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QUEL. MOIS.

Quelques semaines après l’épopée fantastique réalisée par les Washington Mystics et Emma Meesseman, cette dernière a pris sa plus belle plume pour nous raconter comment elle a vécu ce moment incroyable de sa carrière. Un vrai et beau témoignage, du Emma quoi…

Afin que vous n’en perdiez pas une miette, en voici la traduction en français.

Source : WHAT.A.MONTH


EKATERINBURG (Russie) – Je n’arrive pas à croire qu’il y a seulement trois semaines, j’étais à Washington D.C. pour célébrer un titre WNBA.

QUEL. MOIS.

J’étais tellement bouleversée par tous ces sentiments. Vous voyez, d’habitude, je suis très calme mais ces finales, elles m’ont stressée ! Au cours des derniers matchs, j’avais cette sensation permanente de papillons dans l’estomac et je ne pensais qu’au basket-ball, au scouting, aux phases de jeux, etc.

Je savais qu’il y avait de grandes chances que nous devenions championnes mais je n’ai jamais vraiment voulu le dire à voix haute, pour ne pas porter la poisse ou quelque chose comme ça. Je voulais à peine en rêver. Quand j’ai commencé à imaginer les scénarios ” et si ” pendant la nuit, mon cœur se mettait à battre à toute allure et je me réveillais en essayant désespérément de penser à autre chose.

La plupart du temps, je commençais à jouer à Candy Crush jusqu’à ce que je m’endorme à nouveau. J’ai dû dépasser les 100 niveaux pendant ces nuits-là.

Quand le cinquième match s’est terminé et que nous avons finalement su que nous étions championnes, j’ai senti tout ce poids s’enlever de mes épaules et j’ai juste laissé les émotions de ces dernières semaines s’envoler. Après être allée si loin et avoir vraiment donné tout ce que j’avais, il ne me restait plus que le bonheur – et la fierté. Je n’ai jamais eu un moment dans ma vie où j’ai tant voulu quelque chose et où j’ai ressenti les émotions avec autant d’intensité que lors de ces finales.

Quelques instants plus tard, j’ai été nommée MVP de la finale de la WNBA (je n’ai même pas entendu cela parce que je serrais tout le monde dans mes bras à l’arrière). Je n’arrive toujours pas à croire que moi, quelqu’un de la “petite Belgique”, qui avais un jour rêvé de jouer en WNBA, j’ai réussi à accomplir quelque chose comme ça. Je pense encore parfois que je ne m’en rends toujours pas compte à 100%.

Je ne peux qu’espérer que les enfants s’en servent comme exemple, qu’ils voient que tout peut arriver. Aimez ce que vous faites et travaillez pour ça ! Les opportunités viendront et vous les attraperez avec les deux mains !

Il n’a jamais eu un moment dans ma vie où j’ai tant voulu quelque chose

Ce qui rend tout ça encore plus beau pour moi, c’est que cela s’est passé avec l’équipe où tout a commencé pour moi. J’y suis allée quand j’avais 19 ans, j’ai vu des gens aller et venir, mais cette année, les Mystics de Washington sont vraiment une définition de l’équipe : les joueuses, le personnel, l’organisation et les fans sont une grande famille qui se soutient mutuellement et veut se battre pour les autres.

Le retour en Belgique a aussi été très agréable. Sur le vol de retour, les hôtesses de l’air m’ont apporté les journaux belges. Donc, j’étais là, assise dans l’avion et regardant mon propre visage. C’était un peu gênant. Il y avait aussi des gens qui nous attendaient, Kim (Mestdagh) et moi, à l’aéroport.

C’était vraiment cool de voir également combien de personnes de Belgique, d’Europe ou juste du monde entier nous soutenaient. Je n’ai pas pu répondre à tous les messages, mais je sais que je les ai tous vus !

Ces gens qui sont là depuis le premier jour à Ypres, la ville où j’ai grandi. C’était fou d’entendre les gens de ma ville dire qu’ils se réveillaient pour voir nos matchs. Nous avons reçu beaucoup de compliments mais la chose la plus agréable à entendre, c’est que des gens qui n’avaient jamais regardé un match auparavant m’ont dit qu’ils étaient fans de basketball à cause de ce que nous avions accompli.

C’était si bon d’être de retour à la maison, même si ce n’était que pour une semaine. J’ai pu manger de la bonne nourriture belge, voir des amis et dormir dans mon propre lit. C’était suffisant pour me recharger et être prête pour ma prochaine aventure. (Je veux aussi profiter de l’occasion pour m’excuser auprès de ma mère de ne pas avoir nettoyé ma chambre et de l’avoir laissée avec mes sacs pas défaits. Mais qui diable peut faire tout cela en 7 jours ?).

Je suis de retour avec Ekat. J’ai maintenant entamé ma cinquième saison avec UMMC. A côté de Washington DC, j’ose dire que j’ai une autre “maison loin de chez moi”. Honnêtement, j’ai l’impression de ne jamais être partie. Je sais que c’est fou après tout ce qui s’est passé cet été mais l’année dernière, l’ambiance dans l’équipe était tellement bonne… Et elle n’a pas changé du tout à mon retour.

Nous avons les mêmes objectifs : travailler dur et être la meilleure version de nous-même.

J’ai hâte de jouer cette saison. Nous nous sommes fixées les mêmes objectifs que d’habitude : travailler dur et essayer d’être la meilleure version de nous-mêmes et essayer de remporter à nouveau le Championnat de Russie et l’Euroleague féminine. C’est vraiment un bon plan pour moi ! Et au niveau personnel ? Apprendre le russe !

Cette année sera remplie de défis : Ekat’, les qualifications FIBA pour l’EuroBasket 2021, des tournois de qualification olympique de la FIBA et, je l’espère, cet été… Vous savez que j’essaie de ne pas porter la poisse. Alors, je ne le dirai pas tout haut ! Croisons les doigts !

Je vais essayer de vous tenir au courant tout au long de la saison et de vous donner un petit aperçu de notre genre de vie ! S’il y a quelque chose que vous voulez savoir sur moi ou si vous avez des idées sur quelque chose que je devrais écrire, faites-le moi savoir !

Emma Meesseman



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