Rétrospective 2019 – Episode 1 : les performances de la saison régulière

Décembre est désormais arrivé, les fêtes de fin d’année sont à nos portes et, alors que 2020 vient pointer le bout de son nez, nous fourbissons chacun nos fourneaux, sapins et plus beaux cadeaux pour dire dignement adieu à 2019. D’un point de vue basket et WNBA, 2019 fut, une fois de plus, une belle cuvée servie par les plus beaux des majordomes que sont les joueuses et autres acteurs de la WNBA.

Afin de ne pas vous laisser terminer tristement l’année 2019 sans votre dose de basket WNBA, Swish-Swish a décidé de vous proposer une petite rétrospective de cette saison passée, les performances et les moments marquants. Parce que si le propre de tout sportif (et suiveur du sport), c’est de se projeter dans le prochain match, il est tout aussi agréable de jeter un coup d’oeil dans le rétro et se rappeler des beaux et moins beaux moment vécus cette saison.

Aujourd’hui, premier épisode de cette rétrospective 2019 avec les performances de la régulière, les matchs en majuscules, ces soirées où des joueuses ont décidé que les règles des communs des mortels ne s’appliquaient pas pour elles. On respire un grand coup et on se mouille gentiment la nuque, retour sur 10 performances qui ont émaillé la saison régulière 2019.

25 Mai – Napheesa Collier (Lynx vs Sky)

Dès le soir de la Draft, Napheesa, sélectionnée en 6e position, avait été présentée comme un potentiel steal et son potentiel semblait très prometteur. Néanmoins, peu d’observateur s’attendait à ce que le statement game survienne lors de la première apparition sous le maillot des Lynx.

27 Points, 6 rebonds, 2 interceptions et 3 contres plus tard, le tout à 8 sur 10 au tir et 8 sur 11 aux lancers, plus aucun doute n’est permis : l’ancienne Huskies du Connecticut est totalement prête pour la WNBA. Elle vient de montrer de manière fracassante qu’elle ne laissera pas passer l’opportunité qui lui est offerte dans l’effectif de Coach Reeves. Par ce premier coup d’éclat, Napheesa vient de poser un premier doigt sur le trophée de Rookie of the Year qu’elle recevra en fin de saison.

Une chose est sûre désormais du côté du Minnesota : Maya absente, Lindsay à la retraite, Sylvia et Seimone au crépuscule de leur carrière, le futur s’annonce néanmoins brillant pour les Lynx et passera par Napheesa.

15 Juin – Amanda Zahui B (Liberty @ Sparks)

Les soirées n’ont pas souvent été roses cette saison du côté de la grosse pomme. Et même si Tina Charles a régulièrement sali la feuille de stats et Kia Nurse nous a régalé de toute son explosivité et sa technique, c’est des mains d’une joueuse un peu inattendue qu’est sortie une des première performances Majuscules de la saison : Amanda Zahui B.

Qu’on ne s’y trompe pas, loin de nous l’idée de manquer de respect à l’amie Amanda. Elle a été une pièce importante, titulaire, de l’effectif de New-York cette saison mais la moyenne de points de la suédoise cette saison, sa plus haute en carrière, est de 8.6 points par match et nul ne s’attendait à la voir poser la ligne de stats qui va suivre, d’autant plus face aux Sparks, qui ont montré tout au long de la saison qu’elles produisaient une des meilleures défenses de la ligue :

37 Points, 7 rebonds, 1 passe décisive, 1 interceptions et 3 contres, extrêmement propre à 13 sur 16 au tir dont 7 sur 8 à 3 points et 4 sur 4 aux lancers.

37 Points ! Plus gros carton de la saison et de loin au moment où ce match sera joué, dans une rencontre serrée qui se terminera sur le score de 98-92 pour l’effectif new-yorkais. Une soirée de rêve où rien ne pouvait arriver à Amanda Zahui B, coqueluche d’un soir d’un New-York Liberty bien en mal de victoires.

29 Juin – A’ja Wilson (Aces vs Fever)

Cette performance énorme d’Amanda Zahui B ne restera malheureusement pas longtemps en tête des “scoring nights” de la WNBA cette saison. Il ne faudra pas deux semaines pour qu’A’ja Wilson ne vienne la reléguer au second plan avec une performance tout aussi folle dans une rencontre très ouverte où les défenses semblaient déjà en vacances (score final 102-97 pour les Aces).

C’est néanmoins la bagatelle de 39 points, 11 rebonds, 5 passes décisives, 1 contre à 14 sur 20 au tir et 11 sur 14 aux lancers que va proposer la sophomore de Las Vegas et ainsi confirmer les énormes espoirs entrevus lors de sa saison rookie. A’ja s’affirme de nouveau comme l’une des monstres de demain, si ce n’est déjà d’aujourd’hui.

07 Juillet – Chelsea Gray (Sparks vs Mystics)

Quand on pense Los Angeles Sparks aujourd’hui, on pense avant tout Candace Parker et dans un deuxième temps Nneka Ogwumike. Force est de constater néanmoins que les deux MVP angelinos (respectivement 2008 et 2013 pour Candace, 2016 pour Nneka) ont été, cette année encore, bien secondées par la présence à la mène de Chelsea Gray qui a encore éclaboussé la ligue de tout son talent et son sang froid lorsqu’il s’agit de faire parler la poudre.

Et en cette soirée du 07 juillet, Chelsea ne va pas se contenter de scorer beaucoup ou d’être clutch en fin de match. Face à une équipe des Mystics déjà pourtant bien lancées et en passe de réaliser la meilleure saison de leur histoire, Chelsea va complètement cocher toutes les cases de la feuille de stat et proposer le 7e triple-double de l’histoire de la WNBA et le seul de la saison 2019 : 13 points, 10 rebonds, 13 passes décisives et la victoire 98 à 91 face aux Mystics. Historique.

07 Juillet – Brittney Griner (Mercury vs Dream)

Alors que Chelsea proposait ce triple-double, le même soir, un peu plus au sud à Phoenix, une charmante demoiselle répondant au doux nom de Brittney Griner avait décidé qu’un double-double lui suffisait, mais quel double-double ! 31 points, 12 rebonds, 1 passe décisive et 3 contres, le tout tout en propreté à 11 sur 15 au tir et 9 sur 11 aux lancers.

Si tout au long de la saison, l’amie Brittney nous a régulièrement proposé des lignes de stats extrêmement sales, c’est peut-être ici sa plus complète et/ou sa plus propre, surtout lorsque l’on note que le score final de cette rencontre est de 65-63 pour le Mercury et que donc Brittney Griner est responsable à elle-seule de la moitié des points de son équipe. Mon-stru-euse !

12 Juillet – Jordin Canada (Storm vs Wings)

Il faut croire que le mois de juillet était celui des performances historiques. Cinq jours après le magnifique triple-double de Chelsea Gray, c’est une autre meneuse qui faisait parler d’elle en sortant une ligne de stats, au premier abord peut-être anodine mais en fait terriblement singulière.

Ainsi, dans le contexte que l’on connaît de devoir enfiler les chaussures de Sue Bird, absente pour la saison, Jordin Canada va profiter de ce match face aux Wings pour poser une petite ligne d’une grande propreté : 14 points, 12 passes décisives, 5 interceptions ! et 0 pertes de balles ! C’est bien simple, ce combo 12Ast/5Stl/0To n’aura jamais été réalisé en WNBA avant que Jordin ne s’y attaque. Quand on vous disait que cette première quinzaine de juillet était historique.

17 Juillet – Natasha Howard (Storm @ Lynx)

En l’absence de Breanna Stewart cette saison, Natasha Howard a pris les rennes tant offensives que défensives du Storm et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle a pris pour habitude tout au long de la saison de faire passer des soirées cauchemardesques à ses adversaires directes.

Comme cette soirée du 17 juillet ou Napheesa Collier va réaliser une performances assez médiocre au tir, cadenassée par l’intérieure du Storm. Non contente d’éteindre défensivement ses adversaires, préparant son chemin vers le trophée de défenseuse de l’année, Natasha va également noircir toutes les cases possibles de la boxscore et réaliser son career high : 33 points, 7 rebonds, 2 passes décisives, 2 interceptions, 3 contres à 12 sur 21 au tir et 7 sur 7 aux lancers. Une performance de potentielle MVP !

02 Août – Elena Delle Donne (Mystics @ Storm)

Sauf que la véritable MVP jouait à Washington cette année et Elena Delle Donne a tenu à le rappeler lors de cette confrontation du 02 août. En déplacement sur les terres de Seattle justement, qui les avait sèchement battu lors des dernières finales, avec face à elle Natasha Howard, une de ses principales concurrentes au titre de MVP et future défenseuse de l’année, Elena va survoler la rencontre et rappeler à tout le monde qu’en pleine possession de ses moyens, elle est une arme offensive ultime qui se rit de tous les types d’opposition avec une impression permanente de facilité.

C’est ainsi 29 points, 13 rebonds, 3 passes décisives et 3 contres que va proposer Elena en seulement 26 minutes, le tout dans une victoire de 20 points. Et comme à son habitude, Madame Delle Donne n’est pas du genre à dépasser quand elle noircit la feuille : 9 sur 15 au tir, 3 sur 4 à 3 points et bien évidemment 8 sur 8 aux lancers : Madame propre.

29 Août – Arike Ogunbowale (Wings @ Sky)

Si la course à la MVP a semblé assez ouverte en début de saison avant qu’Elena Delle Donne ne vienne mettre tout le monde d’accord après le All-Star break, la course à la rookie de l’année a paradoxalement suivi un cheminement inverse. Après sa première performance, mentionnée plus haut dans cet article, et les semaines qui ont suivi, Napheesa Collier semblait la seule candidate crédible au trophée. Mais à mesure que la fin de saison approchait, Arike Ogunbowale va commencer à augmenter le rythme des performances et commencer à faire douter les observateurs et les votants.

Bénéficiant d’un plan de jeu assez simple de son équipe : tout pour notre rookie, Arike a tutoyé très régulièrement les sommets en scoring avant de claquer 35 points et 6 rebonds dans une victoire face aux Sparks à la mi-août. Mais cela n’est pas encore du goût de ses détracteurs qui pointent le côté trop soliste d’Arike et son manque de travail à la création. Il n’en faut alors pas plus pour que, deux semaines plus tard, dans une victoire face au Sky, l’ancienne de Notre-Dame plante de nouveau 35 points et 5 rebonds, cette fois accompagnés de 6 passes décisives et 1 interception, le tout à 3 sur 6 à 3 points et 6 sur 7 aux lancers. S’il s’agit là des prémisses d’une future évolution dans le chef d’Arike, ce sont tous les fans de Dallas qui peuvent s’en frotter les mains.

08 Septembre – Kelsey Mitchell (Fever vs Sun)

Quoi de mieux pour terminer une saison qu’une dernière soirée de folie où faire péter les scores pour finir en beauté ? C’est sans doute ce que s’est dite Kelsey Mitchell lors du dernier match d’Indiana, les voyant accueillir les futures finalistes du Connecticut Sun. Assez médiocre toute la saison, le Fever va se réveiller lors de cette dernière joute et étriller l’effectif pourtant très dominateur tout au long de la saison de coach Miller sur un score de 104-76.

Au milieu de cette rencontre, Kelsey Mitchell va affoler le compteur et proposer la deuxième performance de l’année au scoring avec 38 points, 1 rebond, 2 passes décisives et 1 interception, extrêmement propre à 13 sur 18 au tir et 9 sur 13 à 3 points. Une performance de choix pour une victoire prestigieuse pour un effectif d’Indiana qui ne nous avait pas habitué à ce genre de soirée cette saison.

C’est ainsi que s’achève notre 1er Episode de cette rétrospective 2019. Que d’émotions nous avons pu vivre cette saison grâce à ces magnifiques performances. On se retrouve prochainement pour l’Episode 2 et d’autres soirées qui nous ont fait lever de nos sièges.



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