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Le jour où Diana Taurasi a battu Steve Nash

Diana Taurasi est une légende vivante du basket. Qui dit légende, dit anecdotes et récits pour l’entretenir. A l’image de Michael Jordan ou Kobe Bryant, des histoires pour façonner le mythe de la star du Phoenix Mercury surgissent au fil des ans, souvent racontées par des joueurs et joueuses marqués par le jour où leur chemin a croisé le sien. Lorsqu’il sera en âge de réaliser la notoriété et la gloire acquises par sa mère, Leo Taurasi-Taylor, le fils né de son union avec son ancienne coéquipière Penny Taylor, pourra par exemple raconter qu’elle a tenu en respect trois joueurs NBA, dont Steve Nash, l’un des meilleurs shooteurs de tous les temps (42.8% à 3 points en carrière) et accessoirement un double MVP et membre du Hall of Fame, lors d’un petit contest à huis clos en 2009. C’est ce que raconte Channing Frye dans l’un des épisodes de son podcast Road Trippin’.

“Il y avait Jason Richardson, Steve Nash et moi-même. Diana était sur le terrain d’entraînement, en train de shooter. On lui a dit : ‘Viens avec nous faire un petit drill. Prenons 100 shoots ou un truc comme ça’. Elle nous a répondu : ‘Vous voulez utiliser ma balle ou la votre ?’ (les ballon utilisés en WNBA ont une circonférence plus petite, NDLR). Je lui ai dit : ‘Shoote avec la notre, allez’. Elle a répondu : ‘OK, pas de problème’. Là je me suis dit que ça allait être chaud pour moi.”

Steve commence. Sans échauffement, il en met 87 sur 100. Le gars est déprimant. Jason Richardson prend la suite. Il en met 80, ce qui est aussi très fort. Ensuite, c’est mon tour. J’étais jeune et j’avais besoin d’un peu plus d’échauffement. J’en mets quand même 74 ou 75. Puis c’est à Diana… Je vous jure qu’elle a mis 3 minutes avant de rater un shoot. Elle en a mis 94 en tirant exactement depuis les mêmes endroits que nous. Avec la même balle”.

Autre preuve que Diana Taurasi est une icône au-delà du clivage hommes-femmes, ce souvenir du même Channing Frye sur sa première rencontre avec elle, quelques années plus tôt, alors qu’il jouait en NCAA et qu’elle commençait à se faire un nom en WNBA.

” Je suis de Phoenix et j’étais à la fac d’Arizona à l’époque. J’étais en boîte avec des amis et elle est venue me voir. ‘Hey, C-Frye, j’adore ton jeu, continue comme ça’… Elle me parlait comme à un gamin. La plupart des mecs qui sont à fond sur la masculinité se seraient sentis vexés, mais moi je me disais ‘Oh mon Dieu, p*****, c’était Diana Taurasi’.”

En avril prochain, “Dirty Diana” attaquera sa 16e saison NBA, deux mois avant de fêter ses 38 ans et après n’avoir pu disputer que 6 matches la saison dernière. Cette fois, elle sera d’attaque d’entrée de jeu avec un objectif clair : tenter de remporter un quatrième titre avec Phoenix et d’écrire une page supplémentaire de sa légende.


Lien vers l’extrait Youtube du podcast



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