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Le BLMA : l’étoile montante de la LFB et du basket européen

Le 27 avril 2013, la légende du basket français Edwige Lawson-Wade mettait fin à sa carrière en Ligue Féminine de Basket sur les parquets du Palais des Sports de Lattes-Montpellier. Quelques mois avant sa dernière campagne internationale avec les Bleues à l’occasion de l’Euro 2013, c’était sur une défaite face au Tango Bourges lors du troisième match des Finales LFB que s’était tournée la page de la carrière professionnelle de Lawson-Wade. Difficile alors pour l’étoile du basket français qui s’était donné pour objectif de mener une dernière fois son équipe jusqu’au titre de championnes de France de cacher sa déception. Mais entre Lawson-Wade et le BLMA, l’histoire était loin d’être terminée. À vrai dire, elle ne faisait que commencer.

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2018-2019 — Le retour, les fondations, l’ascension

Cinq ans plus tard en effet, Edwige Lawson-Wade fait son retour en terres montpelliéraines, mais cette fois dans un nouveau rôle, en tant que directrice sportive. Il aurait sans doute été difficile d’imaginer une meilleure reconversion pour cette ancienne meneuse de l’équipe de France passée par les plus grands clubs européens et par les rangs très convoités de la WNBA. Revenant par exemple, à l’occasion des vingt ans de la LFB, sur ses années passées en Russie, Lawson-Wade affirmait en effet qu’y avoir côtoyé les meilleures joueuses mondiales lui avait permis de progresser sur le plan technique, mais aussi d’en apprendre davantage sur son rôle de « meneuse-gestionnaire ».

Et à Montpellier, ces qualités ne tardent pas à être mises en pratique. Comme sur les terrains, Edwige Lawson-Wade s’illustre en effet par sa grande efficacité en tant que membre du front office. Dès son retour au BLMA, elle réalise un coup de maître aux côtés du président du club Frank Manna et du coach Thibaut Petit en recrutant celle qui aura un rôle central dans l’équipe en sa qualité de première joueuse WNBA à rejoindre Montpellier sous l’ère Lawson-Wade — nulle autre que la championne WNBA en titre, arrière du Seattle Storm, Sami Whitcomb.

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Coup de maître, car Whitcomb, tout en étant une joueuse encore relativement peu connue sur la scène internationale, a toutes les qualités requises pour servir les ambitions du BLMA. En premier lieu, une détermination sans failles et une combativité à toute épreuve dont on peut lire la trace dans son parcours même. Non draftée en 2010 à l’issue de ses quatre ans passés chez les Huskies de Washington, s’imaginant devoir renoncer à sa carrière professionnelle, elle rejoint en effet le staff technique de son ancienne université en tant que coordinatrice vidéo pendant un temps, avant d’être sollicitée par une équipe du modeste championnat allemand qui lui fait retrouver le chemin des terrains. Les années suivantes, ses prestations solides dans le championnat australien la font repérer des observateurs américains, notamment de la direction sportive du Seattle Storm, qui lui offre la possibilité de participer à son camp d’entraînement. Retenue dans l’effectif final, elle fait donc ses débuts en WNBA en tant que rookie à 28 ans, et se fait peu à peu un nom grâce à ses contributions décisives en sortie de banc. Un an après, elle est sacrée championne WNBA pour la première fois. On voit donc en quoi le rôle de Sami Whitcomb a pu être pionnier au sein de l’effectif du BLMA. Son ascension fulgurante en quelques années n’est sans doute qu’à la mesure des ambitions du club de Lattes-Montpellier, qui vise très haut, très vite, comme en attestent les résultats obtenus dès la saison 2018-2019.

© Olivia Barbe

Dès cette première année suite au changement de direction, le BLMA réalise en effet une saison d’anthologie. C’est que le talent de l’équipe — dont les rangs sont presque totalement remaniés, à l’exception de Romane Berniès et Ornella Bankolé, par rapport à la saison précédente — est loin de se limiter à la seule présence d’une joueuse WNBA. En plus de Sami Whitcomb, la direction sportive du club mise en effet sur l’expérience de quatre internationales françaises — Héléna Ciak, Diandra Tchachouang, Endéné Miyem, et Marielle Amant — qui ne tardent pas à retrouver la complicité qu’elles ont acquises avec les Bleues dans les rangs des Gazelles. Enfin, le tableau est complété par la jeunesse d’Alix Duchet et la présence d’une seconde américaine, repérée suite à ses performances dans le championnat suédois, Taylor Wurtz.

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Saison d’anthologie, donc, puisque le club parvient à réaliser le double exploit de se hisser pour la première fois de son histoire jusqu’en finale de l’EuroCup, et de retrouver également le chemin des finales LFB. Malheureusement, les Gazelles s’inclinent lors de ces deux finales, mais non sans avoir fait preuve de résilience et de persévérance. En EuroCup, elles chutent à domicile face à Orenburg malgré une victoire de quatre points à l’extérieur au match aller. Quant aux finales LFB, elles réussissent à y revenir à deux matchs partout après deux victoires initiales des Lyonnaises, mais pour finalement s’incliner loin de chez elles dans un Game 5 décisif qui se joue à Lyon. Vae victis — malheur aux vaincus, dit le proverbe, mais pourtant, pour le BLMA, l’avenir semble s’annoncer radieux.

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2019-2020 — Un mot d’ordre : « Run it back »

 « Run it back ». C’est par cette formule qu’après avoir encaissé une défaite, un compétiteur laisse savoir à son adversaire qu’il souhaite prendre sa revanche sur les playgrounds. Et c’est sans doute la formule qui résume le mieux l’état d’esprit et les ambitions des Gazelles pour cette saison 2019-2020. La saison dernière fut presque parfaite. Cette année, il s’agit donc de refaire la même chose… la victoire en plus.

Et pour ce faire, une fois encore, la direction du club n’a pas lésiné sur les moyens. Cette année en effet, ce n’est plus une, mais trois joueuses WNBA qui évoluent dans les rangs des Gazelles, ce qui propulse le BLMA en tête du classement des clubs de LFB comptant le plus de joueuses WNBA dans leur effectif, avant le LDLC ASVEL féminin d’Alysha Clark et Marine Johannès et les Flammes Carolo de Katie Lou Samuelson et Kim Mestdagh. En plus de Sami Whitcomb, deux joueuses de la Draft 2018 ont donc rejoint les rangs du BLMA : Gabby Williams, la double championne NCAA sortie de la prestigieuse Université du Connecticut, sélectionnée en quatrième position par le Chicago Sky, et Stephanie Mavunga, la diplômée d’Ohio State choisie en quatorzième position par l’Indiana Fever.

Dès les première confrontations, les Gazelles se montrent à la hauteur des attentes de leur direction et de leur public, réalisant un début de saison tout simplement tonitruant. Engagées cette fois dans le championnat européen le plus prestigieux, l’EuroLeague Women, elles trônent actuellement fièrement à la première place de leur groupe, et réussissent même l’exploit de battre la très grosse écurie du Dynamo Kursk, finaliste de l’édition précédente. En LFB, les résultats sont tout aussi, si ce n’est plus prometteurs. Jusqu’à la cinquième journée du championnat, les Gazelles effectuent en effet un sans faute. Ce n’est que samedi dernier, lors de la sixième journée de championnat, que le Tango Bourges a mis fin à leur série de victoires qui courait depuis le début de saison. Le BLMA conserve malgré tout la tête du classement.

Si l’on s’accorde le droit d’être très optimistes pour le BLMA, c’est qu’en plus des résultats sportifs, tous les éléments semblent être réunis pour que la combinaison se révèle gagnante, des choix faits par la direction pour fidéliser son public — comme le fait de jouer les matchs du samedi à 18h30 plutôt qu’à 20h pour permettre aux spectateurs d’assister également aux évènements des autres équipes professionnelles de la ville — à l’efficacité de la communication assurée par Chloé Bérard ou encore de la stratégie commerciale dirigée par Laurent Tizon.

En fait, le BLMA, cette année sans doute le plus américain des clubs français, semble avoir su emprunter un peu de ce qui fait sa réussite à chacun des clubs de WNBA : une arrière du Storm, une intérieure du Fever, une ailière du Sky, le désir de revanche des Mystics, la touche Frenchie du Liberty, l’étincelle des Sparks, l’espoir du Dream, la résilience des Lynx, la ténacité du Mercury… et même, le temps d’une soirée, le coach des Dallas Wings, le double champion WNBA Brian Agler, qui était présent lors du choc du week-end dernier face à Bourges. Il faut dire que sa directrice sportive, Edwige Lawson-Wade, peut sans doute compter sur les conseils avisés de son époux, élu coach de l’année en WNBA avec Chicago… Autant de choses qui laissent à penser que, pour le BLMA, sky is the limit.

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Un commentaire sur

Le BLMA : l’étoile montante de la LFB et du basket européen

  • 1stLeBronJamesFan

    .Ne vous y méprenez pas, ce sont des larmes de joie.

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