats parfois compliqués. L’ambiance et la camaraderie auront toujours été au beau fixe au sein de la classe. Sa prise de position extra-sportive lors des mouvements de grève de milieu de saison nous aura également montré une attitude responsable et citoyenne, d’ailleurs largement partagée par l’ensemble des classes de l’établissement.

La grande absente : Elena Delle Donne

(ou Tina Charles, ou Tasha Cloud, ou LaToya Sanders…)

Meilleure élève de la promo l’année passée, l’absence d’Elena aura fait parler, entre précautions médicales et incompréhension de la part de la ligue. Son absence aura fait beaucoup de mal à l’attaque de Washington. Perdre sa meilleure joueuse a de quoi faire perdre pied à beaucoup d’effectif (demandez à Atlanta en 2019).

Mais si vous rajoutez à cela que l’équipe aura du également composer sans Tasha Cloud, LaToya Sanders et Tina Charles, c’est la complète hécatombe dans les rangs de la capitale. De celle qui pourrait faire sombrer un groupe. Le résultat aura donc été au delà des espérances, compte tenu des circonstances.

La bonne élève : Myisha Hines-Allen

From Garbage to Franchise real quick.

Quel redressement de la situation de la part de Myisha. Plutôt au fond de la classe l’année passée, c’est au premier plan qu’elle a été mise par son coach cette année et a ainsi pris les rênes de l’équipe. Nous nous sommes déjà maintes fois extasiés sur sa progression incroyable. Elle est l’une des raisons pour lesquelles l’équipe a su faire bonne figure malgré la liste interminable d’absences.

Mais plus qu’une histoire d’opportunité, c’est aussi une nouvelle maturité que l’on a vu dans son chef. Myisha n’a pas refusé les défis qui ont été placés sur sa route. On a vu également plus de justesse dans son jeu. Le palier est passé, à Myisha de confirmer cette évolution dès l’année prochaine.

La cancre : Aerial Powers

On était plus à une absence près…

Difficile de parler de cancre en mentionnant Aerial tant son début de saison était satisfaisant à tous les niveaux. Plus juste et moins soliste que l’année passée, l’absence d’Elena lui a permis de prendre la plupart des responsabilités en attaque et de montrer la formidable scoreuse qu’elle est.

Et puis arrive la blessure, inattendue et injuste, qui la prive de terminer la saison avec ses coéquipières. Elle restera sur le banc et dans le groupe jusqu’à la fin, pour les encourager. Mais son absence marquera le début des difficultés pour Washington, avant qu’elles ne redressent la barre en fin de saison. Mais il ne faudrait pas que ce coup dur occulte le début de saison qu’était en train de produire Aerial Powers. Celui d’une ailière scoreuse, agressive au cercle, très sérieuse en défense, qui pourrait rapidement devenir un complément idéal d’Elena et Emma dans l’attaque de Washington.

Le programme des vacances

Survivre au salary cap

Quand on voit le déroulé de la saison, les promesses entrevues dans le chef de certaines joueuses (Myisha Hines-Allen, Aerial Powers, Kiara Leslie) et que l’on envisage le retour des absentes, il y a de quoi voir l’avenir avec confiance. Mais un élément risque vite de calmer les ardeurs des fans des Washington Mystics : le salary cap.

Ainsi, en candidate à la resignature, la liste est longue : Emma Meesseman, Aerial Powers, LaToya Sanders, Tasha Cloud ou Tina Charles pour ne citer que les plus importantes. La place dont dispose Washington dans sa feuille de salaire est grande mais l’on parle ici de joueuses de premier plan dans cette ligue. Et au vu des montants que sont en droit de demander ces joueuses, il parait impossible de pouvoir démarrer l’année prochaine avec l’entièreté de cet effectif. Mike Thibault et son staff devront donc faire des choix, et certains seront difficiles.


Note du conseil de classe : Drôle d’année pour Mystics. Si elle a vécu une grosse période sans en milieu d’année, nous ne pouvons que souligner son caractère et sa fierté qui lui aura permis de sauver les meubles au moment de ses examens finaux. Nulle doute que l’expérience de cette année compliquée, inattendue de sa part, sera porteuse pour l’année prochaine. Si les vacances se passent bien et qu’elle ne se disperse pas trop, nous espérons la voir revenir au premier plan dès l’année prochaine.



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