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NCAA, l’antichambre de la WNBA

La WNBA terminée, les championnats nationaux et l’Euroleague ont repris le pouvoir mais d’ici quelques semaines, aux USA, la NCAA va également reprendre. Assez méconnue en Europe, la compétition y est féroce et vaut le mérite qu’on s’y attarde un peu. Pour commencer, petit tour d’horizon sur le fonctionnement propre à la NCAA. Nous espérons que vous êtes reposé, au calme et sans mal de tête parce que niveau complexité, les américains n’auraient pas pu faire plus compliqué !

Qu’est-ce que la NCAA ?

La NCAA, littéralement la National Collegiate Athletic Association, et une association sportive américaine qui dirige les différentes rencontres sportives entre universités et écoles. Elle regroupe 24 disciplines différentes, allant du water-polo à l’escrime, et bien sûr, le basket.

Il s’agit de la plus grande association sportive universitaire du monde, possédant une importance bien plus grande que les autres associations, du fait de son extrême popularité: lors du Final Four, des dizaines de millions de téléspectateurs, à travers les Etats-Unis et dans le monde, regardent ce grand moment ancré dans le calendrier sportif américain. En effet, la finale du tournoi NCAA est le deuxième évènement le plus suivi derrière le Superbowl américain.

En NCAA, il y a 3 divisions (Div I, Div II, Div III). Les équipes sont réparties selon des critères non sportifs, contrairement en Europe, mais selon des facteurs liés à la renommée de l’académie, au nombre et aux qualités des infrastructures présentes et bien évidemment  aux facteurs financiers. Les meilleures joueuses universitaires choisissent dans l’immense majorité des cas une équipe de division I, les deux autres divisions souffrant d’un manque de visibilité. Mais pour jouer dans la plus haute des divisions, on se doit d’avoir un bon bulletin scolaire.

Concernant la Division I, cette dernière comprend 349 équipes réparties en 32 conférences.

Déroulement du championnat universitaire

La saison débute officiellement fin octobre, à la fin des entraînements collectifs ayant débuté après la date fixée par la NCAA.

En effet, cette dernière empêche les équipes de programmer des entraînements collectifs sous peine de fortes sanctions. Bien évidemment, la NCAA autorise les entraînements individuels. La reprise officielle des entraînements s’appelle la Midnight Madness, « la folie de minuit ». 

Ensuite la saison comprend 4 phases.

1ère phase, la phase « amicale ».

Elle commence en novembre et dure jusqu’à fin décembre. Durant cette période, ce sont aux coachs d’organiser des matches pour leur équipe. Les équipes rencontrées doivent forcément être d’une conférence différente de la leur. Les coachs ont donc une pression énorme s’ils choisissent cette option : trouver l’équipe, le lieu de rencontre, l’arbitre et tout ça une fois par semaine pendant 8 semaines environ. Plus on est coach d’une grande équipe, plus l’influence sur l’association est grande. Ainsi les coachs de « grosses » universités n’ont pas grand mal à choisir les rencontres, ils décident souvent contre qui leur équipe va jouer et ont souvent le dernier mot. En revanche, un entraîneur d’une équipe plus faible aura grand mal à trouver des matches intéressants pour son équipe et accepte souvent la proposition qu’on lui fait. La deuxième option est la participation à des tournois de début de saison où les matches sont déjà planifiés, et où on n’a plus qu’à jouer. Nous avons parlé de matches « amicaux » puisqu’ils sont organisés dans une totale liberté. Mais le terme de « match d’exhibition » est peut-être plus approprié. En effet, chaque match joué dans cette première phase compte dans le bilan final, qui aura une importance capitale en fin de saison.

On vous voit venir avec vos gros sabots. Pourquoi les grosses équipes n’organisent-elles pas de matchs contre des équipes plus faibles afin de s’assurer un calendrier facile et un bon début de bilan ?

Et bien un deuxième facteur est à prendre en compte, la difficulté du calendrier. Ce serait trop facile autrement. Plus le calendrier est difficile, plus l’équipe est méritante et méritera de participer au tournoi final. Les coachs doivent donc organiser quelques matches difficiles pour avoir un degré de difficulté du calendrier augmenté et préparer leur équipe à la seconde phase de la saison. Les entraîneurs organisent aussi des matches faciles contre des équipes plus faibles afin d’engranger des points rapides. Mais attention à la défaite, surtout dans ce cas-là, ça peut faire très mal sur l’issue finale.

2ème phase : Match de conférence

La deuxième phase de la saison concerne les matches entre équipes d’une même conférence. Une sorte de mini-championnat, ou chaque conférence choisit sa configuration de rencontre : aller-retour ou aller simple. Mais finalement, à la fin de ces matchs, chaque équipe d’une même conférence aura disputé le même nombre de matchs et le classement peut être calculé beaucoup plus facilement par tous.

3ème phase : Tournoi final de conférence

Il y a quelques années,  à l’issue des matches de conférence, l’équipe la plus victorieuse était automatiquement proclamée championne de sa conférence. Désormais, un tournoi est organisé dans chaque conférence avec matchs à éliminations directs. Le vainqueur de cette « mini-coupe » est sacré champion de sa conférence et gagne un billet pour le tournoi final NCAA.

Ainsi, 32 champions de conférence avancent vers la dernière marche de l’escalier : la March Madness 🤩

La March Madness

32 équipes sont donc qualifiées pour la March Madness. Vous allez me dire, nickel on a 32 équipes, Go le tournoi final. Et bien non, la march Madness comprend 64 équipes !

Pour choisir les 32 équipes, un comité de 10 personnes se cloître pendant quelques jours dans un hôtel pour délibérer. Pendant ce processus, chaque membre soumet une liste d’équipes qui mériterait de participer au tournoi (en se basant sur le bilan de la phase 1 et 2, les confrontations entre équipes et pleins d’autres critères assez obscurs). Cette liste ne peut pas contenir l’école que le membre représente. Si 8 membres mettent la même équipe sur leur liste, la dite équipe est qualifiée pour la March Madness. Après avoir choisi les 32 équipes et donc les 64 qualifiés, le comité décide quelle place (seed) aura chaque équipe dans sa branche, le tournoi étant divisé en quatre parties selon les localisations géographiques des équipes.

Après tout cela, place au terrain ! Le First Round désigne les premiers matchs à élimination directe pour toutes les équipes. Ainsi le 1er rencontre le 16ème, le 2ème affronte le 15ème etc…S’enchaîne ensuite le Second round puis le Third Round.

Ensuite vient le Sweet Sixteen, puis l’Elite Eight, pour enfin en arriver au Final Four, c’est-à-dire les quatre équipes championnes de leur partie de la March Madness. Quelques jours de repos plus tard, commence alors le deuxième événement sportif le plus suivi aux Etats-Unis après le SuperBowl !


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Nous essayerons de suivre d’assez près cette saison qui s’annonce passionnante et dans un prochain article, nous mettrons en lumière les équipes et les joueuses à suivre (ne vous inquiétez pas, on parlera évidemment de Sabrina Ionescu 😆) mais également le fonctionnement des équipes (vous save,z les termes étranges tels que Freshman, Sophomore and co).



Un commentaire sur

NCAA, l’antichambre de la WNBA

  • 1stLeBronJamesFan

    Comme un célèbre youtubeur basket du nom de Blhite, c’est une usine à gaz ce truc.

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