Tout ce qu’il faut savoir sur le TQO d’Ostende

Ostende : son casino, ses croquettes de crevette, ses cuistax… et son TQO ! Dans quelques jours, la Belgique, le Canada, le Japon et la Suède se retrouveront à la Mer du Nord pour se disputer 3 places qualificatives pour les Jeux Olympiques de Tokyo de cet été.

Les 4 équipes en lice

🇧🇪 La Belgique

© FIBA

Actuellement 9ème au ranking FIBA, les Belgian Cats veulent à tout prix décrocher cette première qualification historique pour les Jeux Olympiques. Pour ce faire, elles ont dans leur rang des joueuses extrêmement talentueuses et une dynamique d’équipe positive !

On ne présente évidemment plus Emma Meesseman, Kim Mestdagh, Julie Allemand ou encore Ann Wauters pour qui cette participation aux JO sonne comme l’ultime ligne à ajouter à un CV déjà stratosphérique. A leurs côtés, des joueuses comme Marjorie Carpréaux, Antonia Delaere ou encore Kyara Lieskens complètent un effectif équilibré qui affiche depuis quelques années des ambitions en constante hausse.

Une ombre au tableau est néanmoins à noter à l’entame du tournoi : la non-sélection de Julie Vanloo. Julie fait partie du groupe de base des Cats depuis ses jeunes années et a toujours répondu présente lors de tous les rendez-vous importants de l’équipe belge. La décision du coach doit être respectée, c’est la loi du sport et l’idée n’est pas de rentrer ici dans une polémique stérile à quelques jours du début du tournoi. Nous ne savons peut être pas tout mais sans complément d’informations, l’absence de Julie Vanloo n’en demeure pas moins incompréhensible. Cette décision a été fortement critiquée par les supporters belges, francophones et néerlandophones réunis, et ce d’autant plus que le tournoi se joue dans la ville natale de Julie. Il est donc certain que l’ombre de JVL planera au dessus du Versluys Dôme durant les prochains jours.

En ce qui concerne l’état de forme des Cats, l’optimisme est de mise. Si les Cats ont fait un championnat d’Europe un peu en dessous de ce qu’on attendait d’elles (et on en attend clairement beaucoup, c’est un fait), les 2 matchs de qualification de l’Eurobasket 2021 en novembre dernier ont montré l’équipe belge sous son plus beau visage, à nouveau. La jeune garde commence à faire son entrée dans l’effectif avec l’arrivée, par exemple, d’une joueuses comme Billie Massey. Cette dernière a ainsi marqué son premier lancer-franc sous le maillot des Cats contre l’Ukraine.

Avec l’avantage de jouer à domicile et de pouvoir compter sur les nombreux supporters qui ont répondu présent, les Belgian Cats n’ont pas le droit à l’erreur. Les étoiles sont presque toutes alignées, à nos joueuses de les faire briller !

🇨🇦 Le Canada

© FIBA

4ème au classement mondial, le Canada a remporté ses 3 dernières confrontations lors du tournoi de pré-qualification olympique du continent américain en novembre dernier.

Il faut dire que l’effectif canadien regorge de talent : une All Star en la personne de Kia Nurse (NY Liberty), deux joueuses de WNBA : Nayo Raincock-Ekunwe (NY Liberty) et Natalie Achowa (Indiana Fever) et d’autres joueuses du calibre de Miranda Ayim et Jamie Scott.

Une non-qualification du Canada serait donc une grosse surprise mais pour autant, les jeux ne sont pas faits.

🇯🇵 Le Japon

© FIBA

Juste derrière la Belgique dans le classement de la FIBA, à la 10ème place, le Japon n’est certainement pas une équipe à prendre à la légère. Pas de stars de la WNBA dans l’effectif mais une régularité et des résultats récents qui font trembler.

Ainsi, lors du tournoi de pré-qualification asiatique, les Japonaises ont imité le Canada et tout balayé sur leur passage : 3 victoires et 0 défaite. Et une de ces victoires était face à l’Australie de Liz Cambage, excusez du peu.

🇸🇪 La Suède

© FIBA

Pointant à la 22ème place du classement FIBA, la Suède est, sur le papier, l’équipe la plus faible du tournoi. Elle compte néanmoins en son sein une joueuse capable de remporter un match presque seule : Amanda Zahui B. La forward des New York Liberty est en effet l’auteure d’une des plus belles performances de cette saison en WNBA avec 37 Points et 7 rebonds en juin dernier. Elle est néanmoins assez esseulée au sein de la Suède à l’exception peut être d’Elin Eldebrink et de Louice Halvarsson, capables également d’alimenter le marquoir.

L’enjeu

Qu’y a-t-il à gagner lors de ce TQO ? Ho, 3 fois rien, juste un ticket pour les Jeux Olympiques de Tokyo cet été…

Nous vous l’expliquions précédemment, 4 tournois de qualification olympique (TQO) devaient avoir lieu aux 4 coins du monde. Suite à l’épidémie de coronavirus, la FIBA a pris la décision de déplacer le TQO qui devait avoir lieu en Chine à Belgrade. Il y aura donc 3 TQO : un à Ostende, un autre à Bourges et enfin, le 3ème à Belgrade où se joueront aussi les matchs prévus en Chine.

La particularité du TQO d’Ostende est que, sur les 3 places qualificatives, une est d’ores et déjà prise par le Japon qui sera le pays organisateur des JO. Il en est de même pour le TQO de Belgrade où, dans le groupe A, les joueuses de Team USA sont déjà qualifiées puisque championnes du monde en titre.

Ce serait une première qualification pour la Belgique et la Suède. L’équipe japonaise s’est, elle, déjà qualifiée 4 fois (y compris en 2016) alors que les Canadiennes tiennent la dragée haute à tout le monde avec 6 qualifications (dont les 2 dernières éditions de 2012 et 2016) à leur actif.

Le pronostic

Le pronostic du coeur dit que la Belgique va tour rafler aux TQO, aller aux JO et repartir avec la médaille d’Or. Bim bam boum, emballé pesé, les Cats championnes, tout en mesure le pronoctic… 🙃

Avec un peu plus d’analyse, force est de constater que tout pourrait arriver à Ostende. Le Canada part favori mais en juin passé, lors du tournoi (amical) des Quatre Nations à Bruxelles, les Cats l’avaient emporté de 4 points face au Canadiennes. Au contraire, la dernière confrontation entre la Belgique et le Japon avaient tourné à l’avantage des Nippones.

La logique du classement FIBA serait que le Canada finisse à la première place, la Belgique à la 2ème, le Japon à la 3ème et la Suède fermerait la marche. Néanmoins, si le Japon finit dernier du tournoi, la 3ème place ne serait pas synonyme de qualification puisque même dernier, le Japon est qualifié. Le scénario catastrophe, pour la Belgique, serait de finir 3ème avec le Japon en 4ème position.

Avec des Cats au sommet de leur art, la 1ère place ne serait pourtant pas une douce utopie. L’avantage de jouer à domicile ne doit pas être sous-estimé et avait conduit les Cats à vaincre l’Espagne, le Canada et la Chine lors du Tournoi des 4 nations. Et si on refaisait la même, mais pas pour du beurre cette fois ? Let’s go Cats, let’s go !



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *